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Enseignement hybride : il faut assouplir les cadres de mission des enseignants-chercheurs (G. Gellé, CPU, à l’Assemblée)

Le numérique doit être perçu comme "une opportunité" pour améliorer l’apprentissage des étudiants, estime Guillaume Gellé, vice-président de la CPU, devant la mission d’information de l’Assemblée nationale relative au cadre juridique et statutaire de l’enseignement hybride, le 23 septembre 2021. Prônant l’enseignement hybride comme vecteur d’innovations pédagogiques, il déplore toutefois l’absence d’outils numérique "souverain" dans les universités. Dans ce nouveau contexte, Guillaume Gellé estime aussi qu’il faut revoir le régime statutaire des enseignants.

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Guillaume Gellé, VP de la CPU, à l'Assemblée nationale le 23 septembre 2021 Libre de droits

"Les enjeux de la formation hybride et à distance ne sont pas récents dans les universités : ils font partie de nos réflexions sur les innovations et transformations pédagogiques. Et si elles ne [relèvent] pas toutes du numérique, ce dernier est un levier essentiel pour repenser la pédagogie", expose Guillaume Gellé, vice-président de la CPU et président de l’université Reims Champagne-Ardenne, le 23 septembre 2021 devant la mission d’information relative au cadre juridique et statutaire de l’enseignement hybride ou à distance dans l’enseignement scolaire et supérieur.

Cette mission est présidée par le député Frédéric Reiss (LR, Bas-Rhin) et a pour rapporteure la députée Béatrice Piron (LREM, Yvelines).

transformer la culture universitaire et les habitudes des enseignants-chercheurs

"Le numérique réinterroge la manière d’enseigner et peut mettre en cause la verticalité au profit de la transversalité, il implique de repenser les contenus en fonction des besoins de l’étudiant", souligne Guillaume Gellé. Selon lui, l’enseignement hybride appelle à "une transformation de la culture universitaire et des habitudes des enseignants-chercheurs, ainsi qu’à de réelles innovations dans les pratiques pédagogiques quel que soit le champ disciplinaire concerné".

Pour autant, la CPU juge le présentiel "essentiel" et ne souhaite en aucun cas un enseignement uniquement à distance : "l’opportunité du numérique doit avant tout améliorer l’apprentissage des étudiants et leur réussite", juge-t-il. De plus, "cette opportunité ne saurait constituer un prétexte pour réduire les dotations versées aux établissements au motif qu’ils bénéficieraient de certaines facilités grâce au numérique", estime Guillaume Gellé.

Quel enseignement Hybride ?

 

Selon Guillaume Gellé, "les enseignements hybrides construits de manière asynchrones correspondent mieux aux attentes des étudiants". Si le synchrone peut être "utile" dans certains cas, l’asynchrone répond davantage à l’objectif "de mixer les modes de formation et de personnaliser l’enseignement de chacun des étudiants".

Aucun outil numérique "souverain" dans les universités

Durant la crise, les universités "ont été à la hauteur d’une réelle continuité pédagogique", notamment car elles "ont su investir dans des outils numériques", continue-t-il. "Mais les établissements ont pu être surpris qu’aucun outil souverain ait réellement émergé. Le plan de relance ne prévoit d’ailleurs pas d’investissement dans le numérique en lien avec l’ESR", déplore-t-il.

Interrogé par le président de la mission, Frédéric Reiss, sur les travaux de recherche en cours sur un possible outil numérique "souverain", Guillaume Gellé précise que des solutions sont apportées par Renater "mais ne sont pas au niveau des applications actuelles comme Zoom ou Teams". Les universités sont alors contraintes de prendre des licences "à plusieurs centaines de milliers d’euros par an".

Comment quantifier le travail des enseignants ?

Concernant le cadre juridique et statutaire, Guillaume Gellé explique que la réalisation de productions en ligne fait émerger deux problématiques : la quantification du travail des enseignants dans le cadre de leur service statutaire, ainsi que la cession des droits d’auteur de l’enseignant-chercheur au profit de l’université pour exploitation qui n’est pas encore formalisée.

"Certains établissements ont fait le choix de modifier leur référentiel d’équivalences horaires pour prendre en charge cette création de contenus, d’autres ont pu lancer des appels à projets sur les transformations pédagogiques en finançant au forfait le temps investi par les enseignants-chercheurs […]. Mais se pose alors la question de la contractualisation entre l’université et l’enseignant, qui devrait préciser la répartition des charges de production ou d’investissement dans l’enseignement, le soutien aux services pédagogiques, les différents modes d’évaluation de ces contenus…", développe-t-il.

Une réglementation "en décalage avec les nouvelles pratiques pédagogiques"

Ainsi, la CPU propose "d’assouplir les cadres de mission des enseignants-chercheurs et de revoir la comptabilisation de leurs activités". Guillaume Gellé rappelle qu’actuellement "la réglementation traduit les 1 607 heures de travail annuel au niveau de l’enseignement en équivalent à 192 heures de travail en TD". Or, selon lui, "cette réglementation est de plus en plus en décalage avec les nouvelles pratiques pédagogiques et est devenue obsolète".

Guillaume Gellé prend en exemple le modèle de l’université du Québec, qui permet plus "de souplesse" : "chaque cours est équivalent à X crédits et un enseignant doit atteindre Y crédits dans l’année pour avoir effectué la totalité de son obligation de service. Ce service n’est donc plus évalué en volume horaire mais en crédits, et toutes les missions sont comprises et valorisés", illustre-t-il.

Il faudrait ainsi "ne plus faire référence à un nombre d’heures équivalent TD mais plutôt à une activité à accomplir quelle qu’en soit la forme", avance Guillaume Gellé. Car, d’après lui, la crise sanitaire a montré la diversité de l’enseignement qui ne peut plus être seulement réduit à des cours magistraux ou à des travaux pratiques. Face à l’inquiétude relayée par certains syndicats sur ce sujet, Guillaume Gellé assure qu’il ne s’agit pas "d’envisager la dégradation des conditions d’enseignement mais d’apporter une réponse protectrice aux enseignants-chercheurs et aux enseignants dans le cadre des pédagogies du 21e siècle".

Les effets positifs de la crise sanitaire

 

"La crise sanitaire a des effets positifs et nous voulons capitaliser dessus", répond Guillaume Gellé au président de la mission d’information, Frédéric Reiss, qui se demande si les universités seront capables d’affronter d’éventuelles autres crises. 

Donnant l’exemple de l’université Reims Champagne-Ardenne, Guillaume Gellé explique que l’usage de la plateforme Moodle a augmenté de 60 % à la rentrée 2021. "Un certain nombre d’enseignants demandent à passer en mode hybride car ils estiment qu’il y a des effets positifs à sortir du cours magistral pur", rapporte-t-il.

D’après lui, "les universités doivent aussi s’appuyer sur les avancées technologiques des Edtech, avec qui, le dialogue s’est accru grâce à cette crise" (lire sur AEF info). "Cela va se faire à partir d’initiatives que nous devons accompagner. Mais la difficulté c’est la transversalité dans l’université : certaines disciplines sont plus réticentes que d’autres, or les apports de l’hybride sont réels dans l’ensemble des diplômes. Les étudiants sont aussi en demande et il va falloir que l’on sorte des séquences formalisées pour répondre à leurs attentes", juge-t-il.

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