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Rentrée 2021 : que sait-on de la création des 34 000 places dans le supérieur et de leur financement ?

34 000. C’est le nombre total de nouvelles places créées dans l’enseignement supérieur pour cette rentrée 2021. Si le ministère a avancé quelques chiffres au fil des derniers mois, aucun document n’indique pour l’instant leur répartition. Pour l’heure, 60 millions d’euros ont été alloués à ces créations, à raison de 3 200 euros la place, selon le MESRI. AEF info s’est adressé à plusieurs universités pour savoir combien elles ont ouvert de places pour cette rentrée : Toulouse-II Jean-Jaurès, université de Lille, CY Cergy Paris université et l’université Gustave Eiffel.

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© Pixabay

Lors de sa conférence de presse le 30 septembre, la ministre de l’ESRI Frédérique Vidal a rappelé une nouvelle fois que 34 000 places ont été créées pour cette rentrée 2021 (lire sur AEF info). Selon le ministère, 19 000 places, majoritairement financées par le plan de relance, ont été ouvertes pendant l’été, en plus de 15 000 places déjà financées dans le cadre de la loi ORE.

D’après les informations recueillies par AEF info auprès du ministère, 60 millions d’euros ont, à ce stade, été alloués à la création de ces nouvelles places. Chacune d’elles est financée à hauteur de 3 200 euros, en licence comme en master, sans différenciation en fonction de la discipline ou de la région académique. Lors de la rentrée 2020, les nouvelles places en licence ont aussi été financées à hauteur de 3 200 euros l’unité, contre 1 600 euros en 2019 (lire sur AEF info).

Lors d’une conférence de presse en juillet, la ministre a présenté ces nouvelles places en indiquant qu’elles représentaient un "financement de l’équivalent de 1 000 emplois supplémentaires pour la prochaine rentrée qui a été ou sera notifié aux établissements dans les prochaines semaines" (lire sur AEF info).

Les annonces successives sur ces nouvelles places ont plongé plusieurs syndicats dans un certain émoi, eux qui ne cessent de dénoncer un déficit d’encadrement dans l’enseignement supérieur, ainsi que le manque de moyens et de recrutements. La CGT a par exemple affirmé, lors du dernier Cneser de l’année, en juillet, que "les organisations syndicales de l’ESR estiment à 65 000 postes de titulaires le besoin de recrutement sur les dix années à venir et à 8 500 pour la seule rentrée 2021" (lire sur AEF info).

31 400 étudiants en plus à cette rentrée, d’après une note du Sies

 

Pour rappel, une note d’information du Sies, parue en mai 2021, prévoyait l’arrivée, en septembre 2021, de 31 400 étudiants supplémentaires dans l’enseignement supérieur par rapport à l’année précédente (lire sur AEF info).

13 000 places en 1re année, 4 388 en master

Impossible, pour l’heure, de savoir comment se répartissent exactement ces nouvelles places, de même pour les moyens alloués. Interrogée mi-septembre sur le sujet lors de sa conférence de rentrée, la CPU a botté en touche. "Tout se discute avec les rectorats. Donc nous n’avons pas forcément le retour et la répartition par établissement et [on ne sait pas] si l’ensemble des places a été distribué", reconnaissait Virginie Dupont, VP de la CPU (lire sur AEF info).

La CPU et la ministre ont par ailleurs, respectivement, formulé une approche semblable : outre le nombre de places disponibles, la principale problématique est la mise en adéquation de l’offre des formations et de la demande des candidats.

Les déclarations successives du MESRI permettent tout de même d’établir plusieurs constats : près de 13 000 nouvelles places sont en 1re année (notamment en licence, BTS et Ifsi) ; 4 388 sont en master, avec 1 700 places en droit et 700 en économie-gestion.

De plus, sur les 34 000 nouvelles places de cette rentrée 2021, 26 000 sont dans des établissements d’enseignement supérieur, avec un financement conjointement assuré par le plan de relance et la loi ORE. Côté enseignement scolaire, 5 000 places sont financées en BTS par la Dgesco. Et entre 2 500 et 3 000 places sont en Ifsi, financées par le plan de relance dans le cadre de conventions entre l’État et les régions.

AEF info a interrogé quatre universités pour savoir si de nouvelles places ont été ouvertes pour cette rentrée et combien.

En Occitanie, 1 500 places en plus pour la rentrée 2021. En Occitanie, la création de 1 500 places vient s’ajouter aux 1 500 premières places créées à la rentrée 2020, indique Khaled Bouabdallah, recteur ESRI d’Occitanie, lors de la conférence de presse sur la rentrée universitaire le 10 septembre. "On adapte vraiment le nombre de places à la demande, en fonction des besoins des établissements", complète-t-il.

L’université Toulouse-II Jean-Jaurès ne constate pas d’explosion du nombre d’inscription en L1, notamment en psychologie, une filière habituellement très tendue. Bien qu’il n’avance pas de nombre de places créées, Bruno Péran, directeur de cabinet, estime qu’il y a un "vrai sujet" sur le nombre d’étudiants en L2 et M1 : "Il y a un effet 'cohorte' induit par la création de places supplémentaires les années précédentes", analyse-t-il. Il évoque aussi le problème immobilier d’une université destinée à accueillir 30 000 étudiants. "Dans les filières en tension, comme psychologie et LEA, on arrive au bout de ce qu’on peut faire."

À l’université de Lille, presque 1 000 places en plus dans les masters. L’université de Lille a créé, à la rentrée 2021, près de 1 000 places supplémentaires en master : elle accueille désormais près de 10 000 étudiants en M1 et M2. En licence, les capacités d’accueil sont "remplies, parfois dépassées", souligne Christophe Mondou, VP formation, lors de la conférence de presse de rentrée de l’université mi-septembre. C’est le cas par exemple en L1 Staps, qui compte 540 inscrits cette année, contre 440 l’an dernier. "Au-delà des questions financières, nous avons un problème de place : nous manquons de salles pour accueillir correctement l’ensemble des étudiants", relève le VP formation.

Le 17 août, le ministère a informé l’université du Nord qu’elle recevrait 417 000 euros pour absorber l’augmentation des places en master. "Mais cette notification est arrivée trop tard pour nous permettre de recruter des enseignants supplémentaires dès la rentrée", observe Georgette Dal, VP Ressources. "De plus, il règne un certain flou autour des chiffres : si nous avons bien lu, ces 417 000 euros correspondent à la période septembre-décembre 2021 et pourraient être reconduits ensuite. Si c’est bien le cas, nous devrions recevoir au total 1,25 million d’euros pour l’année". Une somme suffisante ? "En divisant par 1 000 étudiants, cela donne 1 250 euros par étudiant, soit une somme très en deçà du coût pédagogique et administratif réel", répond Georgette Dal.

À CY Cergy, des nouvelles places surtout dans des nouvelles formations. Assez peu de places ont été créées à CY Cergy Paris université pour cette rentrée 2021 : environ 300. "Nous avons fait un peu de surbooking dans des filières en tension, par exemple une dizaine de places dans des promotions de plus de 300 étudiants, mais c’est à la marge", explique Patrick Courilleau, VP Formation et vie étudiante à l’université. Selon lui, les nouvelles places ont été créées là où cela était prévu de longue date, à savoir des créations de formations : filière ingénieur (une centaine de places), nouveau master de psychologie (25 places), PPPE (30 places), CY école de design (une centaine de places) et nouveaux cursus labellisés Paréo qui se déroulent au campus Versailles (une quarantaine de places).

"Nous avions vraiment fait de gros efforts les précédentes années", indique Patrick Courilleau. Ainsi, l’université comptait 24 000 étudiants en 2020 (dont 12 957 en licence), contre 14 650 en 2011 (dont 8 425 en licence). La véritable bascule a commencé en 2018. "Entre 2018 et 2020, nous avons accueilli environ 2 000 étudiants en plus en licence, ce qui représente un gros effort" qui, d’après lui, a été compris par le rectorat de Versailles, lequel n’a pas trop insisté pour augmenter encore plus le nombre de places.

Université Gustave Eiffel : "Il n’est plus possible d’accroître les effectifs" dans les filières en tension. L’université Gustave Eiffel, née de la fusion de l’Upem et de l’Ifsttar au 1er janvier 2020 et qui compte un total de 17 000 étudiants, a ouvert seulement 84 nouvelles places en cette rentrée 2021, et toutes au niveau du 1er cycle universitaire. "Dans notre établissement, il y a un vrai problème d’encadrement : nous avons tout de même été sollicités par le rectorat pour augmenter les places, plutôt en première année de licence. Toutefois, dans les filières en tension, nous sommes déjà arrivés au maximum de nos capacités d’accueil, notamment pour les Staps, et il n’est plus possible d’accroître les effectifs", explique Venceslas Biri, vice-président formation.

Ainsi, l’université Gustave Eiffel a plutôt fait le choix d’ouvrir deux bachelors, qui complètent l’offre de premier cycle. Un programme pluridisciplinaire, porté par l’école d’ingénieurs Esiee, accueille 25 étudiants à la rentrée 2021 (lire sur AEF info). L’IUT de Marne-la-Vallée a de son côté ouvert une filière GTE (génie thermique et énergie) en apprentissage pour 28 étudiants. Il faut aussi noter que 40 places de la licence mathématiques et informatique ont été transférées vers deux LAS (l’une parcours mathématiques, l’autre parcours informatique). Par ailleurs, l’an prochain, l’établissement prévoit d’ouvrir un master 1 en management.

"Nous avons en moyenne 4 000 euros de subventions par étudiant pour cette rentrée. Or le coût-complet d’un étudiant en licence se situe entre 6 000 et 8 000 euros", chiffre Venceslas Biri, qui précise que si trop de nouvelles places sont créées, la surcharge de travail retombera sur les enseignants en poste. "Dans notre université, nos équipes sont déjà surchargées, nous sommes déjà à la limite de nos capacités de travail", insiste-t-il.

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