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"Les contours de l’université Gustave Eiffel sont aujourd’hui stabilisés" (Gilles Roussel)

Les contours de l’université Gustave Eiffel "sont aujourd’hui stabilisés" avec "un seul budget, une seule gestion commune des RH, pour environ 90 % des personnels et des étudiants", décrit pour AEF info son président Gilles Roussel, lors d’un entretien fin juillet 2021. L’EPE, qui comprend deux établissements-composantes (EAVT et EIVP) et une école membre (ENSG), doit "prendre le temps" de considérer les spécificités de chaque établissement, relevant de différentes tutelles. L’université Gustave Eiffel se fixe aussi comme priorités l’organisation interne des services et celle du travail et de la rémunération, identifie Gilles Roussel. "Nous avons lancé de nombreux chantiers, en impliquant l’ensemble des acteurs, pour que cela ne soit pas une approche top-down", explique-t-il. Autre échéance : l’audition devant le jury de l’isite au premier semestre 2022.

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Gilles Roussel, président de l'Université Gustave Eiffel © CPU

AEF info : L'université Gustave Eiffel a été créée au 1er janvier 2020. Cet EPE est singulier puisqu’il regroupe une université, un organisme de recherche et quatre écoles, sous plusieurs tutelles. Comment se passe l’intégration des établissements ?

Gilles Roussel : Avec le décret de 13 décembre 2019 sur la création de l’Université Gustave Eiffel, née de la fusion de l’Upem et de l’Ifsttar, et celui du 29 décembre 2020 portant intégration de l’école d’ingénieurs Esiee Paris, les contours de l’UGE sont aujourd’hui stabilisés. Nous avons un seul budget, une seule gestion commune des RH, pour environ 90 % des personnels et des étudiants. À côté de cela, il nous faut avancer avec trois autres écoles que sont l’EAVT, l’EIVP et l’ENSG, en tenant compte de leur place spécifique d’établissements-composantes et école membre.

Cette intégration s’est faite dans la période Covid, ce qui n’aide pas. Pour autant, cela ne nous a pas empêchés d’avancer, même si la phase d’interconnaissance entre personnels devra être relancée. L’établissement est multi-campus avec une couverture nationale. Avec l’arrêt des déplacements, nous avons tous rapidement et simplement basculé en visio. Nous avions un sujet commun qui était de faire marcher l’établissement, coûte que coûte, dans des conditions difficiles. Nous avons réussi à travailler ensemble dans un contexte dégradé, et en cela, c’est très positif. Nos activités ont pu être conduites sans qu’il y ait de problème majeur. Certes, il y a encore des éléments à améliorer et à ajuster entre nous, mais globalement le collectif fonctionne et arrive à travailler.

AEF info : Quelles sont les difficultés pouvant résulter de cette diversité d’établissements et d’acteurs ?

Gilles Roussel : Les établissements n’ont pas tous le même niveau d’intégration, notamment l’école d’architecture ou l’ENSG à cause de leurs spécificités. Il y a aussi des modes de fonctionnement extrêmement différents d’une tutelle à une autre, avec des modes d’appropriation des enjeux et des périmètres qui ne sont pas totalement les mêmes. Cela pose la question de la nécessaire coordination du travail interministériel, qui engage de nombreux acteurs, comme sur la question du contrat pluriannuel avec les tutelles.

Notre principal défi est de prendre le temps de considérer ces différentes spécificités, alors que nous sommes essentiellement occupés par le fonctionnement quotidien de l’établissement.

AEF info : Comment fonctionne la gouvernance de l’université Gustave Eiffel ? En quoi est-elle singulière ?

Gilles Roussel : Nous avons installé le Parlement étudiant, qui est l’une des excellentes surprises de notre organisation. Il a été imaginé par et pour les étudiants. C’est une instance unique dans le monde universitaire français que je conseille à tous de mettre en place, d’autant plus que les étudiants ont envie de se prendre en main, et de mettre en avant des sujets qui les intéressent et qui renouvellent les sujets traités dans nos instances. Le Parlement a déjà eu cinq réunions, il a notamment travaillé sur le plan égalité femmes/hommes, sur la COP2 étudiante… L’intérêt est que nos usagers – à travers le Parlement – sont en première ligne pour engager l’université sur des sujets sociétaux, ce qui est très positif.

 

"C’est une instance unique dans le monde universitaire français que je conseille à tous de mettre en place."

 

Ensuite, nous avons le conseil académique (environ 70 membres) avec de très nombreux dossiers à examiner. Les premiers conseils, avec la mise en place de l’université, ont été très lourds et longs, mais ce qui est satisfaisant, c’est que l’ensemble des élus commencent à s’approprier l’établissement et ne défendent pas leurs propres intérêts. Une de nos particularités, c’est que nous avons créé le CAC puis quatre commissions spécialisées (stratégie et prospective, recherche et innovation, enseignement et professionnalisation, international).

Selon moi, le fait que le CAC puisse s’exprimer sur tous les sujets transversaux, et non pas seulement les sujets à l’intersection de la CFVU et de la CR, est plus intéressant. Les enseignants, les enseignants-chercheurs, les chercheurs, les personnels, les étudiants… peuvent avoir un regard sur tous les sujets, ce qui est essentiel dans la construction d’un établissement.

Nous avons eu très peu de CA jusqu’à présent. Une de ses spécificités est qu’il y a une majorité de personnalités externes, mais dans les faits, cela ne change pas beaucoup son fonctionnement par rapport à celui de l’Upem. Il reste stratégique et les personnalités externes apportent un regard complémentaire très utile.

Il faut noter aussi que nous sommes la seule université à avoir un vice-président "appui aux politiques publiques", en la personne de Jean-Bernard Kovarik (ancien DGA de l’Ifsttar). En effet, une de nos spécificités est que nous portons une mission importante d’appui aux politiques publiques qui vise à éclairer la décision publique et les modalités de sa mise en œuvre sur les domaines d’études et de recherches qui sont les nôtres.

AEF info : Quelle est la situation budgétaire de l’université Gustave Eiffel ? Comment allez-vous flécher vos moyens ?

Gilles Roussel : Nous n’avons jamais assez d’argent, et surtout jamais assez d’emplois. C’est pourquoi nous essayons de faire évoluer les choses progressivement, sans faire table rase du passé.

La priorité actuellement, c’est l’organisation interne des services avec l’appui à la recherche et à la formation. Il faut que l’on soit en ordre de marche et que les process soient les mêmes pour tous les membres fondateurs, chaque fois que cela est possible. L’autre priorité, c’est l’organisation du travail et la rémunération. C’est un chantier que nous avons enclenché mais qui n’est clairement pas fini, et qui vient en plus percuter le projet de décret Ripec et la LPR. Nous n’avons d’ailleurs, pour l’instant, pas prévu de nous saisir des outils de la LPR, comme les chaires de professeur junior.

 

"En choisissant d’y aller progressivement et dans une logique de co-construction, les changements seront sûrement mieux acceptés."

 

Il faut que l’on arrive à construire une entité qui ne soit pas seulement la juxtaposition de nos établissements fondateurs. Nous avons déjà avancé sur la communication, l’agence comptable… Nous sommes en train de travailler sur l’informatique, les RH, les contrats… Nous avons lancé de nombreux chantiers, en impliquant l’ensemble des acteurs, pour que cela ne soit pas une approche top-down. Nous essayons de partir des besoins et des cas concrets pour trouver l’organisation la mieux adaptée. Cette méthode de travail prend évidemment plus de temps que si l’on décidait tout seul dans son bureau. Mais en choisissant d’y aller progressivement et dans une logique de co-construction, les changements seront sûrement mieux acceptés.

AEF info : L’université porte l’isite "Future" depuis le début de l’année 2021. Comment préparez-vous votre prochaine audition devant le jury ? Quels sont les enjeux ?

Gilles Roussel : Nous sommes en train de finaliser notre dossier. Nous avons la visite le 30 septembre puis l’audition devant le jury début 2022. Parmi les enjeux, il faudra expliquer notre modèle très particulier, qui comprend des établissements avec ou sans personnalité morale, et des campus sur tout le territoire. Il y a aussi des enjeux de stratégie scientifique en formation et recherche, en matière de recrutement ou de vie étudiante, entre autres. Mais globalement, nous sommes fiers de ce que nous avons réalisé et je suis certain que nous saurons le défendre.

AEF info : L’université Gustave Eiffel a-t-elle atteint son objectif d’acquérir une plus grande visibilité à l’international et en France ?

Gilles Roussel : L’UGE apparaît dans le top 100 du classement thématique de Shanghai dans cinq disciplines, et se démarque notamment dans le domaine des sciences et technologies des transports (à la 49e place mondiale et première française). C’est aussi le premier établissement français à figurer dans le classement pour la spécialité génie civil. De ce point de vue, nous avons rempli un des objectifs de visibilité de l’établissement à l’international.

 

" À l’échelle internationale, les acteurs se souviennent déjà de notre nom, ce qui est une forme de reconnaissance."

 

En revanche, notre dossier n’a pas été retenu dans le cadre de la seconde phase de l’appel à projets sur les universités européennes. Cela n’entrave cependant pas le développement de notre alliance PIONEER signée le 11 mai 2021, qui rassemble six universités européennes sur la thématique des villes de demain (les cinq partenaires : Laurea Helsinki, université Zilina, NTUA Athènes, TH Köln et ISCTE Lisbonne). PIONEER va faciliter la réponse aux appels à projets européens dont ceux d’Horizon Europe et la circulation des étudiants et personnels par le partage d’activités sur les villes dans nos campus.

À l’échelle internationale, les acteurs se souviennent déjà de notre nom, ce qui est une forme de reconnaissance. Nous sommes aussi bien repérés par les collectivités territoriales. Maintenant, l’objectif, au niveau des territoires (en particulier hors Île-de-France) est de passer du statut d’institut de recherche à celui d’université.

AEF info : À l’heure où l’usage de la CVEC est interrogée et où les pouvoirs publics demandent des comptes (lire sur AEF info), quel est le bilan que vous en faites ?

Gilles Roussel : Nous avons surtout utilisé la CVEC dans le domaine de la santé et de la précarité étudiante pendant la période passée. Nous travaillerons prochainement à l’organisation d’événements sportifs et fédérateurs sur notre campus.

Ce qui est important pour la rentrée prochaine, c’est de redynamiser les associations étudiantes, qui ont été mises en sommeil depuis la crise sanitaire. Mais je ne suis pas inquiet. Le Parlement étudiant, qui rassemble des élus des conseils centraux, des élus des différentes composantes, ainsi que des représentations des associations étudiantes, a son propre budget et se saisira de ces questions.

AEF info : Quels sont les liens qu’entretient l’université Gustave Eiffel avec les autres membres de la Comue Paris-Est Sup ?

Gilles Roussel : Avec l’Upec, nous avons en commun des composantes de recherche, de formation, des écoles doctorales et des formations… Mais nous ne sommes plus dans un projet d’intégration forte. Les liens ne sont plus journaliers comme avant entre les présidences.

Concernant l’ENPC, l’école n’est pas dans la gouvernance de l’université-cible mais elle participe au pilotage du projet scientifique de l’isite.

La Comue Paris-Est fait le lien entre les acteurs du territoire de Paris-Est, notamment au travers des écoles doctorales dont elle a conservé la co-tutelle. Nous avons des projets scientifiques, à l’interface des sujets de la ville et de la santé, dont je souhaite qu’il fasse l’objet d’une candidature commune portée par la Comue à la prochaine vague de l’appel à projets "Excellences". Nous sommes par ailleurs aussi impliqués dans toutes les politiques de site de nos autres campus.

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Julie Lanique, journaliste