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Les entreprises invitées à évaluer leur "résilience climatique" grâce à l’outil Ocara

"C’est le bilan carbone de la vulnérabilité", résume mercredi 22 septembre 2021 Jean-Marc Jancovici, associé fondateur de Carbone 4, à propos d’Ocara, un référentiel visant à évaluer la résilience climatique des entreprises. L’ingénieur espère "changer la donne" avec cet outil développé en partenariat avec l’Ademe, HDI Global France, Bureau Veritas et la CCI Grand Est. Il insiste en outre sur l’importance pour les entreprises d’évaluer les risques sur l’ensemble de leur chaîne de valeur, celle-ci représentant l’une de leurs principales fragilités.

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Les entreprises ne sont pas suffisamment préparées aux conséquences du réchauffement climatique Flickr

Les entreprises n’auront plus l’excuse de ne pas savoir "par quel bout prendre le sujet" : Carbone 4 a présenté mercredi 22 septembre 2021 Ocara (Operational Climate Adaptation and Resilience Assessment), un référentiel d’analyse de la résilience climatique des entreprises développé depuis un an en partenariat avec l’Ademe, HDI Global France, Bureau Veritas et la CCI Grand Est. Il prend la forme d’un guide méthodologique, d’un outil Excel d’application et d’un manuel d’utilisation.

"gros gâteau"

"La méthodologie est publique", précise Jean-Marc Jancovici, cofondateur du cabinet de conseil. "Cela ne nous intéresse pas d’être les seuls" mais nous voulons être "les premiers" et récupérer des "miettes intéressantes" de ce que l’ingénieur espère être "un gros gâteau".

L’ingénieur présente Ocara comme "le bilan carbone de la vulnérabilité" des entreprises, en référence au Beges (bilan des émissions de gaz à effet de serre) qu’il avait contribué à créer dans les années 2000 et qui s’est largement diffusé depuis au sein des organisations. Car selon lui, il n’y a pas de temps à perdre, les conséquences du réchauffement climatique sont déjà "visibles de manière significative" et ne feront que croître. Il prend le cas de Stellantis, qui a dû mettre à l’arrêt plusieurs de ses usines automobiles, du fait d’une pénurie mondiale de semi-conducteurs qu’il explique notamment par une sécheresse qui a touché Taïwan.

Trois étapes et trois scopes

"La démarche est composée de trois étapes", explique Violaine Lepousez, manager chez Carbone 4. Les deux premières correspondent à la "phase de diagnostic" comprenant l’analyse de la résilience actuelle (identification des flux les plus sensibles aujourd’hui, avec un réchauffement de 1,1 °C) et celle de l’évolution de ces risques physiques dans un monde à +2 °C voire +4 °C. La troisième étape consiste à élaborer un plan d’adaptation et de résilience.

La "nomenclature des processus à évaluer" est "l’élément le plus innovant" d’Ocara, précise l’experte, car il permet notamment de "standardiser" l’approche et donc "de se comparer entre pairs". Trois scopes A, B et C ont été créés, en miroir des trois scopes 1, 2 et 3 du bilan carbone :

  • le A correspond au périmètre direct de l’entreprise (sites, équipements, véhicules, actifs naturels…),
  • le B aux parties prenantes avec qui l’entreprise est en relation directe, y compris les infrastructures de réseau (par exemple eau, électricité, évacuation des déchets, fournisseurs de rang 1),
  • le C aux parties prenantes avec qui l’entreprise est en relation indirecte en amont ou en aval de la chaîne de valeur, par exemple les fournisseurs de rang 2 dont dépendent les fournisseurs directs de l’entreprise.

"faire tâche d’huile"

Fabrice Boissier, directeur général délégué de l’Ademe, "partenaire technique et financier" du projet, se félicite du développement de cet outil qui, espère-t-il, incitera les entreprises à "passer à l’acte". Car "clairement, il y a un peu de retard" dans leur "prise de conscience". "Il faut que l’ensemble des entreprises se saisissent de cet outil. On espère une vague d’entreprises pour faire tache d’huile."

Même enthousiasme du côté de l’assureur HDI Global France, sa directrice générale Florence Louppe évoquant des événements liés au changement climatique "de plus en plus fréquents et de plus en plus coûteux". Elle voit ce projet comme "le trait d’union entre le temps long et le temps court". Gilbert Stimplflin, président de la CCI Grand Est, insiste pour sa part sur la nécessité pour les PME de s’emparer de l’outil.

L’importance de la chaîne de valeur

Siemens a été l’une des entreprises "bêta testeuse" (avec Atalu, Arthur Metz, Jus de Fruits d’Alsace, Lacoste, Lucart, Poeppelmann, Saint-Gobain et Séché) : elle témoigne de l’intérêt de cette méthodologie, qui lui a permis notamment de prendre conscience du risque de glissement de terrain auquel son site d’Haguenau est confronté. "Tous nos nouveaux bâtiments tiennent [désormais] compte de ce risque", indique ainsi Gilles Lix, location manager Est.

Les premiers résultats d’Ocara montrent "l’importance de la notion de chaîne de valeur", indique Violaine Lepousez. Jean-Marc Jancovici abonde : "Jusqu’ici, les chaînes de valeur n’étaient pas identifiées comme porteuses de risques. Dans le dialogue historique avec son assureur, l’entreprise se préoccupait de ses actifs propres. Avant, si un fournisseur faisait défaut, on en trouvait un autre. Aujourd’hui, les fournisseurs sont beaucoup plus spécialisés et leur défaut peut mettre une chaîne à l’arrêt. Cet élément est encore incomplètement pris en compte par les entreprises."

Selon le cofondateur de Carbone 4, "les entreprises sont tellement habituées à un monde stable et prévisible qu’elles ne sont pas préparées à un monde instable et imprévisible". Au lieu d’être "très performantes dans une fourchette de conditions très étroites", elles devront faire en sorte de "rester vivantes dans une fourchette beaucoup plus large". "Quelles entreprises seraient couvertes en cas de black-out de trois jours ? Même nous, Carbone 4, ne sommes pas couverts !", illustre l’ingénieur.

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Claire Avignon, journaliste