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"Il faut redonner des moyens récurrents aux opérateurs et unités de recherche" (S. Retailleau, colloque des VP recherche)

"Les universités doivent jouer leur rôle d’opérateurs de recherche de premier ordre en instaurant un dialogue exigeant avec l’État et les autres opérateurs", déclare au nom de la CPU Sylvie Retailleau, présidente de l’université Paris-Saclay, au colloque des VP recherche et valorisation, le 24 août 2021. Parmi les orientations guidant ce dialogue, elle place en tête celle de "redonner des moyens récurrents aux opérateurs et unités de recherche". Nathalie Drach-Temam, VP recherche de Sorbonne université, souligne qu’il est "grand temps de finaliser le processus d’autonomie des universités".

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Sylvie Retailleau, présidente de l'université Paris-Saclay, présidente de la commission de la recherche et de l'innovation de la CPU. Université Paris-Saclay

"Pour continuer à faire avancer la connaissance, apporter des réponses aux enjeux actuels et maintenir une place de premier plan, les universités doivent jouer leur rôle d’opérateurs de recherche de premier ordre en instaurant un dialogue exigeant avec l’État et les autres opérateurs, et en étant aussi présentes sur les grands sujets, qu’ils touchent aux moyens, à l’organisation, aux contenus de la recherche." Tel est le message que transmet Sylvie Retailleau, présidente de l’université Paris-Saclay et de la commission de la recherche et de l’innovation de la CPU, au colloque des vice-présidents recherche et valorisation, le 24 août 2021, dans les locaux de Sorbonne université, à Paris.

7 ORIENTATIONS POUR UN DIALOGUE "EXIGEANT" AVEC L’ÉTAT ET LES ORGANISMES

Elle rappelle qu’à ce titre, la CPU s’est montrée attentive aux "projets de décrets" mettant en application la loi de programmation de la recherche. De même, les universités se sont "impliquées dans le cadre du plan de relance, ainsi que pour la définition, le déploiement et la gouvernance des PEPR (programmes et équipements prioritaires de recherche), et plus généralement dans le cadre des réflexions du PIA 4". "Nous souhaitons contribuer à renforcer un dialogue collaboratif en confiance et en responsabilité avec nos partenaires des organismes nationaux de recherche et avec nos tutelles, au-delà d’une vision trop technocratique qui nous éloigne d’une autonomie renforcée", poursuit-elle.

Les universités entendent contribuer à ce dialogue en suivant "sept orientations" que Sylvie Retailleau entend "réaffirmer" auprès des vice-présidents recherche et valorisation :

Redonner des moyens récurrents aux opérateurs et aux unités de recherche. "S’il est bien sûr on ne peut plus légitime que la représentation nationale décide des grandes orientations qui doivent être suivies dans l’allocation des moyens apportés à la recherche, c’est aux opérateurs de recherche de disposer de moyens financiers pour fournir l’environnement indispensable à une recherche de pointe", souligne la présidente de l’université Paris-Saclay. "Il faut permettre aux établissements de retrouver des marges de manœuvre et la capacité d’affecter des moyens au fonctionnement et à l’équipement. Pour cela, il est nécessaire que la masse salariale ne consomme pas toutes les marges de manœuvre dans nos budgets."

Pour y remédier, Sylvie Retailleau plaide pour "la nécessaire augmentation des budgets, la simplicité des dispositifs de financement et la responsabilisation des établissements", autant d’évolutions qui doivent "se traduire dans la mise en œuvre de la LPR et dans les évolutions de l’ANR".

Soutenir et promouvoir les sciences humaines et sociales. "À une période où elles sont particulièrement attaquées et font l’objet de préjugés persistants, il faut renforcer le soutien pour promouvoir les sciences humaines et sociales." À cette fin, Sylvie Retailleau indique que la commission de la recherche et de l’innovation de la CPU a mis en place "un groupe de travail spécifique" piloté par Lionel Larré, président de l’université Bordeaux Montaigne et vice-président de la commission, et Nathalie Dompnier, présidente de l’université Lumière Lyon-II.

Ouvrir la science et partager le savoir. Les "impulsions" du plan national de la science ouverte et du Plan S à l’Europe "sont déjà bien visibles" dans les établissements, indique Sylvie Retailleau, avec notamment une politique dédiée, la désignation de référents qui se sont organisés en réseau, le dépôt des publications dans des archives ouvertes. "Cette ouverture doit être poursuivie et amplifiée, le prochain enjeu étant sans doute celui d’une politique claire et partagée de gestion de la donnée."

Par ailleurs, pour mener le "combat contre les désordres de l’information" qui "s’attaquent à la science, aux scientifiques et, plus globalement, au savoir et à la connaissance", la commission de la recherche et de l’innovation a proposé de créer au sein de la CPU un "comité science et société, en lien avec le nouveau réseau de vice-présidents" chargés de ces questions dans les établissements.

Renforcer la valorisation de la recherche au bénéfice de la transformation des sociétés. Tout en consolidant les dispositifs mis en place ces dernières années, tels que les Satt, les Instituts Carnot ou les IRT, il faudrait "peut-être aussi les simplifier", estime Sylvie Retailleau. Là aussi, la commission de la recherche et de l’innovation a proposé à la CPU un groupe de travail dédié. Piloté par Catherine Xuereb, présidente de Toulouse INP et vice-présidente de la commission, il doit notamment "faire des propositions sur les dispositions de la LPR, avec une réflexion sur les PUI [pôles universitaires d’innovation], le plan Deeptech, le plan de relance et les liens avec les partenaires du monde socio-économique". Il faut aussi, ajoute-t-elle, "ne pas laisser s’étioler la valorisation de la recherche pour des enjeux non économiques".

Soutenir la recherche française en Europe et à l’international. Les "synergies" et la "coordination entre universités, organismes et entreprises" doit aussi être renforcée alors que le nouveau programme-cadre européen Horizon Europe est lancé et que la France va exercer la présidence de l’Union européenne au premier semestre 2022. "La mise en place de la Maison de la recherche française à Bruxelles, commune aux organismes et à la CPU, devrait y contribuer", indique Sylvie Retailleau. La CPU a par ailleurs "participé aux échanges" sur le Papfe (plan d’action national pour l’amélioration de la participation française aux dispositifs européens de financement de la recherche et de l’innovation).

Consolider le copilotage scientifique des unités de recherche. Pour Sylvie Retailleau, "le copilotage implique que toutes les dimensions d’un projet de développement scientifique soient prises en compte par principe dans les négociations entre établissements et avec les tutelles", qu’il s’agisse de l’appui aux équipes, des équipements structurants ou encore des ressources humaines. Et pour qu’un "consensus" puisse être trouvé, encore faut-il pouvoir disposer d' "informations réciproques partagées". Aussi plaide-t-elle pour que les acteurs de "l’Arlésienne" qu’est le SI Recherche national (Amue, universités, organismes "et en particulier le CNRS") continuent de se "mobiliser", en adoptant "une vision plus modulaire".

Être particulièrement vigilant aux problématiques de discriminations et de harcèlements. "Même si ce point n’est pas spécifique à la recherche, l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes à l’université et dans les unités de recherche, ainsi que la lutte contre la discrimination sont des sujets importants que la CPU a pris en compte depuis plusieurs années", rappelle Sylvie Retailleau. "C’est aussi la réaffirmation et la traduction en actes de nos principes humanistes […]", poursuit-elle, en pensant "particulièrement aux jeunes filles et femmes afghanes".

Nathalie Drach-Temam : "Finaliser le processus d’autonomie des universités"

 

Face aux "nombreuses réformes" et aux crises multiples, les universités ont "fait preuve de résilience", se sont "reconstruites et adaptées", déclare Nathalie Drach-Temam, vice-présidente recherche, innovation et science ouverte de Sorbonne U, en accueillant le colloque des VP recherche et valorisation dans les locaux de l’université. Pour autant, les universités sont "dans un état instable, pour ne pas dire inconfortable en termes de stratégie, d’organisation, de financement et d’autonomie", analyse-t-elle. Aussi est-il "grand temps de finaliser le processus d’autonomie des universités" en traitant "cinq points essentiels" :

  • Assumer leur "pluralité" de projets et de stratégies du fait d’histoires, de regroupements, de partenariats et de territoires différents ;
  • "Permettre aux universités de développer leur politique dans leurs différentes missions, notamment en recherche et en innovation où l’on a parfois le sentiment qu’elles sont sous contrôle, micro-managées" ;
  • "Clarifier le rôle des autres acteurs, notamment celui des ministères et des organismes de recherche nationaux." Nathalie Drach-Temam rappelle que "certains acteurs, comme l’Inria, ont amorcé des évolutions nécessaires" (lire sur AEF info), et que "les autres doivent également faire ce travail" ;
  • Pour pouvoir "rendre des comptes", il faut une "évaluation adaptée aux stratégies des universités", qui fasse "place aux experts internationaux" ;
  • "Permettre aux universités de gérer leurs recrutements et les ressources humaines des enseignants-chercheurs comme des personnels Biatss."

Soutenir cette autonomie ainsi qu’une "politique nationale forte dans la formation et la recherche" suppose de "donner aux universités les moyens de réussir leurs projets et de mettre en œuvre leur stratégie", poursuit Nathalie Drach-Temam. Elle observe toutefois que "la LPR devrait permettre de rattraper le retard de la France d’aujourd’hui dans 10 ans" et en tire la conclusion que "l’investissement n’est pas à la hauteur des besoins pour la recherche", comme "il ne l’est pas non plus […] sur les autres missions des universités".

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