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Relance, aires protégées, climat : le congrès mondial de la nature fixe les priorités à la veille de la COP 15

Le congrès mondial de la nature de l’UICN, étape cruciale dans la mobilisation vers la COP 15, s’est achevé vendredi 10 septembre 2021. "Pari tenu", juge la secrétaire d’État à la biodiversité Bérangère Abba tandis que le WWF estime que le congrès a permis de "mettre les points sur les i" et de donner "un coup de boost" à la lutte contre l’érosion de la biodiversité. Une vingtaine de motions d’importance ont en effet été votées par les membres de l'UICN, sur la protection de l’Amazonie, le futur cadre mondial de la biodiversité post-2020 et le climat.

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Le congrès de l'UICN a accueilli plus de 5000 participants à Marseille et plus de 3000 en ligne AEF - Emilie Legendre

Les recommandations ont été adoptées, reste désormais à les traduire en plans d’action et à mobiliser en vue de la COP 15 sur la diversité biologique prévue au printemps 2022. Tel est le message envoyé depuis Marseille par 160 États et 1 400 organisations membres de l’UICN, réunies en congrès mondial de la nature depuis le 3 septembre dernier.

conclure dans les temps

Un congrès fructueux mais marqué par des interrogations portant sur l’inclusivité de ce premier rendez-vous mondial à l’ère du Covid-19 (lire sur AEF info), suivi par 5 700 personnes enregistrées sur place et "plus de 3 500" personnes en mode virtuel. Les débats ont aussi été houleux quant aux motions "nouvelles et urgentes" (déposées à quelques jours de l’ouverture du congrès) mais finalement refusées — et ce, parfois sans explication, par le comité de direction. Sur 22 textes déposés, seuls neuf ont été validés, créant de l’incompréhension dans les rangs : "le sérieux avec lequel vous considérez les motions reflète le sérieux avec lequel vous considérez les membres", a ainsi souligné jeudi une représentante des États-Unis.

"Le congrès est différent des COP, le programme doit être tenu dans les temps", explique-t-on à AEF info. "Cela est d’autant plus nécessaire dans ce contexte de Covid-19, certains membres ont des vols qu’ils ne peuvent pas rater, d’autres seront soumis dans leur pays à des périodes drastiques de quarantaine à l’hôtel qu’ils ne veulent pas prolonger. Le comité a donc décidé de réduire au maximum les prises de parole en plénière, mais également le nombre de motions à adopter."

protéger la moitié de la planète

Ces débats n’ont cependant pas empêché les membres de l’UICN d’être productifs. Parmi les motions adoptées les plus notables, celle portant sur le futur cadre de la biodiversité post-2020 (motion 40) résonnait fortement à quelques mois de la COP 15 (avril-mai 2022). Mais surtout la motion 101, fixant les "objectifs de conservation par zone en se fondant sur ce dont la nature et l’homme ont réellement besoin pour prospérer". L’enjeu était notamment de savoir si les membres de l’UICN souhaitaient protéger soit "au moins 30 %" de la planète, soit "au moins la moitié" — les deux options se trouvant entre crochets à l’ouverture du congrès (lire sur AEF info).

Le choix n’ayant pu être fait, les membres du congrès ont décidé d’inclure les deux objectifs dans le texte. Ainsi, dès le premier paragraphe, le congrès "demande à toutes les composantes de l’UICN de reconnaître les avancées de la science, la majorité d’entre elles indiquant qu’il sera probablement nécessaire de protéger, conserver et restaurer au moins la moitié de la planète, voire plus, pour inverser le déclin de la biodiversité et lutter contre le changement climatique".

Puis, le congrès "invite" toutes les composantes de l’UICN à soutenir "au minimum", un objectif de protection et de conservation efficaces et équitables d’au moins 30 % des zones terrestres et des eaux intérieures — l’objectif porté par la coalition pour une haute ambition co-présidé par la France et le Costa Rica et actuellement inscrit dans le projet de cadre mondial pour la biodiversité post-2020 (lire sur AEF info).

À l’origine de cette motion 101, le fondateur du mouvement "Nature needs half" Harvey Locke estime cependant auprès d’AEF info cet entre-deux "satisfaisant". Il fait notamment le parallèle avec le climat et les objectifs de l’accord de Paris (contenir la hausse de la température mondiale "nettement en dessous" de 2 °C "en poursuivant l’action pour la limiter" à 1,5 °C). À ses yeux, les 50 % de préservation de la biodiversité représentent la même ambition que l’objectif 1,5 °C sur le climat, et les 30 % celle des 2 °C.

Une commission sur le climat

Lier les combats contre le changement climatique et pour la biodiversité était d’ailleurs au cœur de ce congrès suivant de quelques semaines le rapport inédit de chercheurs de l’IPBES et du Giec appelant à lutter d’un même front contre ces crises (lire sur AEF info). Une priorité qui s’est illustrée dans les débats entourant la motion 003. Celle-ci visait à créer soit une nouvelle commission de l’UICN dédiée au changement climatique, soit une plateforme d’action contre le changement climatique. C’est finalement la première option qui l’a emporté, permettant d’ajouter une septième commission aux six créées en 1948 lors de la création de l’Union à Fontainebleau (1).

Un changement de structure donc, mais pas seulement. Maud Lelièvre, présidente du comité français de l’UICN, avait rappelé peu avant le vote l’importance de "mobiliser davantage les composantes de l’UICN sur le climat" et de "mobiliser une expertise de haut niveau" via le recrutement de nouveaux spécialistes internationaux.

Autre motif de satisfaction : l’adoption du texte porté par la Coica (Organisation de coordination des peuples autochtones du bassin de l’Amazonie) visant à éviter un point de non-retour en Amazonie et à protéger et conserver 80 % de cette forêt à compter de 2025 (motion 129). De même que l’adoption de la motion ciblant la réduction des impacts de l’industrie minière sur la biodiversité en encourageant les gouvernements à créer un organisme international indépendant chargé d’élaborer des plans d’approvisionnement en minéraux à moyen et à long terme (motion 67). Et surtout la motion visant à garantir l’approche "Une seule santé" — humaine, animale et environnementale, portée par la France, et qui a été la dernière motion de la journée approuvée à 20h15 (motion 135).

"le système ne fonctionne pas"

 

Affirmer que "les urgences en matière de climat et de biodiversité ne sont pas distinctes mais les deux aspects d’une même crise" est au cœur de la déclaration finale du congrès, dite "Manifeste de Marseille". Un texte de six pages qui met l’accent sur le fait que nous ne disposons que d’une nature et d’un futur, que nous avons "déjà atteint un point de bascule" et que le système actuel "ne fonctionne pas" : la "réussite économique ne peut plus se faire aux dépens de la nature : nous avons besoin de toute urgence d’une réforme systémique". Le texte appelle aussi à investir dans la nature en assurant qu' "au moins 10 % du total des investissements de relance mondiaux" devront protéger et restaurer la nature — les 90 % restant ne devant "pas causer de dommages supplémentaires". Le congrès "implore" enfin les gouvernements de fixer des objectifs ambitieux en matière d’aires protégées et demande "qu’au moins 30 % de la planète soit protégée d’ici à 2030". Il ne reprend donc pas entièrement le texte de la motion 101 qui alerte "qu’il sera probablement nécessaire de protéger, conserver et restaurer au moins la moitié de la planète, voire plus, pour inverser le déclin de la biodiversité et lutter contre le changement climatique".

Les collectivités intégrées à la gouvernance

En matière de gouvernance, le comité français de l’UICN a réussi à faire adopter une motion qu’elle défendait sans succès depuis dix ans : la motion A visant à "inclure les autorités infranationales dans la structure" de l’Union.

"Nous avons des réseaux d’acteurs puissants et investis et nous croyons à leur expertise", a défendu en plénière Maud Lelièvre, par ailleurs déléguée générale des Eco-Maires, ajoutant qu’inclure les collectivités locales dans le collège des gouvernements permettrait une plus grande "cohérence" entre les grandes orientations et les plans d’actions locaux.

Plus tôt, l’Iclei (Conseil international pour les initiatives écologiques locales) avait cependant mis en garde contre l’adoption de ce texte, estimant que ses dispositions mettraient du temps à s’appliquer alors que le temps presse pour agir en faveur de la biodiversité.

"Coup de boost"

Solutions fondées sur la nature, lutte contre la déforestation et les pollutions plastique, pression du secteur minier et de l’exploration des fonds marins… Ce congrès est venu apporter un "coup de boost" au travail visant à "s’attaquer aux racines" de l’érosion de la biodiversité, estime ce vendredi Pierre Cannet, responsable du plaidoyer du WWF France. Des textes qui apportent "un peu d’espoir" mais qui n’effacent pas le contexte "catastrophique" dans lequel se tenait le sommet, en pleine pandémie de Covid-19 et alors que l’IPBES, Giec de la biodiversité, a alerté en 2019 sur le million d’espèces menacées au cours du siècle du fait des activités humaines (lire sur AEF info).

Selon lui le plus dur reste à faire, puisqu’il s’agit désormais de "passer de ce nouveau cadre" défini par la centaine de motions adoptée depuis octobre 2020 aux décisions, qu’elles soient à prendre au niveau national dans le cadre du projet de loi de finances pour 2022 ou du plan stratégique national, déclinaison française de la PAC (lire sur AEF info), au niveau européen ou international dans le cadre de la COP 15.

"La séquence est lancée"

De son côté la secrétaire d’État à la Biodiversité, Bérangère Abba, juge à l’issue de ce congrès que le pari a été "tenu". "Tout l’écosystème de la nature s’est retrouvé et réengagé dans un cycle lancé par le sommet One Planet de janvier, le congrès puis les COP 15 et COP 26 et la présidence française de l’Union européenne."

Présidence dont Emmanuel Macron a listé les priorités en ouverture du congrès : initiative de sortie accélérée des pesticides, lutte contre l’artificialisation des sols, inscription de clauses miroirs sur le climat et la biodiversité dans les accords commerciaux, stratégie européenne "claire et forte" de lutte contre la déforestation importée (lire sur AEF info). "La séquence est bel et bien lancée et la France ne va faire que monter en puissance sur ces enjeux", assure ce vendredi la secrétaire d’État.

Les motions thématiques adoptées

Outre les six premières motions adoptées le 8 septembre (lire sur AEF info), voici les principales autres motions adoptées durant le congrès :

  • la motion 21 sur la planification des espaces maritimes et conservation de la biodiversité et de la géodiversité ;
  • la motion 24 visant à restaurer un océan paisible et calme ;
  • la motion 39 dédiée à la protection des défenseurs des droits de l’homme et des peuples et les lanceurs d’alerte dans le contexte de l’environnement — tandis que 331 défenseurs de l’environnement ont été tués l’an dernier ;
  • la motion 75 sur l’élaboration d’une politique de l’UICN sur la biologie de synthèse en rapport avec la conservation de la nature ;
  • la motion 125, présentée par le comité français de l’UICN, visant à renforcer la protection des forêts primaires et matures en Europe et à faciliter leur restauration dans la mesure du possible ;
  • la motion 130 visant à renforcer le rôle du tourisme durable dans la conservation de la biodiversité ;
  • la motion 131 visant à renforcer l’aide financière à la liste rouge des espèces menacées de l’UICN ;
  • la motion 133 appelant au retrait d’un projet de permis d’extraction de combustibles fossiles dans la mer des Wadden (Pays-Bas), site inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco ;
  • la motion 136 sur la protection de l’Okavango, plus grande zone humide d’importance internationale, de l’exploitation pétrolière et gazière ;
  • la motion 137 affirme le droit des Peuples autochtones et des communautés locales à gérer et à utiliser durablement les ressources sauvages dans le contexte du Covid-19.

Retrouvez ici l’ensemble des résultats.

(1) Les six commissions sont celles de l'éducation et communication ; des politiques environnementales, économiques et sociales ; de la gestion des écosystèmes ; de la survie des espèces ; du droit de l'environnement ; des espèces protégées.

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