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La mise en œuvre de la LPR, "très centrale", ne va "pas dans le sens de l’autonomie" (M. Tunon de Lara, CPU)

Les moyens supplémentaires fléchés – pour des créations de places par exemple – ne peuvent pas fonctionner "tant que les universités françaises ne peuvent pas assurer le financement de leur socle de masse salariale", déclare Manuel Tunon de Lara, président de la CPU, lors d’une audition par la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale, ce 13 octobre 2021. Il s’exprime également sur la LPR dont la mise en œuvre, qu’il juge "très centrale", ne va pas "dans le sens de l’autonomie".

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Manuel Tunon de Lara, président de la CPU, auditionné par la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale, 13/10/2021. Libre de droits

"Il y a une approche assez timide des débats qui ne se concentrent pas sur l’ESR à un moment où le pays en a particulièrement besoin", déplore Manuel Tunon de Lara, lors de son audition par la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale, ce mercredi 13 octobre 2021. Bruno Studer (LREM) a invité le président de la CPU à faire un point avec les députés sur la rentrée universitaire et l’application de différentes réformes qui ont marqué les quatre premières années de quinquennat.

L’augmentation des effectifs étudiants "correspond à des objectifs importants, nobles, qui sont ceux d’amener une grande proportion vers des études supérieures et […] d’accueillir de nombreux étudiants étrangers", considère-t-il. "En revanche, le décalage entre la démographie et le coût relatif que cela représente est un sujet qui n’est pas aujourd’hui résolu", constate le président de la CPU, malgré l’augmentation du financement prévue par le PLF 2022 (lire sur AEF info).

Pression de la masse salariale

Interpellé sur l’effectivité des créations de places et de postes, le président de la CPU reconnaît que "des universités ont des difficultés à les mettre en œuvre", du fait du manque de moyens pour simplement assurer le paiement de la masse salariale et de sa progression (à savoir le GVT). "Le ministère annonce de nouveaux postes – et c’est normal qu’un État stratège puisse dire qu’il a besoin de telle ou telle orientation – mais l’établissement, lui, doit poursuivre le paiement des salaires. C’est toujours ce qui prendra le dessus quand l’équilibre n’est pas au rendez-vous", développe-t-il. "Tant que les universités françaises, pour beaucoup d’entre elles, ne peuvent pas assurer le financement de leur socle de masse salariale, les financements fléchés sur telle ou telle action ne sont parfois pas toujours compatibles avec leurs plans stratégiques. C’est très compliqué car les mesures fléchées perdent beaucoup de leur impact si la situation des universités n’est pas assurée de ce point de vue", estime le président de la CPU.

D’après lui, le dialogue stratégique et de gestion pourrait répondre au problème "mais à la condition que ces DSG soient des vrais dialogues stratégiques sur la gestion pluriannuelle des emplois". Le président de la CPU souhaiterait "inverser les rôles" et plaide pour une approche pluriannuelle avec un contrôle a posteriori, "dans le cadre d’un contrat d’objectifs et de moyens entre l’État et les établissements". "On vous fait confiance, mais on contrôle", résume-t-il.

LPR : "il faut qu’on puisse avoir un impact plus rapide"

Autre sujet largement abordé par Manuel Tunon de Lara : la LPR et ses textes d’application. S’il salue une nouvelle fois la philosophie de la loi, il déplore "une mise en œuvre très centrale et administrée" de la LPR. D’après lui, cela ne va pas "dans le sens de l’autonomie qu’attendent les universités". Il déplore au passage que la France soit classée 25e sur 27 dans le classement européen sur l’autonomie des universités.

Par exemple, sur le repyramidage, qui est d’après lui "légitime", "il ne faut pas qu’un directeur général d’administration centrale vous dise 'vous allez nommer là en droit et dans telle section'… Il faut laisser aux universités leur marge de manœuvre selon leurs projets", demande-t-il.

Par ailleurs, le président de la CPU s’inquiète des délais d’application de la LPR. "Nous espérons que le gouvernement va pouvoir publier tous les textes avant la fin du quinquennat". Et d’ajouter : "Et sur le financement, il faut que l’on puisse avoir un impact plus rapide".

Autre mesure induite par la LPR, le projet de transformation de la décharge horaire en primes pour les directeurs de composantes (lire sur AEF info) déplaît à la CPU. "La conséquence, c’est que si vous n’avez plus cette possibilité, il n’y aura plus d’équipe de direction en France", affirme-t-il. "La gouvernance implique des enseignants-chercheurs déchargés pour pouvoir se consacrer au pilotage de l’établissement. Nous espérons que cet aspect de la loi va pouvoir être modifié car c’est très important pour nous. Nous avons fait cette demande à la DGRH", indique-t-il.

attractivité des carrières de PU-PH : "tout ceci est en décalage avec les ambitions de France 2030"

 

Manuel Tunon de Lara est revenu sur la situation des CHU. Il a notamment critiqué les effets de la tarification à l’activité. D’après lui, ce système de financement conduit "les hospitalo-universitaires à avoir des actions majoritairement impactées par le soin avec des missions qui se font forcément aux dépens de la formation et de la recherche". "Cette année, entre 40 et 50 PU-PH ont démissionné pour aller dans le libéral", ajoute-t-il. Un état des lieux qui fait dire au président de la CPU que "tout ceci est en décalage avec France 2030", le plan d’investissement dévoilé par Emmanuel Macron le 12 octobre 2021 (lire sur AEF info).

Il revient d’ailleurs sur la création d’une agence "innovation santé". "Je ne sais pas ce que sera cette agence. Il y a eu beaucoup de créations d’agences dans les pays après la crise et beaucoup de confusion avec 'la Barda'", estime-t-il. Il souhaite que la création de cette agence se fasse dans un "esprit de simplification du paysage", qu’elle "fédère vraiment, soit un guichet unique, remplace de l’existant et ne vienne pas se superposer à une construction déjà complexe".

"La vie étudiante ne peut pas se faire uniquement à travers les Crous"

Manuel Tunon de Lara alerte aussi durant son audition sur le fait que la "situation de précarité des étudiants" persiste. Sujet sur lequel la CPU prépare des propositions pour le mois de janvier, annonce-t-il. "Il faut revoir le système de bourses", défend-il. "On n’est pas dans une optique de système payant, mais il faut revoir la distribution et les types d’aides", prévient-il.

Il ajoute que "la vie étudiante ne peut pas se faire uniquement à travers les Crous. Nous avons besoin des Crous, mais le Crous représente 7 à 10 % des logements et 30 % de restauration", fait valoir Manuel Tunon de Lara. "Il est très important que les actions de la vie universitaire se fassent au plus près des étudiants", expose-t-il. Le président de la CPU se dit donc "très favorable" à la façon dont fonctionne la CVEC depuis sa mise en place.

Sur la santé étudiante, il appelle au "développement d’une politique de santé des étudiants, pas uniquement en période épidémique". Il ajoute que "les services de santé ne doivent pas être réduits à la prévention" mais doivent "délivrer des soins". Sur ces questions, la CPU fera des propositions plus détaillées lors de la campagne présidentielle, annonce Manuel Tunon de Lara.

Campus connectés

 

Au sujet des campus connectés, "il ne faut pas penser qu’ils se suffisent à eux-mêmes", note le président de la CPU. "Je crois que la compréhension du maillage et de l’accès à l’ESR dans les territoires est quelque chose de beaucoup plus fin." D’après lui, ce dispositif "permet de franchir une certaine étape" mais "ne remplace pas une véritable formation". Pour assurer un bon maillage territorial, "la question des antennes universitaires se pose", suggère-t-il. "Elles sont extrêmement coûteuses mais elles sont très efficaces", fait-il valoir. "On doit pouvoir avoir un dialogue État-universités sur leurs intentions pour les 'territoires'", souhaite-t-il.

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