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Précarité étudiante : l'urgence à améliorer la coordination et à établir de meilleurs indicateurs (webinaire HCERES-AEF)

Alors que l’OVE estime à un tiers le nombre d’étudiants impactés financièrement par la crise sanitaire, Monique Ronzeau, sa présidente, juge nécessaire de faire évoluer les indicateurs afin de mieux repérer les étudiants les plus précaires. Elle s’exprimait, aux côtés de Zacharie Sadek, chargé de mission vie étudiante de l’université de Lille, et Arielle Granon, directrice de la vie étudiante à l’UGA, lors d’un webinaire dédié à l’impact de la crise sur la vie étudiante, organisé par le HCERES et AEF info le 8 octobre 2021. Les intervenants sont également revenus sur la nécessité d’une meilleure coordination entre établissements, Crous, associations et collectivités après les différentes initiatives qui ont pu émerger pendant la crise, et sur l’urgence d’aboutir à de "vrais budgets" pour la vie étudiante. Vue comme un "levier", la CVEC reste selon eux insuffisante.

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Si les indicateurs de précarité financière chez les étudiants – qui a été particulièrement aiguë pour certains pendant la crise – tendent actuellement vers une amélioration selon la dernière enquête de l'OVE (voir encadré), l’élaboration de critères "économiquement pertinents" pour mesurer et identifier les étudiants précaires reste une priorité sur le long terme, selon Monique Ronzeau, présidente de l’OVE. Elle s’exprime lors du webinaire dédié à l’impact de la crise sanitaire sur la vie étudiante, organisé par AEF info et le HCERES le 8 octobre 2021 (lire sur AEF info).

la CPU, la CGE et la CDEFI, des acteurs "essentiels" pour travailler sur des indicateurs de précarité

Car pour l’heure, la précarité étudiante reste "mal définie" et manque de définitions partagées. "On reconstitue un budget étudiant à partir de différentes sources : la famille, les aides publiques et les activités rémunérées. Mais pour ce qui concerne la famille, il y a beaucoup de transferts directs ou indirects qui n’apparaissent pas de façon objective dans le budget étudiant", explique-t-elle.

"À travers les travaux de l’OVE et ceux de la Cour des comptes, on estime à deux tiers le nombre d’étudiants peu impactés par la crise. Nos efforts doivent donc aller vers le dernier tiers, indique Monique Ronzeau. Deux catégories émergent, parmi ceux qui ont été les plus touchés : les étudiants internationaux, parce qu’ils étaient éloignés de leurs familles, et les étudiants plus âgés, difficiles à cibler, qui ont pris leur autonomie, ont des loyers plus élevés et parfois une famille à charge. Nous arrivons à cerner ces deux catégories, mais les étudiants qui arrivent ensuite sont assez diffus."

Pour la présidente de l’OVE, cette problématique doit être prise en charge par les différents acteurs, à l’image du MESRI qui réorganise actuellement ses services dédiés à la vie étudiante au sein de la Dgesip. "Ce qui a bien marché, c’est la proximité avec les étudiants, à l’échelon de l’établissement, avec des associations qui se sont constituées très vite. Cela signifie que la CPU, la CGE et la Cdefi sont des acteurs essentiels pour travailler sur ces indicateurs de précarité."

les premiers résultats de la nouvelle enquête de l’ove

 

Réalisée fin juin 2021, la nouvelle enquête de l’OVE, dont les résultats seront prochainement dévoilés, vise à donner une vision transversale de l’année universitaire 2020-2021, et est moins centrée sur la période de crise que l’enquête précédente (lire sur AEF info). "Nous avons un bilan contrasté, avec, à la fois des points d’évolution très positifs et des points de consolidation des fragilités sur la vie étudiante. L’impact de la crise sanitaire va perdurer", analyse Monique Ronzeau.

Sur les trois aspects particulièrement saillants pendant la crise - logement, difficultés financières et détresse psychologique -, le premier tend vers une évolution positive : l’instabilité dans le logement – avec le retour chez les parents, ou trouver une colocation pour éviter la solitude – s’est arrêtée, avec un phénomène de "retour à la normale" à part pour les primo-entrants qui expérimentent la crise, plus générale, du logement.

Sur le deuxième aspect, les étudiants déclarant des difficultés financières sont en baisse (-9 points par rapport au premier confinement), tout comme ceux déclarant avoir réduit ou arrêté leur activité rémunérée : c’était le cas pour 57 % des étudiants lors du premier confinement, contre 30 % dans cette nouvelle enquête.

"Sur la détresse psychologique en revanche, nous avons un vrai problème. C’est une difficulté qui avait déjà été repérée en 2016, mais nous sommes passés à des taux très élevés lors du premier confinement et ces taux sont encore très élevés avec le second, souligne Monique Ronzeau. Nous avons une difficulté de socle, qui est en train de s’installer."

miser sur la proximité pour atteindre les étudiants

L’offre d’aides sociales reste peu lisible et les procédures d’accès, complexes : "Nous avons, à côté d’une mesure phare comme le repas à 1 €, d’autres solutions qui n’ont pas marché parce que les étudiants n’étaient pas au courant", souligne Monique Ronzeau.

Un constat partagé par Zacharie Sadek, chargé de mission vie étudiante de l’université de Lille et étudiant en médecine, qui évoque une vraie difficulté à communiquer avec les étudiants sur les dispositifs mis en place. Malgré un mail envoyé à l’ensemble des usagers et une campagne de communication menée sur les réseaux sociaux, l’étudiant de médecine a constaté que le plan d’aide d’1 million d’euros lancé par l’université de Lille pour offrir notamment des kits numériques (ordinateur, disque dur, casque etc.) est resté trop peu connu des étudiants. "Ces moyens de communication ne permettent pas de les atteindre, parce que ce ne sont pas des moyens de proximité, contrairement à ceux liés à leur composante, à leur responsable pédagogique, qui sont leurs premiers contacts à l’université", souligne-t-il.

 

"Nous avons été contactés par des enseignants-chercheurs qui ne savaient pas comment répondre à la détresse des étudiants."

Arielle Granon, directrice de la vie étudiante de l’université Grenoble Alpes

À l’instar des associations étudiantes, qui se sont révélées être des "relais extraordinaires", les enseignants-chercheurs peuvent, selon Arielle Granon, directrice de la vie étudiante de l’université Grenoble Alpes, apporter aux étudiants des informations sur les dispositifs proposés par l’établissement. "Nous avons été contactés par des enseignants-chercheurs qui ne savaient pas comment répondre à la détresse des étudiants et nous nous sommes rendus compte qu’il fallait retravailler l’information, qu’il y avait un minimum de connaissances à donner à toutes les strates de l’université. Cela a permis de remettre à plat ces difficultés de sensibilisation pour avoir les bons réflexes."

Les psychologues du SSU de l’université Grenoble Alpes ont également travaillé avec les étudiants référents des résidences Crous, afin de leur permettre d’apporter les informations nécessaires aux usagers. "Mais tout le monde ne devient pas assistante sociale, il y a des réseaux de professionnels et il faut savoir relayer au bon moment une détresse psychologique ou économique, poursuit Arielle Granon. Il faut travailler en réseau, et la difficulté sera de conserver ces interfaces (étudiants, SSU, Crous) qui se sont rapprochées."

Améliorer la coordination entre les différents acteurs

C’est notamment pour lutter contre les difficultés de coordination entre les différents acteurs – pointées comme l’une des difficultés principales sur les problématiques de vie étudiante et de précarité – que l’université Grenoble Alpes a initié une nouvelle feuille de route partagée avec le Crous, portant un schéma de la vie étudiante qui travaillera sur les différentes formes de précarité. "Nous allons également travailler de façon plus proche avec les collectivités territoriales sur certaines thématiques : des plateformes de parrainage et de mise à disposition de tiers-lieux sur des territoires éloignés."

De son côté, l’université de Lille a monté, avec le Crous, un "conseil de la santé mentale", afin de coordonner leurs actions. "Nous aurions aimé qu’il y ait une grande initiative avec les autres établissements de l’ESR au niveau régional ou de la métropole pour cibler un maximum d’étudiants et faire en sorte que l’accompagnement soit uniformisé, mais nous n’y sommes pas arrivés par manque de coordination", regrette Zacharie Sadek.

"Nous avons beaucoup parlé de coordination, mais il faut un pilote : nous avons parfois quatre pilotes en même temps et il faut une clarification", relève de son côté Monique Ronzeau.

Faire de "l’action de masse" sur les questions de santé mentale et physique reste également un des axes "sur lesquels il faut réfléchir davantage à l’avenir", selon l’étudiant en médecine. "En décembre, au moment où les questions de santé mentale ont été particulièrement prégnantes, nous n’avons pas été en capacité d’appeler tous les étudiants pour leur demander comment ils allaient. Nous sommes 70 000 étudiants, c’est un problème d’ordre logistique, de ressources humaines et de visibilité sur la période parce qu’on s’est dit que cela irait mieux, et en fait cela n’a pas été le cas."

la CVEC reste "insuffisante" pour mener des actions de "grande ampleur"

Pour Zacharie Sadek, il est enfin nécessaire de mener une "vraie réflexion de terrain préalable à la construction d’un budget CVEC et au vote d’initiatives", pour éviter de passer à côté des besoins des étudiants. La commission CVEC de l’université de Lille est ainsi composée à parité d’étudiants et de représentants de l’établissement. À terme, l’établissement compte créer en son sein des instances réunissant des étudiants des composantes, les élus de l’université, mais aussi le Crous et les collectivités afin de "répondre aux besoins de manière coordonnée". "Nous avons vu que c’était ce qui nous avait manqué pendant la crise, et nous l’avons pris en compte dans notre transformation institutionnelle."

 

"La CVEC est un outil qui aide à la structuration de la vie étudiante, et rien que pour cela, il est important qu’elle perdure."

Monique Ronzeau, présidente de l’OVE

Si elle est un levier, la CVEC, reste insuffisante pour financer des actions de grande ampleur sur la vie étudiante, selon Zacharie Sadek et Arielle Granon. Pour cette dernière, l’université doit également s’appuyer sur les différents AAP nationaux en vue de mener des projets qui seront abondés par l’enveloppe CVEC. "Il faut mettre d’autres acteurs autour de la table, les collectivités, les entreprises à travers le mécénat, et à terme, créer de vrais budgets", estime de son côté le chargé de mission vie étudiante.

"La CVEC est un outil qui aide à la structuration de la vie étudiante, et rien que pour cela, il est important qu’elle perdure, et reste en lien avec le terrain. L’évaluation des actions qui ont été portées grâce à la CVEC doit aussi être faite près du terrain", souligne Monique Ronzeau.

Le système de financement des étudiants en question

L’ESR ne peut, selon elle, "faire l’économie d’une réflexion concrète" sur le système de financement des étudiants. Cette question avait été mise en avant, d’entrée de jeu, par Hanne Leth Andersen, rectrice de l’université Roskilde (Danemark) : si les étudiants danois n’ont pas connu les mêmes situations de précarité pendant la crise, c’est notamment grâce aux bourses d’État (équivalentes à 850 euros par mois) dont ils bénéficient tous, indépendamment des revenus de leurs parents ou de leurs jobs étudiants. "Les logements qu’ils occupent coûtent entre 400 et 800 euros en moyenne. Même s’ils ont, comme les étudiants français, perdu leurs jobs, les étudiants danois ont normalement eu de quoi payer leurs chambres. Nous n’avons pas vu, au Danemark, de files d’attente devant les épiceries solidaires."

Faut-il pour autant mettre en place un revenu pour tous les étudiants ? Parier sur un système de prêts, ou sur une hausse des droits d’inscriptions ? La question reste ouverte pour Monique Ronzeau qui juge essentiel de "faire remonter les réalités sur lesquelles reposent les conditions de la vie étudiante", pour éviter de "parler à la place des étudiants". "Il y a une telle diversité de situations qu’il faudra faire un travail de fond très personnalisé, c’est tout l’intérêt d’aller vers une analyse plus fine", estime la présidente de l’OVE.

"Même si elle n’était pas universelle, la question de l’allocation à la danoise met en avant l’idée d’autonomiser la jeunesse, de lui donner un socle de base. Cela n’exclut pas la question du déverrouillage de l’accès à l’emprunt car une allocation ne règle pas tous les problèmes, observe Thierry Coulhon, président du HCERES, en conclusion du webinaire. Mais si on va vers une allocation de ce type – et il y a des arguments forts en ce sens – il faut sans doute remonter le niveau d’exigence en termes de réussite et d’assiduité par rapport au système actuel" (lire sur AEF info).

"Au-delà de la crise et de l’aide alimentaire, quelle politique de santé, de culture, de sport et de soutien en général devons-nous créer à long terme ? interroge-t-il. "Les collectivités manquent à notre panel et les métropoles comme les villes moyennes vont avoir un grand rôle à jouer sur les questions de vie étudiante."

quatre webinaires hceres-aef sur l'impact de la crise

 

La rentrée 2021 a été l’occasion, pour le HCERES et AEF info, de mener un partenariat inédit pour ausculter les premiers effets à moyen terme de la crise sanitaire du Covid-19 sur le système d’enseignement supérieur et de recherche français, après 18 mois de très fortes turbulences (lire sur AEF info). 

Vous pouvez retrouver les vidéos de ces quatre webinaires ci-dessous, ainsi que les synthèses écrites qui en ont été faites :

  • Session 1 : "Enseigner à l’aune de la crise sanitaire" (01/10/21) 

Partie 1 :  Quelles pédagogies dans l’après-crise Covid ?

Partie 2 : Formation, carrières, temps de service : de nouvelles perspectives pour la pédagogie ?

  • Session 2 : "Quelles conditions de vie et d’études pour les générations post-Covid ?" (08/10/21) 

Partie 1 :  Vie étudiante : l’impact multiforme de la crise renouvelle fortement les pratiques

Partie 2 : Précarité étudiante : une urgence à améliorer la coordination et à établir de meilleurs indicateurs 

  • Session 3 : "Quelles incidences de la crise sur la recherche ?" (15/10/21) 

Partie 1 :  Christian Bréchot : "L’impact de la France à l’international sur le Covid a été très limité"

Partie 2 : Covid : en France, l’ESRI n’a pas été considéré comme un acteur de la résolution de la crise

Partie 3 : "Ce n’est pas aux institutions de recherche d’être les arbitres des controverses"

  • Session 4 : "Quels effets de la crise sur la gouvernance et la GRH des établissements ?" (22/10/21) 

Partie 1 :  Comment les gouvernances universitaires se sont-elles adaptées durant la crise sanitaire ?

Partie 2 : Télétravail : quel effet sur le service rendu, les encadrants, les femmes ou l’usage des locaux ?



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Sarah Bos, journaliste