Politique de cookies
Le groupe AEF info utilise des cookies pour vous offrir une expérience utilisateur de qualité, mesurer l’audience, optimiser les fonctionnalités et vous proposer des contenus personnalisés. Avant de continuer votre navigation sur ce site, vous pouvez également choisir de modifier vos réglages en matière de cookies.
Politique de protection des données personnelles

Revenir en haut de la page
Home| Ville intelligente| Ville intelligente| Dépêche n°655127

"C’est là où l’espace est le plus rare qu’il est le mieux partagé" entre les modes de déplacement

Il y a une "forte corrélation entre la part d’espace accordée à la marche et à la voiture et l’usage de ces modes", relève Bruno Cordier, auteur d’une étude sur les parts modales et les grandes villes françaises, présentée vendredi 2 juillet. Laquelle, malgré le peu de données exploitables sur le partage de l’espace public, montre que "c’est là où il est le plus rare qu’il est le mieux partagé". Ces travaux "confirment les thèses de la Fnaut", fait valoir l’association, qui plaide notamment pour faire de la marche un mode "complémentaire" des transports en commun.

   Merci de découvrir AEF info !

Cette dépêche est en accès libre.

Retrouvez tous nos contenus sur la même thématique.

Tester AEF info pendant 1 mois
Test gratuit et sans engagement
  • Thématiques
  • Coordonnées
  • Création du compte

Thématiques

Vous demandez à tester la ou les thématiques suivantes*

sur5 thématiques maximum

1 choix minimum obligatoire
  • Ville intelligente
  • 👁 voir plus
    ✖ voir moins

Fréquence de réception des emails*

Un choix minimum et plusieurs sélections possibles. Vous pourrez modifier ce paramétrage une fois votre compte créé

Un choix minimum obligatoire

* Champs obligatoires

Coordonnées

Renseignez vos coordonnées*

Veuillez remplir tous les champs
Votre numéro de téléphone n'est pas valide

* Champs obligatoires

Création de compte

Tous les champs sont obligatoires
Votre adresse e-mail n'est pas valide
Seulement les adresses e-mails professionnelles sont acceptées

Cette adresse vous servira de login pour vous connecter à votre compte AEF info

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont au moins 1 chiffre
Ces mots de passe ne correspondent pas. Veuillez réessayer

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont 1 chiffre

En validant votre inscription, vous confirmez avoir lu et vous acceptez nos Conditions d’utilisation, la Licence utilisateur et notre Politique de confidentialité

* Champs obligatoires

Valider

Merci !

Nous vous remercions pour cette demande de test.

Votre demande a été enregistrée avec l’adresse mail :

Nous allons rapidement revenir vers vous pour vous prévenir de l’activation de votre nouvel accès.

L’équipe AEF info


Une erreur est survenue !

Une erreur est survenue lors de l'envoie du formulaire. Toutes nos excuses. Si le problème persiste, vous pouvez nous contacter par téléphone ou par email :
 service.clients@aefinfo.fr  01 83 97 46 50 Se connecter

Paris, Nancy, Lyon et Nice sont les villes dans lesquelles on se déplace le plus à pied. Pixabay - B_Me

"Le partage de l’espace public est un sujet crucial, mais qui a peu été traité, et pour lequel peu de données chiffrées sont disponibles", observe Bruno Cordier, directeur du cabinet Adetec et auteur d’une étude sur les parts modales et les grandes villes françaises, présentée vendredi 2 juillet 2021 (1). En l’occurrence, seules deux métropoles (Lyon et Lille), trois villes (Paris, Saint-Nazaire et Troyes) et Avignon pour son cœur historique disposent de données surfaciques complètes ou quasi complètes, sur un total de 49 agglomérations étudiées. De plus, ces données (près de deux millions) "ne servent pas aux collectivités à organiser le partage de l’espace, mais à entretenir leur patrimoine", ce qui a nécessité de les retravailler, indique Bruno Cordier.

Ce retraitement lui permet de calculer d’une part le nombre de m2 par habitant affecté à la mobilité (tous modes confondus, hors souterrain) : c’est à Saint-Nazaire que ce chiffre est le plus élevé, avec 59 m2/hab, principalement en raison de la présence de "larges avenues lors de la reconstruction après la Seconde Guerre mondiale", et à l’inverse, à Paris qu’il est le plus faible (13 m2/hab). "L’écart de densité de population n’explique pas tout", assure Bruno Cordier, évoquant les choix faits pour l’occupation de l’espace entre le bâti, la mobilité ou les autres usages, espaces verts en particulier.

La voiture occupe le plus d’espace

Les données recueillies lui permettent également d’analyser la répartition par mode de l’espace affecté aux déplacements (voir ci-dessous). Premier constat, "la voiture se classe partout première devant la marche, y compris à Paris", où la moitié (51 %) de l’espace y est dévolu (2). C’est à Lyon que ce chiffre est le plus bas (49,5 %). "C’est là où l’espace est le plus rare (Paris, Lyon, Villeurbanne, Avignon intraremparts) qu’il est le mieux partagé", note encore l’auteur.

Bruno Cordier, qui a également analysé la part modale des différents modes de déplacement - marche, vélo, transports en commun et "voiture et autres" - quel que soit le motif (et non pas uniquement les déplacements domicile - travail) (voir plus bas), croise les résultats avec les données relatives au partage de l’espace. Résultat, il existe une "forte corrélation entre la part d’espace accordée à la marche et à la voiture, et l’usage de ces modes", mais elle est "moindre" pour les transports en commun et le vélo selon lui. "Les communes affectant beaucoup d’espace au vélo en accordent aussi beaucoup à la voiture, leurs aménagements cyclables sont souvent davantage destinés aux loisirs qu’à la mobilité quotidienne, et leurs habitants effectuent souvent des déplacements longs, donc difficiles à faire à vélo", esquisse-t-il pour expliquer ce phénomène. "Ce qui compte, ce n’est pas nécessairement la superficie mais la qualité et la continuité des aménagements cyclables", commente pour sa part la Fnaut.

La marche, mode "le moins bien traité"

L’association se félicite plus largement que l’étude "confirme ses thèses" : "nous avons toujours affirmé que la marche n’était pas concurrente mais complémentaire des transports en commun", rappelle Jean Sivardière, ancien président, selon qui l’exemple de Paris, qui combine le plus fort taux de recours à la marche et un réseau de transports très dense, est "la preuve que ce mode peut se développer dans d’autres grandes villes".

Il faut pour cela "assurer la sécurité des piétons", nuance-t-il, plaidant pour la généralisation du "30 km/h" dans les centres-villes, à l’instar de ce qu’a fait Grenoble, où "la réglementation a été bien acceptée et apaise fortement la ville". L’association recommande en outre de "libérer les trottoirs de tout ce qui les encombre et les élargir" et d'"établir un réseau d’itinéraires réservés aux piétons, correctement éclairés, desservant les écoles, les services publics, les zones commerçantes, les squares et les espaces verts".

"La marche reste le parent pauvre, le mode de déplacement le moins bien traité aujourd’hui", abonde Bruno Cordier. "On a l’impression que cela se fait naturellement", qu’il n’y a pas besoin d’actions spécifiques en ce sens, "c’est faux", insiste-t-il, rappelant que l’usage de la voiture sur des trajets inférieurs à un kilomètre est très fréquent. "Malgré la congestion, l’usage de la voiture reste facile" dans nombre de territoires, poursuit-il, et ce d’autant plus que "certaines agglomérations, même si elles font de bonnes choses [au profit d’un rééquilibrage des modes] sont desservies par leur voirie ou leur aménagement", comme Bordeaux, qui "s’est beaucoup étalée" et qui "va traîner ce boulet des décennies, voire des siècles".

Favoriser les transports en commun ferrés

La Fnaut souligne par ailleurs que "toutes les villes les mieux classées pour les transports en commun" ont un réseau ferré, ce qui vient également conforter sa position en la matière : "dans les villes petites et moyennes, l’autobus est seul justifié [car] un métro ou un tramway seraient surdimensionnés. Mais dans les grandes agglomérations (en particulier les premières : Paris, Lyon, Grenoble, Rennes, Strasbourg), où les flux sont importants, le tramway et le métro sont justifiés par leur vitesse et leur capacité", explique-t-elle. Tout en précisant défendre le métro "si l’espace libéré en surface est consacré aux piétons, aux cyclistes et plus généralement à la vie urbaine".

Jean Sivardière cite le "contre-exemple" de Toulon, qui obtient un mauvais score dans le classement de l’étude de Bruno Cordier et où "le maire Hubert Falco s’entête et cherche toujours à imposer un BHNS alors que le tramway est mieux adapté à la ville par sa capacité", et offrirait "des perspectives de report modal plus ambitieuses".

L’association en profite au passage pour rappeler qu’elle considère la gratuité des transports en commun comme "une fausse bonne idée". "L’agglomération de Lyon détient un triple record : les meilleurs transports publics de France hors Île-de-France, les tarifs les plus élevés, et la fréquentation la plus élevée de France hors Île-de-France", illustre-t-elle, convaincue que "le maintien de tarifs élevés permet à la collectivité locale de poursuivre les investissements", et ainsi assurer une bonne qualité de service, ce que recherchent les usagers en priorité.

(1) L'étude complète sera publiée fin juillet sur le site de la Fnaut.

(2) Pour mémoire, la ville de Paris entend conduire une "politique volontariste" pour parvenir à "moins de voitures, plus de nature et plus de mobilités douces et actives" sur l'espace public, en particulier sur les places de stationnement en surface (lire sur AEF info).

à lire aussi
Fermer
Bonjour

Vous souhaitez contacter

Emilie Buono, journaliste