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Home| Social / RH| Fonction publique| Dépêche n°654974

En Île-de-France, Valérie Pécresse entend poursuivre la transformation contestée de l’administration régionale

Alliée aux centristes, Valérie Pécresse (Libres, ex-LR) a été facilement réélue le 27 juin présidente de la région Île-de-France pour un second mandat qui débute officiellement ce 2 juillet 2021 avec l’installation du nouveau conseil régional. Peu de propositions RH dans son programme, l’élue préférant s’appuyer sur le bilan des réformes engagées depuis 2016 (temps de travail, déménagement du siège, QVT, égalité professionnelle). Un bilan contesté par la CGT et la FSU, qui déplorent une dégradation des conditions de travail des 10 000 agents et un sous-effectif récurrent dans les lycées.

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La présidente de la région Île-de-France, qui vient d'être réélue pour un deuxième mandat, entend poursuivre la maîtrise des dépenses de fonctionnement de l'administration régionale Droits réservés - DR - Epfif

Élue en 2015 avec à peine un point de plus que le socialiste Claude Bartolone, c’est cette fois avec une confortable avance que Valérie Pécresse (Libres !, ex-LR) a été réélue dimanche 27 juin à la tête du conseil régional d’Île-de-France (1). Avec, cette fois, le soutien de son prédécesseur, l’ancien président PS de la collectivité Jean-Paul Huchon (1998-2015).

Dans un contexte de très forte abstention (66 %), la liste "Île-de-France rassemblée" a obtenu 125 sièges, contre 53 pour la liste d’union de la gauche menée par l’écologiste Julien Bayou, 16 pour Jordan Bardella (RN) et 15 pour Laurent Saint-Martin (LREM) (lire sur AEF info). L’installation des 209 nouveaux conseillers régionaux et la réélection à la tête de la collectivité de Valérie Pécresse pour un nouveau mandat de 6 ans ont lieu ce vendredi 2 juillet.

réduire le train de vie de la région

Pour son mandat 2021-2026, la présidente sortante promet de poursuivre la baisse du train de vie de la région entamée en 2017 avec la réduction du parc automobile et le déménagement du siège de Paris à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Ce dernier s’est accompagné par la disparition des bureaux fermés (mise en place d’open spaces) et même par la fin des bureaux attribués ("flex office") dans certains services.

Valérie Pécresse souhaite à nouveau réduire les effectifs au siège et recruter des agents des lycées dans les nouveaux établissements scolaires. Parallèlement, elle promet d’embaucher près de 1 000 agents de sécurité dans le cadre d’une "police des transports unifiée". "En cinq ans, nous avons réalisé deux milliards d’euros d’économies sur le fonctionnement de la collectivité, assure-t-elle, interrogée par AEF info sur son programme pour le prochain mandat, avant son élection. La suppression d’un échelon hiérarchique a permis de responsabiliser les agents et de supprimer les doublons." (lire sur AEF info)

des sous-effectifs dans les lycées (CGT)

Un bilan contesté par la CGT, le premier syndicat de la collectivité, pour lequel les effectifs du siège n’ont pas baissé depuis 2015, contrairement aux annonces de l’exécutif. "Entre 2016 et 2019, date des derniers chiffres disponibles, nous avons constaté une explosion des embauches au siège sur des postes de catégorie A (+83 postes) au détriment des catégories B et C. Et bon nombre de ces recrutements ont pris la forme de CDD bien payés", affirme Julien Feuille, secrétaire général de la section CGT de la région et membre du comité technique. Ce recours accru aux contractuels est d’ailleurs revendiqué par l’exécutif. "Nous sommes passés de 13 % à 23 % de contractuels dans les effectifs du siège", souligne Valérie Pécresse, mettant en avant "la richesse des parcours et la variété des profils".

Dans les lycées, la CGT pointe la suppression des emplois d’avenir et la création de seulement 60 emplois dans trois nouveaux établissements. "C’est largement insuffisant pour remplacer les départs en retraite ou en mobilité, surtout quand on prend en compte les nombreux postes vacants, les restrictions médicales et les absences des agents pour raison de santé", détaille Julien Feuille. D’où une situation de sous-effectif récurrent dans ces établissements, également dénoncée par le Snuter-FSU, loin d’être compensée par l’embauche d’intérimaires depuis l’an dernier. La CGT demande à la place la création d’une équipe mobile de titulaires.

la QVT, un outil de communication ?

En matière de dialogue social, la cheffe de file de la droite francilienne insiste sur les six accords conclus en cinq ans, comme celui sur la qualité de vie et le bien-être au travail, signé par cinq syndicats (FO, Synper, FSU, Sud et Unsa, la CGT et la CFDT ayant refusé de s’y associer) (2) (lire sur AEF info). Ce texte vise à faciliter les relations entre les agents, à lutter contre les incivilités subies par les agents ou encore à prévenir l’absentéisme.

"La QVT est un instrument de communication pour l’exécutif qui ne remplit pas ses obligations en matière de santé au travail. Cet accord n’a pas été budgété et ne comprend pas de calendrier", déplore Charles Affaticati, représentant CGT au CHSCT. Et de citer le Duerp (document unique d’évaluation des risques professionnels), qui n’a pas été mis à jour depuis cinq ans et ne comprend de volet sur les RPS (risques psychosociaux).

Deux enquêtes sur des situations de souffrance au travail sont pourtant en cours à la suite de tentatives de suicide au Ceser et au pôle finances. En outre, le dispositif des assistants de prévention et de sécurité dans les lycées n’est que rarement activé, selon le syndicat.

un rattrapage salarial pour les femmes

L’analyse du premier mandat de Valérie Pécresse est très différente pour le Synper, arrivé en troisième position lors des dernières élections professionnelles. Le syndicat "maison" rappelle les nombreux accords signés et le "changement de culture d’entreprise" intervenu depuis 2016 "sans heurts, hormis quelques soubresauts, grâce au dialogue social". Le Synper salue notamment l’accord-cadre sur l’égalité professionnelle femmes-hommes signé avec cinq syndicats en 2017 (FO, Synper, SUD Éducation, Unsa Territoriaux, FSU) et l’obtention, trois ans plus tard, du label Afnor.

Parmi les mesures mises en place, figurent l’accompagnement des agentes de retour au travail après un congé maternité, le renforcement de l’accès des femmes à des postes d’encadrement ou encore la lutte contre les stéréotypes sexistes. Un rattrapage salarial a été décidé pour les catégories C qui exerçaient des fonctions de catégorie B et, en mai 2021, pour les catégories B qui avaient des responsabilités de catégorie A.

Devançant la loi Dussopt d’août 2019, l’exécutif a augmenté le temps de travail des agents du siège dès 2017 en les alignant sur la durée légale de 1 607 heures par an, malgré l’opposition des syndicats (lire sur AEF info). Une délibération sur les allègements accordés aux personnels techniques des lycées (ou sujétions) devra tout de même être prise d’ici à juin 2022. Ces derniers travaillent en effet en moyenne 1 568 heures par an en raison de la pénibilité de leurs métiers. Cette dérogation a été consentie par l’exécutif après la forte mobilisation des agents.

Parallèlement, plusieurs autorisations d’absence ont également été supprimées en début de mandat (journées mariage, déménagement…) pour aligner les règles de la région sur celles en vigueur dans la fonction publique de l’État. "Nous sommes désormais plus stricts que de nombreuses conventions collectives du privé", se félicite la présidente de région.

le télétravail généralisé

Parmi les mesures plus favorables aux agents, figurent la mise en place du Rifseep et l’expérimentation du télétravail en 2018 (lire sur AEF info). Une manière de faire passer auprès des agents du siège le déménagement des principaux locaux du siège de la région, plusieurs d’entre eux habitant au sud de Paris, loin de la Seine-Saint-Denis. Les télétravailleurs reçoivent une indemnité forfaitaire de dix euros par mois. Avant la crise sanitaire, environ 75 % des agents ayant des missions télétravaillables le pratiquaient jusqu’à deux jours par semaine. Ce taux est passé à quasiment 100 % au siège en mars 2020, en raison du confinement. Depuis le 30 juin, la règle fixée par la DGCL de trois jours de présence sur site par semaine est à nouveau appliquée.

"C’est le Covid qui a fait changer les mentalités. Avant la crise sanitaire, les télétravailleurs étaient parfois vus par les encadrants comme des tire-au-flanc, malgré les discours de l’exécutif", estime de son côté Charles Affaticati, secrétaire général adjoint de la section CGT de la région et membre du CHSCT.

Un paysage syndical éclaté

 

Lors des dernières élections professionnelles, organisées en décembre 2018, la CGT a obtenu 26 % des voix au comité technique (4 sièges). Suivent FO (20 %, soit 3 sièges), qui n’a pas souhaité répondre à nos questions, puis le Synper (17 %, 3 sièges), la CFDT (14 %, 2 sièges), la FSU (7 %, un siège), l’Unsa (5,6 %, 1 siège) et enfin Sud (5,5 %, 1 siège).

(1) Lors du second tour des élections régionales du 27 juin, la liste menée par Valérie Pécresse a obtenu 45,9 % des voix. Elle était soutenue par les partis politiques suivants : Libres !, Les Républicains, l’UDI, les Centristes, le Parti Radical, des élus Modem et Agir, le Mouvement écologiste indépendant, l’Union des Centristes et écologistes et le Parti de la Nature. La liste menée par l’écologiste Julien Bayou a, elle, obtenu 33,6 % des voix, devant Jordan Bardella (10,7 %) et Laurent Saint-Martin (9,6 %).

(2) Les autres accords portent sur l’efficacité du service public, l’égalité professionnelle femmes-hommes, le handicap, le sport et la reconnaissance des parcours syndicaux.

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