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Rentrée 2021 : quelles sont les préconisations du rapport de Françoise Moulin Civil ?

Préparer la rentrée 2021 dans les meilleures conditions possibles, après deux années universitaires de crise. C’est l’objectif du rapport remis le 1er juillet 2021 par Françoise Moulin Civil à la ministre de l’ESRI, Frédérique Vidal. Parmi les recommandations figure notamment la préparation d’un "scénario de repli" pour les établissements, si la rentrée en 100 % présentiel ne peut avoir lieu. Ou encore la possibilité de vacciner sur site à l’université, notamment les étudiants internationaux et ultramarins. Enfin, pérenniser et développer des mesures comme "Santé Psy Étudiant" et le tutorat.

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Françoise Moulin Civil a rendu, jeudi 1er juillet 2021, un rapport à la ministre Frédérique Vidal. Intitulé "#Marentrée2021", il contient des préconisations pour réussir la rentrée prochaine, dans un contexte double : la sortie d’une crise sanitaire qui s’est étalée sur deux années universitaires et l’arrivée dans l’enseignement supérieur de néo-bacheliers issus du nouveau bac. Le rapport souligne "la capacité de résistance et de résilience des acteurs concernés devant l’adversité d’une crise inédite".

Pour rappel, un groupe de travail dédié à la préparation de la rentrée 2021 a été créé en avril 2021, piloté par Françoise Moulin Civil, ancienne présidente de l’université de Cergy et ancienne rectrice de Lyon (lire sur AEF info). La mission s’est exercée dans le cadre d’un groupe de travail présidé par la Dgesip, Anne-Sophie Barthez. "L’ensemble des acteurs ont été entendus", indique un communiqué de presse le 1er juillet. "Cette consultation inédite permettra de renforcer l’approche globale de la situation des étudiants et d’y affirmer le rôle de chacun", ajoute-t-il.

"Quatre enjeux principaux ont conduit le travail", précise le communiqué :

  • "identifier et anticiper les difficultés de la prochaine rentrée ;
  • s’assurer de la mobilisation et de la coordination de tous les acteurs pour les résoudre ;
  • garantir la diversité des solutions en fonction des territoires et des établissements, faire connaître et partager les bonnes pratiques ;
  • capitaliser sur les nouvelles modalités de dialogue entre les acteurs des territoires initiées pendant cette crise".

Le rapport rappelle quelques chiffres sur les places supplémentaires attendues pour la rentrée 2021 (lire sur AEF info) :

  • "plus de 12 500 places en licence auxquels s’ajoutent les places en Ifsi négociées avec les régions (3 900 places programmées).
  • Plus de 10 000 places supplémentaires seront programmées avant l’été, principalement fléchées vers la 2e année des études de santé, les formations à bac+1, les nouveaux CPES et les masters".

une rentrée en 100 % présentiel… mais avec un "scénario de repli"

Une circulaire de rentrée le plus tôt possible. Le rapport indique qu’il est attendu du MESRI "un cadrage de la rentrée universitaire qui soit clair dans ses indications et préconisations mais laisse les marges nécessaires à une application territorialisée". Le plus tôt la circulaire de rentrée paraîtra, le mieux ce sera, afin de permettre aux établissements de produire leurs propres documents de cadrage. Il est aussi "hautement recommandé" de mettre en place "un suivi des mesures en central et un accompagnement des établissements", afin que les "moyens alloués soient utilisés pour l’objet visé et que soient évitées des hétérogénéités incompréhensibles".

Avoir un scénario de repli pour la rentrée. Le "retour à la normale" doit concerner l’ensemble des lieux et activités des campus. Mais si le "retour au 100 % présentiel", sur l’ensemble des campus universitaires, doit être "la boussole de préparation de la rentrée", il ne faut pas exclure la préparation d’un "scénario de repli", au cas où la situation sanitaire se dégraderait "au plan local comme national". Ainsi, il est recommandé de "prévoir, dès le départ, des emplois du temps qui permettent de la souplesse et de l’adaptabilité en cours d’année, par exemple en optimisant l’ensemble de la semaine ou l’amplitude horaire journalière".

Relancer la vie étudiante. Après avoir "souffert" de la crise, la vie étudiante - et donc les associations - doit se "redynamiser", notamment en "mobilisant la CVEC", dont il faudra d’ailleurs "peut-être redessiner les contours". De plus, "il pourrait être demandé aux établissements affectataires de la CVEC de mettre en place pour la rentrée les grandes lignes d’un 'schéma directeur de la vie étudiante' qui s’appuierait et déclinerait un plan de la vie et du bien-être étudiant réalisé avec l’ensemble des acteurs sous l’égide du recteur de région académique".

Continuer de vacciner à la rentrée, notamment les étudiants étrangers

La situation sanitaire en France est mouvante, notamment à cause du variant Delta. Mais le rapport identifie des actions à mener quoi qu’il advienne.

Estimer le besoin de couverture vaccinale. "Il est indispensable que les établissements d’enseignement supérieur mettent en place une démarche associant une estimation de la couverture vaccinale de leur population étudiante, une campagne de promotion adaptée et une facilitation de l’accès aux vaccins – par tous les moyens qu’ils jugeront nécessaires", indique le rapport. Ainsi, il est notamment recommandé aux établissements et résidences universitaires d’accueillir "des équipes de vaccination organisées par les ARS", ce que plusieurs établissements ont déjà fait.

Une attention particulière pour les étudiants internationaux et ultramarins. Le rapport recommande de considérer les étudiants internationaux comme "une cible privilégiée de la campagne vaccinale", car "pouvant venir de pays où les conditions sanitaires sont extrêmement dégradées et où les campagnes de prévention et vaccination ne sont pas suffisantes". Il est aussi recommandé d’avoir une attention particulière pour les étudiants ultramarins.

Conserver des mesures de prévention. Gestes-barrière, port du masque, nettoyage, aération et autres mesures déjà en application devront perdurer à la rentrée. Et accompagner les personnels à la gestion de ces aspects, notamment ceux qui sont restés en première ligne.

Continuer de reporter les cas. "Un reporting fiable et régulier de l’ensemble des éléments sanitaires sera indispensable et un protocole de gestion d’éventuels clusters devra être mis en place."

Poursuivre avec les autotests. Malgré un bilan jusqu’à présent mitigé sur l’utilisation des autotests en milieu universitaire, le rapport préconise d’en reprendre la campagne de distribution à la rentrée. "Elle devra donner lieu, pour l’ensemble des établissements sous tutelle MESRI et les Crous, à une compensation financière."

Lutter contre la précarité : aides sociales, accès aux soins et retour à l’emploi

Gel des droits et des loyers et travail sur la restauration. Pour lutter contre la précarité étudiante à la rentrée, il faudrait confirmer "le gel des droits d’inscription et le gel des loyers en résidence universitaire" et de maintenir "le niveau exceptionnel d’effort fait sur la restauration". Sur ce dernier point, le rapport recommande d’engager un travail de fond sur "la possibilité de développer une restauration agréée, avec une charte de qualité, sur des sites ne disposant pas de structure de restauration Crous". Une solution, selon le texte, "plus proche des attentes des étudiants que le ticket-restaurant" (lire sur AEF info).

Rendre bien visibles les aides sociales. Sur la question de "la pérennisation des 60 assistants sociaux" recrutés pendant la crise, le rapport recommande que cette "pérennisation couvre a minima la totalité de l’année universitaire, jusqu’en août 2022". De plus, le rapport souligne que le Crous a été beaucoup sollicité sur des "aides sociales spécifiques", avec un "doublement de leur montant acté pour 2021". Le déploiement de ces aides spécifiques doit se poursuivre, notamment en les rendant bien "visibles" auprès des étudiants, avec une attention particulière pour les internationaux et ultramarins. 

Améliorer l’accès aux soins et la lisibilité des parcours. Le rapport rappelle l’objectif de se doter "d’une stratégie nationale relative à la santé étudiante". Et observe que les SSU ont été particulièrement sollicités depuis mars 2020, entraînant "parfois une difficulté à prendre en charge les étudiants par manque de personnel". Ainsi, les SSU doivent "être renforcés". De plus, "la crise sanitaire a fait émerger la très grande disparité d’accès des étudiants à un SSU ou à un SUMPPS […]. La question du maillage territorial des SSU et des SUMPPS se pose donc avec acuité ainsi que celle de leur mutualisation par site". Le rapport insiste aussi sur la "lisibilité des différents parcours de prise en charge" des étudiants et encourage la coordination entre les universités et les Crous, ainsi qu’entre les SSU eux-mêmes.

Développer "Santé Psy Étudiant" et lutter contre la précarité menstruelle. Le rapport souligne le "grand succès" rencontré par la mesure "Santé Psy Étudiant" (lire sur AEF info) et indique qu’il est "extrêmement important d’en assurer la poursuite, voire le développement, jusqu’à ce qu’une prise en charge via un dispositif de droit commun puisse prendre le relais". Enfin, il est recommandé de lutter contre la précarité menstruelle, en pérennisant "ce qu’a annoncé le président de la République : installer des distributeurs de protections périodiques dans les résidences universitaires, voire dans les bâtiments qui accueillent les salles de restauration" (lire sur AEF info).

Relancer et réévaluer l’emploi étudiant. Lutter contre la précarité étudiante passe aussi par leur possibilité d’occuper un emploi, ce qui a été mis à mal par la crise. Ainsi, il faudrait "relancer l’emploi étudiant", mais en veillant tout de même à ce que ces emplois soient "compatibles avec leurs études et le statut étudiant" : "Il serait heureux que le tarif horaire en soit réévalué et que soient levés les blocages administratifs et comptables, en termes de gestion, de constitution des dossiers et de délais de paiement". Le rapport encourage aussi à mieux valoriser, au sein des cursus, les emplois étudiants, mais aussi l’engagement étudiant.

Pérenniser le déploiement des tuteurs et des référents universitaires. D’après le rapport, il s’agit aussi de "consolider, non seulement le déploiement des tuteurs (voir infra) (lire sur AEF info), mais encore de pérenniser les référents des résidences universitaires".

Organiser les enseignements, aussi bien à la rentrée que durant l’année

Le rapport rappelle que "les universités ont développé, via leurs services d’orientation, des dispositifs de suivi et d’accompagnement diversifiés à destination principalement des étudiants de L1 à l’appui de la loi ORE". Vu les deux années universitaires passées, "dans un contexte d’accroissement du phénomène de réorientation", et dans un objectif de lutte contre le décrochage, "il ne serait d’ailleurs pas inutile de disposer d’une cartographie précise de ce qui s’est fait en la matière à l’appui de la loi ORE".

Semaines d’acceuil, remédiation… Au vu des deux dernières années qui viennent de vivre les étudiants et futurs ex-lycéens, "il semble indispensable", pour le rapport, que des "semaines d’accueil" prennent place dans les universités et soient "bien encadrées", en proposant de la remédiation et de la remise à niveau, notamment pour les étudiants internationaux et ultramarins.

Encourager le tutorat. Le rapport revient une deuxième fois sur sa préconisation d’encourager le déploiement de tuteurs, mais cette fois pour lutter contre le décrochage (lire sur AEF info). "Il sera utile de bien anticiper le temps de recrutement et de développer avec les étudiants des logiques de co-construction sur l’expression des besoins."

Renforcer le rôle des bibliothèques universitaires. Il serait "extrêmement souhaitable" que les bibliothèques universitaires "soient intégrées dans les dispositifs et actions relevant de la pédagogie mais aussi de l’aide à la réussite des étudiants", par exemple en mettant en place un "tutorat dédié".

hybridation : Poursuivre la "montée en compétences des établissements"

Estimant qu’il n’est pas "inutile de creuser le sillon de l’innovation et de la transformation pédagogiques", le rapport préconise de "prévoir des modalités pédagogiques les plus variées possibles, dans le cadre d’une diversification des parcours et en s’appuyant sur 'une démarche compétences'". Ainsi, même si "l’objectif prioritaire reste bien le retour des cours en présence", le rapport estime que "rien n’interdit" de faire cours à distance, notamment avec "l’hybridation asynchrone qui permet de mutualiser les ressources pédagogiques et d’avoir un enseignement à la carte pour des publics spécifiques".

Ainsi, il encourage les établissements à poursuivre leur "montée en compétences" en termes "d’hybridation". Ce qui sous-entend "prévoir des investissements supplémentaires en termes d’équipement et de prendre en compte équitablement les différentes modalités d’enseignement". Et de donner plusieurs recommandations en ce sens :

  • "L’instruction d’un plan de formation généralisé des enseignants et des enseignants-chercheurs à la pédagogie du numérique et sa valorisation ;
  • Le renforcement des services d’appui pédagogique par des moyens humains supplémentaires : des postes d’ingénieurs pédagogiques et de techniciens audiovisuels sont particulièrement nécessaires car ces services ont été et sont sur-sollicités ;
  • L’équipement de salles et d’amphithéâtres en moyens de captation efficaces pour un mode d’enseignement diversifié dans les établissements, dans un plan global de remise à niveau,

  • Le développement des outils numériques, en s’appuyant sur le savoir-faire des BU et des learning centers ; le développement du wifi ;
  • La mise en place de 'politiques RH' des établissements sur la question de la prise en compte des enseignements dispensés à distance et mis à la disposition de 'qui le souhaite' ;
  • Le recensement, au niveau national, des plateformes de cours en ligne et des solutions de visioconférence afin de faciliter les échanges de bonnes pratiques et les mutualisations, l’idéal étant de trouver une classe virtuelle libre et nationale, voire européenne."
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Camille Mordelet, journaliste