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Banques : une meilleure intégration des risques ESG passe par une plus grande responsabilisation des dirigeants (BlackRock)

BlackRock Financial Markets Advisory juge nécessaire d’accélérer l’intégration de l’ESG dans la gestion des risques par les banques et les autorités de supervision, dans un rapport commandé par la Commission européenne rendu public le 27 août 2021. Cela passe, selon la société de conseil du géant américain, par un accroissement de la "responsabilité au niveau de la direction et du conseil d’administration des banques", l’élaboration de "stratégies ambitieuses et publiques" par les différents acteurs, et le développement de définitions, de normes et d’indicateurs communs.

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Les conseils d'administration des banques doivent être davantage responsabilisés sur les risques ESG, estime BlackRock Unsplash

Le chemin vers une pleine intégration des facteurs ESG dans les pratiques bancaires "n’en est qu’à ses débuts", établit BlackRock Financial Markets Advisory, dans un rapport commandé par la Commission européenne rendu public le 27 août 2021 (consulter le résumé en français ou bien le rapport complet en anglais).

Le choix polémique de BlackRock

 

Le choix fait par la DG Fisma de confier cette étude à une entité de BlackRock avait fait polémique en avril 2020 (lire sur AEF info), les ONG telles que Finance Watch dénonçant un "conflit d’intérêts évident", puisque "le plus grand gestionnaire d’actifs du monde" devait "faire des recommandations sur le traitement prudentiel des institutions bancaires qui font partie de son univers d’investissement". Elles estimaient que cela décrédibilisait les efforts de la Commission pour promouvoir la finance durable, accusant BlackRock de vouloir favoriser la simple matérialité (quand l’Union européenne promeut la double matérialité) et affaiblir la taxonomie verte.

Elles avaient saisi la médiatrice européenne qui avait rendu en novembre 2020 un rapport sévère à l’encontre de la Commission européenne, évoquant un "risque évident" que BlackRock utilise son "offre exceptionnellement basse" pour "exercer une influence sur un domaine d’investissement en pleine expansion" (lire sur AEF info).

Absence de définitions et de normes communes

Si de premières étapes d’intégration ont déjà été menées par l’Union européenne, via des activités législatives et réglementaires mais aussi des initiatives volontaires et fondées sur le marché, elles n’ont pas permis à ce stade d’aboutir à ce jour à une "définition commune et précise des risques ESG parmi les banques", ni à une "cartographie claire de la manière dont les différents facteurs ESG alimentent les types de risques financiers".

"Si la plupart des banques interrogées ont mentionné avoir affiné leur structure de gouvernance afin de définir les responsabilités en matière de risques ESG au niveau de la direction générale et du conseil d’administration, peu d’entre elles semblent avoir mis en place une stratégie précise et exhaustive en matière de risques ESG", établit encore BlackRock Financial Markets Advisory.

Résultat : "Le progrès des banques en matière de mesure de leur exposition aux risques ESG demeure très limité. Elles mènent des exercices pilotes ciblés mais n’intègrent pas les risques ESG dans leurs pratiques courantes." De la même manière, le degré d’intégration des facteurs ESG dans les processus de gestion des risques des banques est, lui aussi, "limité".

Absence de suivi et de pilotage

Le rapport se penche également sur l’intégration des risques ESG dans la surveillance prudentielle. Là aussi, le bilan est négatif : pas de définition ESG commune aux autorités de surveillance, pas de consensus en leur sein sur la double matérialité (prise en compte des risques ESG sur les activités financières et prise en compte de l’impact environnemental et social des activités financières), absence d’indicateurs quantitatifs pour mesurer les risques extrafinanciers…

Quant à l’intégration de l’ESG dans les stratégies commerciales et les politiques d’investissement, l’offre de produits (obligations durables, prêts verts, etc.) se développe. Mais "si la plupart des banques déclarent qu’elles prévoient d’intégrer les facteurs ESG dans leurs activités de prêt et d’investissement dans le cadre d’une stratégie ESG plus large, le suivi et le pilotage des objectifs (e.g. comme ceux de l’accord de Paris) font encore souvent défaut", jugent les auteurs du rapport.

Nécessité d’accélérer

"Malgré les efforts accrus des banques et des autorités de surveillance, cette étude constate que le rythme de mise en œuvre doit être accéléré pour parvenir à une intégration efficace de l’ESG dans la gestion des risques, la surveillance prudentielle et dans les stratégies commerciales et les politiques d’investissement", concluent-ils.

Ils plaident en particulier pour "une collaboration accrue entre toutes les parties prenantes", "avec notamment des lignes directrices et un engagement suffisant de la part des autorités de surveillance ainsi qu’une collaboration interbancaire".

Ils proposent également une série de "principes de bonnes pratiques" :

  • "élaborer des définitions cohérentes des risques ESG et prendre en compte la perspective de la double matérialité" ;
  • demander aux banques et autorités de surveillance d’élaborer des "stratégies ambitieuses et publiques en matière de risque ESG, assorties d’objectifs, de priorités et d’échéances mesurables" ;
  • demander aux banques de "faire d’importants efforts afin d’améliorer la qualité, la disponibilité et la comparabilité des données, ainsi que leur infrastructure liée à l’ESG". "La limitation des données ne doit pas être une raison pour différer la mise en place de mesures immédiates. Les banques peuvent développer des approximations provisoires et des données ESG supplémentaires peuvent être obtenues auprès de tiers, ainsi que par le biais de questionnaires auprès des clients", juge le rapport ;
  • affiner les méthodologies de mesure de l’exposition aux risques ESG, telles que les tests de résistance et l’analyse de scénarios "par une plus grande collaboration du marché ainsi que par le développement de méthodologies spécifiques" ;
  • intégrer "dans la mesure du possible" les risques ESG dans le cadre de la gestion des risques, au travers d’approches quantitatives, via, notamment, l’introduction d’indicateurs de performance quantitatifs clés dans le RAF (Risk Appetite Framework) ;
  • demander aux autorités de surveillance d’identifier des indicateurs de performance quantitatifs clés liés aux portefeuilles ;
  • définir par voie réglementaire des normes techniques communes sur les exigences des banques en matière de collecte de données ESG ;
  • rendre obligatoire la conformité à certaines normes que la norme européenne sur les obligations vertes ou la taxonomie européenne. "De nombreuses parties prenantes ont souligné qu’une taxonomie élargie, ou un système de classification de type taxonomique, définissant les activités brunes et grises, ainsi que des considérations sur la dimension sociale, pourrait contribuer à normaliser davantage la classification des activités commerciales. L’application d’une taxonomie élargie pourrait également renforcer l’harmonisation de la communication sur les activités ESG", signale BlackRock ;
  • introduire des mesures "visant à accroître la responsabilité au niveau de la direction et du conseil d’administration des banques". "Cela pourrait inclure d’encourager les banques, y compris au niveau de la direction et du conseil d’administration, à assumer leurs responsabilités concernant l’alignement de leurs stratégies ESG avec les initiatives et accords internationaux, en particulier pour le pilier E, tout en tenant compte de l’évaluation de leurs risques ESG."

La stratégie européenne déjà publiée

Ce rapport a été rendu public après la présentation, en juillet dernier, de la nouvelle stratégie de la Commission européenne en faveur de la finance durable, qui a donné les orientations de la politique européenne en la matière pour les prochaines années (lire sur AEF info).

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Claire Avignon, journaliste