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Home| Social / RH| Formation professionnelle| Dépêche n°654640

"Les Transitions collectives ne produisent pas les effets désirés" (Hubert Mongon, UIMM)

"Bonne idée sur le papier", le dispositif des Transitions collectives est trop complexe et "ne produit pas les effets désirés", considère le délégué général de l’UIMM, Hubert Mongon, dans un entretien à AEF info. "Nous menons pour l’instant une réflexion en interne sur les propositions d’amélioration du dispositif", indique David Derré, directeur emploi-formation de l’union patronale. A contrario, la mise en oeuvre des mesures prévues par la convention conclue entre l’État et l’Opco 2i est jugée satisfaisante par les représentants de l’UIMM. "À fin juin, 30 M€ étaient déjà engagés auprès de 2 100 entreprises pour la formation de plus de 22 000 salariés, ce qui démontre que plus c’est simple, plus les entreprises s’emparent d’un dispositif !", souligne Hubert Mongon. David Derré rapporte par ailleurs la préoccupation majeure de son organisation au sujet du financement de l’apprentissage.

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"Toujours dans le cadre du plan de relance, nous allons plaider pour la baisse des impôts de productions", dit Hubert Mongon. © Blaise Lavigne

AEF info : La reprise a-t-elle eu lieu dans la branche comme cela semble le cas dans d’autres secteurs d’activité économique ?

Hubert Mongon : Nous sommes dans un contexte qui reste très contrasté, avec dans nos grands secteurs d’activité que sont l’automobile et l’aéronautique une situation différente. Dans l’aéronautique militaire, il y a eu de bonnes nouvelles qui permettent d’être optimiste pour les mois à venir. Dans l’aéronautique civile, la situation reste préoccupante, mais elle pourrait reprendre plus rapidement que prévu. Nous tablions sur une reprise activité qui ne pouvait avoir lieu avant 2025, hors l’explosion du trafic aérien en Asie, mais aussi en Amérique du Nord laissent espérer un redressement plus rapide. Aujourd’hui il n’y a qu’en Europe où l’activité est en dessous de la normale. Dès que les vols transatlantiques reprendront vraiment vers les USA, la situation évoluera. Nous pouvons peut-être espérer une reprise en 2023. Actuellement la filière continue de souffrir, l’important est de conserver les compétences, les qualités des process, mais aussi les commandes des grands donneurs d’ordre.

AEF info : Êtes-vous aussi optimiste pour le secteur de l’automobile ?

Hubert Mongon : Dans l’automobile, il faut gérer à la fois les impacts de la crise du Covid, et ceux liés à la transition écologique avec une chute importante de la production et des ventes de moteurs thermiques. Nous sommes particulièrement inquiets pour les sous-traitants de rang 2, 3 et 4. À horizon de 10 ans, 100 000 emplois pourraient être impactés par la restructuration de la filière, sous l’effet des politiques nationales et européennes. Les problématiques des fonderies ne sont qu’une illustration des difficultés que nous devrons gérer dans les prochaines années.

AEF info : Que préconisez-vous concrètement ?

Hubert Mongon : Le bilan carbone des voitures électriques n’est pas complètement satisfaisant, ce n’est un secret pour personne. Et il faut avoir en tête les conséquences sociales et politiques de ces choix. Nous demandons l’allongement des délais de mise en œuvre de ces nouvelles politiques, mais aussi l’accompagnement social de la transformation de l’activité de ces secteurs notamment dans le champ des compétences. Nous sommes en alerte maximum sur ces questions, les grands décideurs le savent, le gouvernement en premier lieu, nous devons maintenant passer à la phase de mise en œuvre.

AEF info : Quelle est la situation dans les autres secteurs d’activité couverts par la branche ?

Hubert Mongon : Quand on regarde les autres secteurs d’activité la situation est très contrastée, en raison notamment de la hausse des coûts des matières comme l’acier et certains produits comme les semi-conducteurs. Les difficultés d’approvisionnement et la perturbation du trafic maritime, l’incapacité de l’Asie à servir l’Europe, vont nous conduire pendant les 24 prochains mois à connaître des tensions très fortes sur nos capacités de production au moment où la demande va être très importante. Le marché mondial redémarre en même temps partout, et les politiques publiques vont avoir des conséquences importantes sur notre capacité à maintenir notre appareil de production. Il est donc très compliqué de savoir comment tout cela va se passer, avec en toile de fond l’hypothèse d’une quatrième vague de Covid qui viendrait encore assombrir la situation.

 

"L’activité moyenne dans nos métiers est proche de 95 %, mais dans certains secteurs nous sommes à 120 %"

Hubert Mongon

 

AEF info : Aujourd’hui, quel est le niveau d’activité dans vos métiers ?

Hubert Mongon : L’activité moyenne dans nos métiers est proche de 95 %, mais dans certains secteurs nous sommes à 120 %, ce qui pose d’autres questions en matière de recrutement et nous devons continuer à travailler sur l’attractivité des métiers industriels. Nous relancerons donc dans quelques jours une grande campagne de communication "Fier de faire" sur les réseaux, qui va creuser le sillon démarré en 2017 sur nos métiers. Nous relancerons aussi cette année avec la BPI le "French fab tour" dont nous sommes cette année le seul partenaire, avec 13 étapes qui débuteront à Metz le 13 septembre. C’est une opération lourde de sens au moment où la crise sanitaire a démontré à quel point il était important d’avoir un tissu industriel fort en France. Nous faisons tout pour que la rentrée de septembre se passe bien dans nos CFA, la demande de la part des jeunes est bonne, voire très bonne. Il faut accompagner et renforcer ce mouvement.

AEF info : Vous avez joué un rôle important dans l’élaboration du dispositif de reconversion Transco déployé dans le cadre des mesures de relance. Quel regard portez-vous sur son déploiement ?

Hubert Mongon : Comme l’APLD, il s’agit d’un dispositif de sortie de crise. Beaucoup d’entreprises ont signé des accords d’APLD, je le constate à l’occasion de chacun de mes déplacements, ce dispositif remplit donc ses objectifs même si toutes les sociétés signataires n’auront pas nécessairement besoin de l’activer. Il faut avoir à l’esprit que l’APLD a été et reste un vecteur d’alimentation du dialogue social, notamment dans des structures qui n’ont pas l’habitude de signer des accords.

Concernant le dispositif Transco nous avons œuvré pour que cette bonne idée sur le papier soit activée de manière satisfaisante. Au moment de son lancement, nous nous étions exprimés pour dire que ce dispositif était trop complexe à mettre en œuvre. Nous aurions aimé avoir tort mais avec le recul, on ne peut malheureusement que constater qu’il ne produit pas les effets désirés. Il faut donc reprendre rapidement tout cela car l’objectif est bien sûr intéressant.

AEF info : Au 27 janvier 2021, 84 dossiers Transco avaient été retenus par le ministère du Travail, savez-vous où nous en sommes aujourd’hui concernant leur mise en oeuvre ?

David Derré : Nous sommes sur un dispositif doté de 500 millions d’euros sur deux ans. Nous n’avons pas d’information remontant du terrain qui témoignerait d’un lancement significatif des projets menés dans le premier appel à manifestation d’intérêt. Le deuxième AMI devait être lancé en avril, mais ce n’est toujours pas le cas. Il faut simplifier le dispositif pour le rendre opérationnel, nous ferons des propositions dans ce sens.

Le principe sur le fond est bon, mais il faut lever tous les freins préalables à sa mise en œuvre, comme le fait de devoir signer un accord de GEPP au-delà du seuil de 300 salariés. Ces accords se déploient sur le long terme alors qu’il s’agit d’un dispositif conçu pour répondre à une situation d’urgence. Dans les entreprises moins importantes, il faut également signer un accord avec une consultation du CSE. Ces dispositions freinent le déploiement de Transco, une simple information et consultation du CSE devrait suffire. Nous menons pour l’instant une réflexion en interne sur les propositions d’amélioration du dispositif.

AEF info : Comment se déploie la convention que l’Opco 2i a signée avec l’État dans le cadre du plan de relance ?

Hubert Mongon : Nous avons une convention relance industrie avec un volet emploi et compétences pilotée par l’Opco 2i. L’État a conventionné au total pour un montant de 390 millions d’euros avec les Opco, dont 150 millions avec l’Opco 2i. À fin juin, 30 millions étaient déjà engagés auprès de 2 100 entreprises pour la formation de plus de 22 000 salariés, ce qui démontre que plus c’est simple, plus les entreprises s’emparent d’un dispositif !

Toujours dans le cadre du plan de relance, nous allons plaider pour la baisse des impôts de productions. Tous les efforts faits par le gouvernement ont porté leur fruit, mais nous sommes encore loin des niveaux d’exportation industriels de nos voisins. Les aides notamment sur ce point ne constituent que la moitié du chemin qu’il faudrait réaliser. Nous avons un sujet sur la compétitivité, nous sommes passés de 14 à 12,7 % de la part d’exportation sur la zone euro, nous avons donc perdu des parts de marché. Il y a aussi la question de l’innovation, il faut maintenir le crédit impôt recherche qui fonctionne et son développement est la solution pour produire des produits à haute valeur ajoutée. Nous devons soutenir l’investissement dans les entreprises 4.0, les mesures financières du gouvernement vont dans le bon sens."

AEF info : La crise actuelle a-t-elle fait évoluer les besoins en compétences de la branche ?

David Derré : Avant la crise sanitaire, nous devions réaliser 130 000 recrutements par an pour trois raisons principales. Premièrement le papy-boom qui a débuté il y a trois ans mais dont les effets perdurent. La deuxième raison est la transformation de nos métiers sous l’effet de la digitalisation, mais aussi de l’évolution des besoins en compétences dans différentes activités comme l’usinage ou la fonderie. Enfin, de nouvelles professions émergent dans le numérique, et ces différentes raisons font que la question des compétences est au cœur de nos préoccupations.

 

"Nous sommes extrêmement préoccupés par le volet financement de la réforme et de l’alternance"

David Derré

 

AEF info : Comment jugez-vous aujourd’hui la mise en œuvre de la réforme de la formation et de l’apprentissage prévue par la loi du 5 septembre 2018 ?

David Derré : Nous sommes extrêmement préoccupés par le volet financement de la réforme et de l’alternance que nous examinerons de très près, nous serons également extrêmement vigilants sur les questions de gouvernance. France compétences annonçait en décembre 2020 un déficit structurel de 1,2 milliard d’euros en 2021, il a été revu à la hausse à 2,5 milliards d’euros au début du mois de juin pour atteindre 3 milliards quinze jours plus tard, et les projections se rapprochent de 4 milliards… Cette trajectoire évolue négativement de mois en mois, c’est une préoccupation majeure sur laquelle l’État et les partenaires sociaux vont devoir se pencher.

Sur l’alternance nous avons soutenu l’aide aux employeurs qui a permis de maintenir, voire, de développer l’apprentissage. En 2020, 495 000 nouveaux contrats d’apprentissage ont été signés, mais si nous prenons en compte la baisse de 100 000 contrats de professionnalisation, le solde des créations pour ces deux dispositifs n’est que de 40 000 nouveaux contrats. C’est un solde positif mais qui reste relativement modeste par rapport aux attentes, si nous voulons progresser tout en maîtrisant le financement du dispositif, il va falloir revoir certaines variables de la réforme.

AEF info : Quelles sont les solutions que vous préconisez ?

David Derré : Dans ce type de situation, il est évident qu’il faut agir soit sur les recettes, soit sur les dépenses, soit sur les deux. De notre point de vue, il est inenvisageable d’augmenter la pression fiscale sur les entreprises. La contribution unique représente 1,68 % de la masse salariale (pour les entreprises de plus de 11 salariés), ce qui représente près de 10 milliards d’euros par an. Cette somme ne permet pas de financer la réforme. En plus, les entreprises se plaignent de ne pas avoir de retour sur investissement. Il s’agit de deux problématiques de fond à régler, nous avons engagé une réflexion sur les propositions que nous ferons dans le cadre des élections présidentielles. Pour nous, il est évidemment qu’il va falloir trouver des solutions sur le niveau des dépenses mais aussi sur la répartition des financements entre les dispositifs.

AEF info : Comment évaluez-vous le déploiement de Pro-A et de l’Afest ?

David Derré : Nous pensons que Pro-A est un dispositif judicieux. Il y a à peu près une cinquantaine de branches professionnelles qui ont signé un accord, mais nous avons été victimes du stop-and-go imposé par le ministère du Travail. Maintenant que les arrêtés d’extension sont majoritairement publiés, il va y avoir une réappropriation par les entreprises de Pro-A dans la mesure où les Opco et nos chambres syndicales feront sa promotion. Sur l’Afest, beaucoup d’acteurs tâtonnent, il faut laisser du temps aux entreprises et aux organismes de formation pour s’approprier le dispositif.

AEF info : Souhaitez-vous une nouvelle réforme de la formation professionnelle et de l’alternance après l’élection présidentielle ?

David Derré : Nous souhaitons une évaluation des dispositifs de la réforme avant de les pérenniser, de les remettre en cause ou de les modifier. Le plan de développement des compétences pour les entreprises de plus de 50 salariés n’est plus financé par les fonds mutualisés. Le PIC est doté de 15 milliards d’euros sur cinq ans, mais les difficultés de recrutement des entreprises perdurent. Les objectifs quantitatifs de formation des demandeurs d’emploi du gouvernement semblent atteints, mais nous sommes plus dubitatifs sur les sorties vers l’emploi.

Aujourd’hui nous ne voyons pas l’impact sur le marché du travail tant les besoins en recrutement des entreprises demeurent insatisfaits. Or, le cofinancement du PIC par la contribution unique pouvait être accepté par les entreprises à condition qu’il permette le retour sur le marché du travail de demandeurs d’emploi formés sur des compétences recherchées et, en cela, répondre aux besoins de recrutement des employeurs. La reprise économique accentuera le décalage entre l’offre et la demande sur le marché du travail, et donc les tensions sur de très nombreux métiers, ce qui interroge réellement sur l’efficacité du PIC.

 

"Les entreprises continuent de payer la contribution unique sans retour sur investissement"

David Derré

 

AEF info : Quelle analyse faites-vous de la progression du CPF ?

David Derré : Nous pouvons également nous interroger sur le CPF. Le gouvernement est satisfait avec une consommation en 2020 de 1,2 milliard d’euros de formation et une projection à 2 milliards en 2021, mais nous sommes un peu surpris par le niveau des dépenses consacrées aux langues ou au permis de conduire… Les entreprises continuent de payer la contribution unique sans retour sur investissement, et en plus, il leur est demandé d’abonder pour le CPF, de payer le restant à charge pour les contrats d’alternance, et enfin, pour les plus de 50 salariés, de financer leurs plans de développement des compétences. Les remontées du terrain par nos entreprises expriment de plus en plus leur mécontentement face à cette situation !

AEF info : Avez-vous lancé la réorganisation des associations paritaires régionales AR2i demandée par la DGEFP ?

David Derré : Notre Opco a été créé par un accord interbranches le 19 décembre 2018, il a été agréé par l’État le premier avril 2019, et quelques mois plus tard, l’arrêté d’extension du ministère du Travail excluait la délégation de la mission d’instruction des dossiers aux AR2i."Nous devons nous mettre en conformité avant le terme de la COM qui est fixé à la fin du mois de décembre 2022. Les partenaires sociaux signataires de l’accord ont décidé d’ouvrir un cycle de négociations pour se mettre en conformité avec cette demande de la DGEFP. La première réunion a eu lieu le 7 juin et nous avons encore trois réunions planifiées au second semestre.

AEF info : Avez-vous finalisé la renégociation de l’ensemble des accords conventionnels de la branche ?

Hubert Mongon : Nous rentrons dans la phase finale de négociation de ce grand chantier. Le texte relatif au "dialogue social" devrait être mis en réserve au début du mois de juillet. Le thème des rémunérations serait normalement mis en réserve avant la fin du mois de juillet. Le grand sujet à venir et qui nous occupera jusqu’à l’automne, c’est la protection sociale. Sur l’emploi et la formation nous avons un accord spécifique qui est applicable depuis le premier janvier 2020. Il arrivera à échéance à la fin de l’année 2023. D’ici la fin de l’année, nous procéderons aux arbitrages finaux et nous commencerons l’année prochaine le travail d’explication de ce nouveau cadre conventionnel. La grande convention nationale sera mise en œuvre à partir du 1er janvier 2024. Nous n’avons jamais été aussi proches du but. Il va bientôt falloir arrêter la "photo finale". Ce sera le cas en novembre prochain.

AEF info : Comment envisagez-vous de faire évoluer l’accord sur la formation et l’emploi ?

Hubert Mongon : Très honnêtement l’évolution du texte sur la formation ne devrait pas poser de difficultés, le texte actuel convient plutôt bien à la majorité de nos partenaires sociaux. Nous devrions donc rester sur la même trajectoire, sauf s’il y a une évolution législative d’ici là.

AEF info : Avez-vous avancé sur le chantier de la refonte des certifications de la branche ?

David Derré : Notre accord de branche prévoit de doubler le nombre de candidats à la certification d’ici la fin de l’année 2023, ce qui représente un objectif de 30 000 candidats. Cette ambition suppose une rénovation de grande ampleur de nos dispositifs qui prend plusieurs aspects. Premièrement, nous devons inscrire 100 % des 165 CQPM d'ici 2022 au RNCP ; à la fin de cette année, 95 devraient l’être, il en restera une cinquantaine à finaliser l’année prochaine. C’est un chantier gigantesque.

Ensuite, pour répondre à une exigence de France compétences, nous avons créé un référentiel d’habilitation (Certimetal) des organismes de formation qui préparent des candidats à nos certifications professionnelles, soit environ 400 organismes de formation. La mise en œuvre opérationnelle est fixée au premier janvier 2022. De plus, nous engageons un processus de professionnalisation des 59 chambres syndicales, centres de certification par délégation de la CPNEFP. Nous lançons à la rentrée une campagne de communication pour faire connaître nos dispositifs de certification professionnelle, aux prescripteurs, aux entreprises et à leurs salariés, avec des vidéos, des tests en ligne.

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Cédric Morin, journaliste