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Home| Social / RH| Protection sociale| Dépêche n°660090

Le Snof documente une baisse sensible des délais d'attente chez les ophtalmologistes et critique le PLFSS 2022

Le Snof a présenté ce 8 octobre 2021 les résultats de son enquête annuelle sur les délais d’attente pour obtenir une consultation chez un ophtalmologiste. Cette enquête, réalisée par l’institut CSA en septembre 2021, conclut à une forte baisse des délais d’attente entre 2019 et 2021, et ce dans presque toutes les régions ainsi que dans les zones rurales. Cette nette amélioration rend d’autant plus inacceptable et injustifiée pour le syndicat la nouvelle proposition de délégation de taches vers les orthoptistes prévue à l’article 42 du PLFSS 2022. 

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Entre 2019 et 2021, l'accès aux soins visuels semble s'être nettement amélioré d'après les dernières données du Snof Droits réservés - DR - Free range - Jack Moreh

L’enquête annuelle du Syndicat national des ophtalmologistes de France (Snof) sur les délais d’attente paraît cette année-ci dans un contexte particulier. S’appuyant sur certaines des préconisations du rapport Igas de septembre 2020 (lire sur AEF info), l’article 42 du PLFSS prévoit notamment de déléguer de nouvelles tâches aux orthoptistes, dont la possibilité de réaliser un bilan visuel et la prescription d’équipements optiques pour les corrections visuelles simples, et ce sans ordonnance préalable de l’ophtalmologiste (lire sur AEF info).

Pour le Snof, cette mesure équivaut à une "démédicalisation" du suivi des nouveaux patients et même potentiellement à une "perte de chance" pour eux, dans la mesure où certaines pathologies graves pourraient de ce fait ne pas être détectées lors de ces bilans visuels. "C’est une mesure à la fois inefficace et inutile", indique Thierry Bour, président du Snof, s’appuyant sur la dernière enquête de son syndicat pour contester les justifications du gouvernement.

Pour rappel, l’exposé des motifs de l’article 42 du PLFSS 2022 justifie le projet de nouvelle délégation de taches vers les orthoptistes en avançant le fait que  "l’accès aux soins visuels demeure difficile en France, a fortiori dans certaines régions médicalement sous-denses, conduisant à des renoncements aux soins, à des stratégies de contournement, voire à l’absence de dépistage des pathologies". Le gouvernement appuie son raisonnement sur les résultats de l’enquête Drees de 2018 (lire sur AEF info), sur laquelle s’appuie également en grande partie le rapport Igas de septembre 2020.

Le Snof avait déjà critiqué auparavant certaines failles méthodologiques du rapport 2018 de la Drees. Mais allant au-delà de ces critiques, le syndicat pointe aussi désormais le caractère daté de cette enquête, servant pourtant de base aux propositions gouvernementales dans l’actuel PLFSS. S’appuyant sur ses propres données, le Snof montre en quoi la situation a profondément évolué depuis 2017 dans la filière visuelle.

nette réduction entre 2019 et 2021 des délais d’attente

D’après les résultats de l’enquête 2021 du Snof, les délais d’attente pour obtenir un rendez-vous chez un ophtalmologiste ont très nettement diminué entre 2019 et 2021, et ce quel que soit l’indicateur employé. À l’échelle nationale, le délai moyen pour obtenir un rendez-vous (par téléphone ou internet) de contrôle périodique est passé de 68 jours à 49 jours entre 2019 et 2021 - tandis que le délai médian passe conjointement de 43 à 28 jours. Pour les demandes de rendez-vous urgentes (suite à l’apparition de symptômes/troubles de la vue), le délai moyen est quant à lui passé de 27 à 20 jours - et le délai médian de 10 à 8 jours.

Cette diminution des délais se traduit à l’échelle régionale par une sensible diminution des écarts entre territoires, même si les inégalités d’accès aux soins restent encore marquées. Pour exemple, tandis qu’en Île-de-France le délai médian pour une consultation périodique est passé de 21 jours en 2019 à 16 jours en 2021, ce délai médian est passé de 135 jours en Normandie (la région la moins favorisée sur ce plan) à 65 jours. La baisse est également très sensible dans d’autres régions comme Auvergne Rhône-Alpes où le délai médian de prise de rdv est passé de 63 jours à 27 jours.

Le Snof a cette année encore plus affiné sa grille d’analyse en demandant à l’institut CSA une décomposition de ces résultats par typologie de territoires. En ressort le fait que les zones rurales ou urbaines à densité modérée - où se concentrent souvent les déserts médicaux - sont les principales bénéficiaires de cette amélioration des délais. Certaines métropoles comme Lyon ont également bénéficié de ce mouvement général, avec une baisse dans ce cas de 34 jours du délai médian pour obtenir un rdv.

Tout en critiquant l’étude Drees de 2018, le Snof la prend également comme référence pour montrer le chemin accompli en l’espace de 5 ans :

 

"Comme annoncé il y a quelques années, nous avons désormais parcouru les trois quarts du chemin vers le '0 délai'", se félicite au final Thierry Bour. Le président du Snof estime que, d’ici deux à trois ans, sans nécessité de mesures nouvelles (1), l’objectif d’un délai médian national de 15 jours apparaît "atteignable". À ce stade, la situation de la filière visuelle pourrait être qualifiée de "fluide".

Interrogé sur les raisons de cette forte baisse des délais d’attente, le Snof avance plusieurs facteurs. D’une part, le travail aidé a fortement progressé dans les cabinets d’ophtalmologiste - comme l’avait déjà observé le syndicat dans une précédente étude (lire sur AEF info). Cette évolution des pratiques peut notamment expliquer que la réduction des délais d’attente soit particulièrement forte chez les ophtalmologistes en secteur 1 qui avaient mis plus de temps à se mettre à ces nouvelles formes de coopération.

renouvellement générationnel

Surtout, le Snof pointe l’impact du renouvellement générationnel au sein de la profession d’ophtalmologiste. Sur les dernières années, les ophtalmologistes en fin de carrière, qui allongeaient leur  activité au-delà de 65 ans, avaient permis de compenser une démographie médicale stagnante, déjouant ainsi certains pronostics alarmistes de la Drees qui prévoyaient une chute du nombre de professionnels en activité à partir de 2020. Couplé avec le recours aux diplômés étrangers, ce maintien d’activité a permis de maintenir les effectifs globaux en attendant que le desserrement du numerus clausus et l’augmentation du nombre de places d’internes ne débloquent la situation en début de cycle.

Le nombre d’ophtalmologistes de plus de 65 ans encore en activité (et le plus souvent en cumul emploi-retraite) devrait continuer à augmenter jusqu’à 2024 selon le Snof - avant de décroître progressivement après ce cap. Mais dès 2020, malgré le maintien en activité d’une partie des professionnels, le nombre de départs à la retraite commence déjà à mécaniquement augmenter, même si leurs effets sur la démographie médicale sont compensés par l’arrivée de jeunes diplômés.

Selon Thierry Bour, c’est justement l’arrivée de cette nouvelle génération, plus à l’aise avec certaines pratiques (qu’il s’agisse des coopérations avec d’autres professionnels ou de l’usage du numérique pour la prise de rdv), qui favorise une augmentation du temps médical disponible - et ce malgré la stagnation pour l’heure des effectifs médicaux. Thierry Bour fournit un chiffre pour illustrer l’impact de ce renouvellement générationnel : en moyenne, un ophtalmologiste en cumul empli/retraite réalise 5 000 actes/an. Pour un jeune diplômé en début de carrière, cette moyenne s’élève entre 11 000 et 12 000 actes. Avec la poursuite de ce renouvellement générationnel au cours de la décennie à venir, l’accès à l’offre de soins devrait donc continuer à s’améliorer, et ce avant même qu’une hausse sensible de la démographie médicale ne soit constatée.

un risque de conflits dans la filière

En s’appuyant sur ces constats, le syndicat des ophtalmologistes estime donc particulièrement malvenue l’initiative du gouvernement sur l’article 42 du PLFSS qui "risque de créer un confit permanent entre ophtalmologiste et orthoptistes". Le Snof devrait d’ailleurs prochainement sortir une enquête flash réalisée auprès de ses adhérents pour illustrer le "rejet massif" que produit cette mesure.


(1) Le Snof plaide toutefois pour un maintien des efforts de formation, notamment au niveau des places d'internes, comme le recommande notamment le rapport IGAS 2020.

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