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Home| Social / RH| Politiques de l’emploi| Dépêche n°655271

Une étude de la Dares confirme l’effet positif des emplois d’avenir sur l’insertion professionnelle

Les emplois d’avenir, des contrats aidés non marchands pour les jeunes éloignés de l’emploi, ont été en vigueur de fin 2012 à début 2018. Les missions locales étaient les seules (avec les Cap emploi) à les prescrire. La Dares vient de publier une étude sur les résultats de ce dispositif : à long terme, ces contrats permettent aux jeunes de mieux s’insérer. Quatre ans après leur entrée en emploi d’avenir, la probabilité d’être en emploi est de 8 points supérieure à celle qu’ils auraient eue sans en avoir bénéficié. L’impact est même un peu supérieur pour les jeunes sans diplôme (9 points).

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Etude de la Dares

Les emplois d’avenir, en vigueur entre novembre 2012 et janvier 2018, sont des contrats aidés du secteur non marchand dédiés aux jeunes de 16 à 25 ans éloignés de l’emploi. Après avoir été massivement utilisés sous le quinquennat de François Hollande, ils ont rapidement été mis en extinction après l'élection d'Emmanuel Macron. Les missions locales étaient les seules (avec Cap Emploi pour les jeunes en situation de handicap) à pouvoir prescrire ces contrats aidés.

Pour évaluer ce dispositif, la Dares (1) a réalisé une enquête auprès d’un panel de jeunes ayant été en contact avec une mission locale entre juin 2013 et février 2014. Parmi ces jeunes, certains sont entrés en emploi d’avenir de fin 2013 à début 2014 (les bénéficiaires), tandis que d’autres n’en ont pas bénéficié (les non bénéficiaires appelés par la suite témoins). Les deux populations étant statistiquement différentes sur un certain nombre de caractéristiques (niveaux de diplôme, etc.), des traitements ont été réalisés pour les rendre comparables.

plus d’effets pour les jeunes sans diplôme

Quatre ans après l’entrée en emploi d’avenir, l’étude révèle "un effet positif du dispositif sur l’insertion professionnelle". À cet horizon, 62 % des bénéficiaires d’un emploi d’avenir sont en emploi contre 54 % des faux jumeaux (témoins), soit un décalage de huit points. L’effet des emplois d’avenir est hétérogène selon le niveau de diplôme.

"Moins les jeunes sont diplômés, plus l’impact de l’emploi d’avenir est fort", remarque la Dares. Alors que l’effet moyen des emplois d’avenir sur la probabilité d’être en emploi à 4 ans est de 8 points, elle est de 9 points pour les sans diplôme contre 5 points pour ceux ayant au moins obtenu le baccalauréat. Les emplois d’avenir permettent davantage aux moins diplômés d’acquérir de l’expérience professionnelle et d’accéder à la formation, analyse l’étude.

À noter que la comparaison à plus court terme présente un gain net mais inférieur. Trois ans après l’entrée dans le dispositif, le taux d’emploi des bénéficiaires est ainsi supérieur de 2 points à celui qu’il aurait été en l’absence du dispositif. À cet horizon, 55 % des bénéficiaires d’un emploi d’avenir sont en emploi contre 53 % des faux jumeaux.

meilleure insertion pour un contrat long

L’impact positif des emplois d’avenir diffère également selon la durée effective du contrat aidé. Il est plus marqué pour les jeunes qui y sont restés au moins trois ans (+10 points de taux d’emploi quatre ans après l’entrée en emploi d’avenir, contre +5 points pour ceux qui ont interrompu leur emploi d’avenir durant la première année). "En occupant un emploi d’avenir au moins trois ans, les jeunes ont pu acquérir davantage d’expérience en milieu professionnel, ont pu être plus formés et être davantage accompagnés par l’établissement et la mission locale", précise la Dares.

L’effet moyen d’un passage par un emploi d’avenir est significativement positif sur le taux d’accès à l’emploi quatre ans après l’entrée dans le dispositif, que ce soit dans le secteur marchand ou non marchand.

des jeunes peu ou pas qualifiés

Le dispositif semble avoir atteint les jeunes ciblés. Les emplois d’avenir ont bien bénéficié à des jeunes peu ou pas qualifiés qui rencontrent des difficultés d’accès à l’emploi. 80 % des bénéficiaires ont au plus un niveau de diplôme équivalent au CAP-BEP contre 70 % des témoins. Cet écart de diplôme est essentiellement dû à la forte proportion de bénéficiaires qui possède un CAP-BEP (41 % contre 25 % pour les jeunes témoins).

Les jeunes bénéficiaires apparaissent également plus souvent éloignés des bassins d’emploi. 35 % des jeunes entrés en emploi d’avenir habitent en zone urbaine sensible, en zone de revitalisation rurale ou dans les DROM, contre 25 % pour les jeunes témoins.

Toutefois, ils sont plus mobiles : 62 % détiennent le permis de conduire, contre 45 % des témoins. "La mobilité est souvent un prérequis nécessaire pour accéder à un emploi d’avenir, notamment pour certains contrats en milieu rural", observe la Dares.

durée moyenne : deux ans

Les emplois d’avenir se distinguent des contrats aidés classiques par leur plus longue durée (un à trois ans, contre six mois à deux ans pour un contrat unique d’insertion). "Cette disposition reflète à la fois le ciblage sur des profils de jeunes en forte difficulté et la volonté d’améliorer leur insertion professionnelle sur le long terme, en modifiant durablement leur employabilité", indique l’étude. Le contrat de travail peut être à durée déterminée (CDD d’un an ou trois ans) ou à durée indéterminée (CDI).

La durée réelle moyenne d’un contrat s’établit à deux ans et 44 % des contrats prennent fin avant leur terme. Un quart des contrats durent moins d’un an et un tiers trois ans ou plus.

formation : 4 jeunes sur 5

Les emplois d’avenir se distinguent également par une attention accrue à la formation et au suivi par un tuteur. "Les structures employeuses sont tenues de le proposer aux jeunes, en complément du suivi assuré par les missions locales pendant la durée du contrat", rappelle la Dares.

Près de quatre jeunes sur cinq en emploi d’avenir ont bénéficié d’une formation au cours de leur emploi d’avenir et près de trois sur cinq ont eu accès à une formation certifiante pendant leur contrat. Les formations commencent pour les trois quarts des jeunes bénéficiaires dès la première année de l’emploi d’avenir.

Les bénéficiaires en CDD accèdent en plus grand nombre à des formations (certifiantes ou non) quand ils ont signé un contrat de longue durée (89 % d’accès à la formation et 69 % à la formation certifiante pour les jeunes ayant signé un CDD de trois ans contre 85 % et 60 % pour ceux ayant un CDD).

Les jeunes en CDI bénéficient moins souvent d’une formation (67 % ; 44 % pour les formations certifiantes). "Cela s’explique notamment par le fait que les CDI sont plus fréquents dans le secteur marchand, où les formations sont moins nombreuses que dans le secteur non marchand", relate la Dares.

rôle des missions locales

Le tuteur au sein de la structure employeuse est chargé d’accueillir le jeune, de l’informer et de le guider au quotidien. 85 % des jeunes déclarent en bénéficier. Cependant, seulement 26 % des jeunes déclarent avoir un suivi très régulier (plusieurs fois par mois) et 32 % des jeunes affirment être suivis moins d’une fois par trimestre.

Les conseillers de mission locale sont amenés à se déplacer régulièrement sur le lieu de travail des jeunes bénéficiaires. Cet accompagnement a pour rôle de sécuriser la relation entre l’employeur et le salarié, d’encadrer l’obligation de formation et de préparer à la sortie du dispositif : 69 % des jeunes affirment qu’un conseiller est bien venu leur rendre visite sur leur lieu de travail. Au cours de leur emploi d’avenir, 52 % des jeunes se sentent aidés par la mission locale.

conséquences positives sur la santé

Par ailleurs, les emplois d’avenir ont également un impact positif et significatif sur la santé des jeunes : la probabilité que les bénéficiaires se déclarent en mauvaise santé quatre ans après leur entrée en dispositif est inférieure de 2 points à celle qui aurait été observée sans le passage par l’emploi d’avenir. Là encore, l’effet est plus fort quand les bénéficiaires sont sans diplôme, comme il l’était pour l’insertion professionnelle.

Bénéficier d’un emploi d’avenir permet également aux jeunes d’acquérir davantage d’autonomie. Ainsi, quatre ans après leur entrée en emploi d’avenir, la probabilité pour les bénéficiaires de vivre dans un logement autonome est supérieure de 7 points à ce qu’elle aurait été sans le dispositif. "Les bénéficiaires ont pu profiter des revenus d’activité apportés par leur emploi d’avenir pour s’établir en dehors du domicile familial", remarque l’étude.

(1) Marie Borel et Anne-Sophie Pichavant (Dares)

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Alexandra Turpin, journaliste