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Vie étudiante : l'impact multiforme de la crise renouvelle fortement les pratiques (replay du webinaire HCERES-AEF, 1/2)

Alors que la crise a questionné l'habitabilité du logement étudiant, montré la pénurie de professionnels de santé sur les campus et produit notamment une perte de compétences liée à la suspension de la vie associative, elle a aussi permis de créer de nouveaux emplois étudiants, de refonder la relation enseignants/étudiants, ou de revisiter les temps festifs, dépoussiérés des vieilles traditions. Les établissements ont ainsi élargi leur champ d’action en matière de vie étudiante. Quels dispositifs pérenniser ? Quelle place donner aux étudiants au sein des gouvernances ? Laurence Canteri, VP Vie universitaire à l’université de Lorraine, Maxime Renault, président du BNEI, et Jean-Sébastien Lagrange, designer, co-responsable de la chaire "Mutations des vies étudiantes" (Ensad/Cnous), ont partagé leurs réflexions lors du 2e webinaire AEF info/HCERES, le 8 octobre 2021. En voici le replay.

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"Avant le confinement, on ne demandait jamais à un étudiant comment il allait." Pour Maxime Renault, président du BNEI, comme pour Laurence Canteri, vice-présidente en charge de la vie universitaire de l'université de Lorraine, intervenants lors du webinaire dédié à l'impact de la crise sanitaire sur la vie étudiante (partie 1), organisé par AEF info et le HCERES le 8 octobre 2021, la crise a permis de mettre en lumière les problématiques de vie étudiante, jusqu'ici considérées comme périphériques dans le champ universitaire.

"La formation est aussi liée aux manières de travailler ensemble" (H-L. Andersen)

"Avec la crise, on s'est rendu compte que le fait d'aller faire ses études est une grande étape de construction et de passage de l'adolescence à la vie adulte. Et ce n'est pas la formation académique qui permet ce passage, mais plutôt les liens sociaux que nous allons créer, les contacts, l’investissement dans les associations, le rapport aux enseignants, etc. Je pense que ce sont des éléments que l’on sous-estimait", analyse Maxime Renault.

 

"Ce n’est pas la formation académique qui permet le passage vers la vie adulte, mais plutôt les liens sociaux que nous allons créer, les contacts, l’investissement dans les associations, le rapport aux enseignants."

Maxime Renault, président du BNEI

Toutes ces activités de socialisation qui ont été fortement perturbées ou mises à l’arrêt complet au cours des années universitaires 2020-2021 font craindre au président du BNEI, par exemple, une perte de compétences dans l’organisation d’événements étudiants, qui représentent parfois plusieurs centaines de milliers d’euros, mais aussi des soft skills, comme la prise de parole en public, l’analyse financière ou le contrôle de gestion, autant de compétences qui s’acquièrent, selon lui, en dehors de la salle de classe.

Autre pays, même problématique : à l’université de Roskilde, au Danemark, tout l’enjeu de la rentrée est également de faire de nouveau participer les étudiants aux événements organisés sur le campus, rapporte sa rectrice, Hanne Leth Andersen. "Nous avons des étudiants qui ont pris l’habitude du virtuel, qui ne participent plus aux activités que nous proposons", explique-t-elle. "Nous essayons de les rendre plus actifs, qu’ils utilisent les possibilités mises à leur disposition sur le campus. La formation académique est aussi liée aux échanges, aux manières de travailler ensemble. C’est quelque chose que nous risquons de perdre, si l’on croit qu’on peut apprendre des connaissances seulement à travers un écran."

Améliorer l’accueil des étudiants sur les campus

L’après-crise pose, pour les différents acteurs, la question des enseignements à tirer et de ce qui pourra être pérennisé sur le long terme. L’amélioration de l’accueil des étudiants est un axe important, souligne Laurence Canteri : les emplois étudiants créés à la rentrée 2020 pour sensibiliser aux gestes barrières sur le campus de l’université de Lorraine ont ainsi été pérennisés en 2021, avec, parmi eux, des emplois étudiants dédiés à l’accueil des néo-bacheliers. "Nous espérons qu’à la rentrée prochaine, ces emplois étudiants seront entièrement dédiés à l’accueil", souligne-t-elle.

Des temps d’échanges informels entre les enseignants et les étudiants, à la manière des "réunions de vie de classe" qui existent dans le secondaire, ont été instaurés par endroits pendant la pandémie, afin d’échanger sur les modalités pédagogiques à faire évoluer mais aussi sur le moral des étudiants, indique Maxime Renault. Pour le président du BNEI, il pourrait également s’agir de créer des postes de personnels dédiés au suivi des étudiants dans le cadre de la formation et de leur expérience étudiante globale, à la manière des responsables RH dans les entreprises.

fêtes étudiantes : faire table rase des "traditions dépassées"

Du côté des événements festifs, l’après-crise est vue comme une opportunité de faire "table rase" de "traditions et usages dépassés" et des pratiques qui "peuvent être dégradantes", pour poser un cadre "plus bienveillant dans la manière d’organiser les soirées et de créer un lien de confiance entre les organisateurs, les anciens et les nouveaux étudiants", estime aussi Maxime Renault.

 

"On n’a jamais vu autant d’associations participer en ligne. Quelques étudiants sont venus les rejoindre à la rentrée, et le serveur est finalement devenu notre troisième maison de l’étudiant, qui donne accès à distance à toutes les informations relatives à la vie de campus."

Laurence Canteri, VP de l'université de Lorraine

 

Un des enseignements à tirer de l’organisation d’événements en ligne, a été, paradoxalement, une plus grande inclusion et une participation plus large des étudiants : "Les associations étudiantes ont fait preuve de créativité pour inclure les étudiants à travers des soirées jeux de société, des discussions, des karaokés en ligne, etc. La crise nous a poussés à essayer de toucher tout le monde, alors que ne venait en soirée, finalement, qu’une minorité visible d’étudiants", explique le président du BNEI. "Il est important que cette démarche d’intégration à destination de l’ensemble des étudiants reste après la crise."

Le même effet a été observé à l’université de Lorraine, où le serveur Discord, créé pour garder le lien avec les associations étudiantes, proposer des événements en ligne, mais aussi des formations sur les compétences associatives, a attiré plus d’associations que prévu. "On n’a jamais vu autant d’associations participer en ligne. Quelques étudiants sont venus les rejoindre à la rentrée, et le serveur est finalement devenu notre troisième maison de l’étudiant, qui donne accès à distance à toutes les informations relatives à la vie de campus", raconte Laurence Canteri.

améliorer l’habitabilité des petites surfaces

L’évolution de l’expérience étudiante est aussi une préoccupation pour le Cnous, qui finance depuis 2019 une chaire d’enseignement et de recherche "Mutations des vies étudiantes", hébergée par l’Ensad, et qui concentre ses travaux sur le Crous de Cachan (Val-de-Marne). Le travail mené par les designers responsables de la chaire vise à améliorer l’habitabilité des petites surfaces de 9 m2, plus abordables pour les étudiants précaires.

"Ce sur quoi nous travaillons est conforté par les retours de la crise et le besoin de collectif. La chambre étudiante doit être envisagée comme un espace qui se connecte à un ensemble de communs. Nous souhaitons faire évoluer le modèle du logement social vers l’habitat partagé", indique Jean-Sébastien Lagrange, co-responsable de la chaire. "Ce sont des enjeux bien identifiés par beaucoup de gestionnaires, dont les Crous, et nous interrogeons les modalités de mise en œuvre pour les rendre efficaces."

multiplication des "tiers lieux"

Sur le site de Cachan, qui compte 1 200 chambres étudiantes, quatre cuisines collectives sont rénovées dans le cadre de cette chaire, pour proposer des aménagements différents selon les usages des étudiants : "Qu’est-ce qu’une cuisine où l’on ne cuisine pas, ou peu ? Cela peut être un lieu de réunion, de rassemblement festif, ou d’échanges de bonnes pratiques sur l’alimentation", précise Jean-Sébastien Lagrange.

 

"La chambre étudiante doit être envisagée comme un espace qui se connecte à un ensemble de communs. Nous souhaitons faire évoluer le modèle du logement social vers l’habitat partagé."

Jean-Sébastien Lagrange, enseignant designer à l'Ensad

 

Depuis septembre 2021, un architecte régisseur présent sur le campus propose aux étudiants des conseils d’aménagement, et des petits espaces inoccupés vont être mis à disposition pour servir d’espaces de travail, de détente, ou de sport. "Ces différentes expérimentations visent à rendre désirables les espaces communs, tout en rendant possible le sentiment d’intimité dans les chambres."

Ce sont aussi des "tiers lieux" qui se développent au sein de la bibliothèque de l’université de Lorraine, grâce au programme Mut@camp (mutation du campus). Des financements ont été obtenus par l’université pour la mutation des espaces pédagogiques et de vie de campus, qui a fait le choix de pérenniser l’action sur la vie étudiante, grâce à la CVEC. "Des espaces de vie et de repos ont été créés dans la bibliothèque, notamment pour les étudiants en santé qui cumulent les cours et les stages dans l’hôpital", indique Laurence Canteri.

activités étudiantes : des compétences acquises trop peu "évaluées et considérées"

L’implication des étudiants – et des associations étudiantes – pendant la crise ouvre enfin la question de leur participation à la gouvernance des établissements. Il est important, pour Maxime Renault (BNEI), que les établissements se saisissent de cet enjeu, et considèrent les étudiants comme "des acteurs de la communauté qui participent à sa construction".

"Les élus étudiants et les associations peuvent servir de pivot, dans le sens où ils peuvent avoir la compréhension des enjeux de l’établissement si l'on prend le temps de les leur expliquer, et ils peuvent communiquer avec les étudiants parce qu’ils parlent leur langage", estime-t-il. "Je n’ai jamais autant suivi l’état psychologique et l’humeur des étudiants qu’au travers des mèmes, les blagues que les étudiants vont faire sur leur établissement et partager sur les réseaux sociaux. Cela permet de signaler les dysfonctionnements."

Pourtant, les compétences acquises grâce aux activités de représentation étudiante comme de vie associative, restent trop peu "évaluées et considérées" par les enseignants, "parce qu’elles sortent de leur champ de compétences", souligne Maxime Renault, qui juge nécessaire d’intégrer ces dimensions dans la formation du corps enseignant.

quatre webinaires HCERES-AEF sur l'impact de la crise

 

La rentrée 2021 a été l’occasion, pour le HCERES et AEF info, de mener un partenariat inédit pour ausculter les premiers effets à moyen terme de la crise sanitaire du Covid-19 sur le système d’enseignement supérieur et de recherche français, après 18 mois de très fortes turbulences (lire sur AEF info). 

Vous pouvez retrouver les vidéos de ces quatre webinaires ci-dessous, ainsi que les synthèses écrites qui en ont été faites :

  • Session 1 : "Enseigner à l’aune de la crise sanitaire" (01/10/21) 

Partie 1 :  Quelles pédagogies dans l’après-crise Covid ?

Partie 2 : Formation, carrières, temps de service : de nouvelles perspectives pour la pédagogie ?

  • Session 2 : "Quelles conditions de vie et d’études pour les générations post-Covid ?" (08/10/21) 

Partie 1 :  Vie étudiante : l’impact multiforme de la crise renouvelle fortement les pratiques

Partie 2 : Précarité étudiante : une urgence à améliorer la coordination et à établir de meilleurs indicateurs 

  • Session 3 : "Quelles incidences de la crise sur la recherche ?" (15/10/21) 

Partie 1 :  Christian Bréchot : "L’impact de la France à l’international sur le Covid a été très limité"

Partie 2 : Covid : en France, l’ESRI n’a pas été considéré comme un acteur de la résolution de la crise

Partie 3 : "Ce n’est pas aux institutions de recherche d’être les arbitres des controverses"

  • Session 4 : "Quels effets de la crise sur la gouvernance et la GRH des établissements ?" (22/10/21) 

Partie 1 :  Comment les gouvernances universitaires se sont-elles adaptées durant la crise sanitaire ?

Partie 2 : Télétravail : quel effet sur le service rendu, les encadrants, les femmes ou l’usage des locaux ?


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Sarah Bos, journaliste