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LPR : "de vrais moyens pour l’écosystème", mais des risques de "technocratisation" (échos du colloque des VP recherche)

Entre la revalorisation indemnitaire et la recapitalisation de l’ANR, entre autres mesures, la LPR (loi de programmation de la recherche) apporte "de vrais moyens pour l’écosystème", soulignent Gilles Bloch (Inserm), Sylvie Retailleau (université Paris-Saclay), Alain Schuhl (CNRS) et Bruno Sportisse (Inria), lors du colloque des vice-présidents recherche et valorisation, le 24 août 2021. Mais sa mise en œuvre va aussi dépendre du "jeu collectif" entre organismes et universités, d’autant que, selon eux, l’élaboration des textes d’application fait "ressurgir une technocratisation".

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Colloque des VP recherche et valorisation des universités, à Sorbonne Université, le 24 août 2021. AEF - René-Luc Bénichou

La LPR apporte "de vrais moyens pour l’écosystème", salue Bruno Sportisse, PDG d’Inria, intervenant à une table ronde du colloque des vice-présidents recherche et valorisation, à Sorbonne Université, le 24 août 2021. Pour autant, "indépendamment des lois et des réformes, ce qui compte, c’est ce que nous allons en faire […] en conscience et en responsabilité", ajoute-t-il.

ORGANISMES ET UNIVERSITÉS DOIVENT FAIRE "JEU COLLECTIF"

Il met ainsi en avant la nécessité du "jeu collectif" qui devrait rassembler organismes de recherche et établissements d’enseignement supérieur. "Pour ce qui concerne Inria, nous avons décidé de clarifier notre positionnement et notre valeur ajoutée dans le décor", rappelle-t-il ainsi, revenant sur "l’évolution" consistant, pour un "institut national top-down", à "s’associer aux universités dans le cadre des politiques de site, […] pour porter des dynamiques complètement partagées".

"Cette évolution est structurellement importante pour nous : c’est comme cela que, collectivement, nous arriverons à donner tout son impact à une loi comme la LPR", affirme Bruno Sportisse. Inria a commencé à concrétiser son implication dans les politiques de site en signant cet été de premières conventions à travers lesquelles, notamment, ses centres de recherche deviennent "centres Inria de l’université" : de telles conventions ont été signées avec Sorbonne Université (lire sur AEF info), l’université Côte d'Azur (lire sur AEF info) et l’université de Bordeaux (lire sur AEF info).

GROUPES DE TRAVAIL PARTAGÉS POUR UTILISER AU MIEUX LES CHAIRES

Sylvie Retailleau, présidente de l’université Paris-Saclay et de la commission de la recherche et de l’innovation de la CPU, se dit entièrement d’accord avec "l’importance du collectif", surtout "quand les réformes se succèdent et quand elles ne sont pas toujours bien acceptées par les communautés – ce qui est le cas de la LPR, en particulier ses chaires de professeur junior" (lire sur AEF info ici et ici). Si la loi porte "des dispositions à mettre en œuvre, des moyens supplémentaires et des visions de transformation à long terme, il faut que nous réfléchissions à l’utilisation de ces nouveaux outils", plaide-t-elle.

Pour les chaires, s’appuyant sur l’exemple de l’université Paris-Saclay, elle fait ainsi état de la mise en place avec les organismes de recherche de "groupes de travail partagés pour comprendre ce que peut apporter ce type de postes, par exemple pour satisfaire des besoins d’interdisciplinarité ou d’interaction avec des profils plus socio-économiques". L’objectif doit être "d’ouvrir les recrutements" et de voir ces chaires "comme une opportunité plutôt que comme des voies parallèles" de contournement des procédures existantes.

DES CHAIRES "À LA MESURE DES ENJEUX" GRÂCE À UN PORTAGE CONJOINT

Alain Schuhl, directeur général délégué à la science du CNRS, estime que le portage conjoint de ces chaires par un organisme et une université les met "à la mesure des enjeux". "Le CNRS contribuera à un certain nombre de chaires de ce type, en particulier par un 'package' complémentaire", indique-t-il. En revanche, l’organisme ne propose pas cette année de chaires qu’il porterait seul. Le CNRS a en effet mis en place depuis deux ans un dispositif de recrutement de directeurs de recherche "externes", qui permet l’accueil de "talents étrangers" et pour lequel "les VP universitaires ont aussi été fortement sollicités", explique Alain Schuhl (lire sur AEF info).

"Le corps social de l’Inserm est largement universitaire et nous n’avons eu aucun mal, en sollicitant les universités et les directeurs d’unité, à avoir de très belles propositions de chaires de professeur junior, avec une belle valence recherche-enseignement, sur des sujets vraiment stratégiques pour l’Inserm et notre pays", se félicite Gilles Bloch, PDG de l’Institut. Il rappelle aussi qu’il s’agit d’une "expérimentation" portant, pour ce qui concerne son organisme, sur 7 chaires, à comparer aux 60 recrutements de jeunes chercheurs par la voie classique du concours.

LA REVALORISATION INDEMNITAIRE : UNE MESURE "CAPITALE"

Parmi d’autres mesures de la LPR, Gilles Bloch estime que "l’évolution des régimes indemnitaires est à saluer", en ce qu’elle est une mesure "importante" non seulement pour les personnels en place mais aussi "en termes d’attractivité" vis-à-vis des jeunes générations" (lire sur AEF info). "C’est une mesure capitale pour pouvoir embaucher des jeunes chercheurs à des niveaux de salaire leur permettant de se loger et vivre dans des grandes villes comme Paris", renchérit Alain Schuhl.

Gilles Bloch met aussi l’accent sur "la remontée du financement de l’ANR, qui nous impacte tous" et qui met fin à "une situation complètement aberrante" de sous-financement se traduisant par des taux de sélection trop décourageants (lire sur AEF info). "Nous allons revenir à une grande agence nationale dont on bénéficie de manière positive, et non en occasionnant du travail souvent perçu comme une surcharge" par les chercheurs, et "c’est une vraie respiration", apprécie-t-il. D’autant que l’augmentation des moyens de l’ANR bénéficie "quand même à la recherche bottom-up", rappelle Alain Schuhl.

ÉVITER L’ENLISEMENT DANS UNE "DIMENSION TROP CENTRALISATRICE"

La présidente de l’université Paris-Saclay alerte néanmoins sur les conditions de mise en œuvre de la LPR à travers ses décrets d’application : "Nous voyons ressurgir une technocratisation, pouvant aller jusqu’à des mesures qui s’enlisent dans une dimension trop centralisatrice." Elle assure que la CPU se montre "très attentive" à de telles dérives : "Cette mise en œuvre ne doit pas aller contre les besoins des établissements."

Le PDG de l’Inserm, Gilles Bloch, signale à titre d’exemple que le décret sur les chaires de professeur junior risque d’être "un peu compliqué à mettre en œuvre". Alain Schuhl évoque lui aussi "l’importance de la mise en œuvre" des dispositions de la LPR : "D’un côté, il y a la volonté de la ministre, de l’autre, il y a son administration et il faut être très vigilant. Nous nous sommes retournés plusieurs fois vers la ministre pour qu’elle remette les choses en ordre", confie-t-il.

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René-Luc Bénichou, journaliste