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Dans les écoles de l’Aisne, les réunions d’équipe se transforment en "communautés d’apprentissage professionnelles"

L’académie d’Amiens inscrit dans sa feuille de route RH le développement des "communautés d’apprentissage professionnelles". Cette nouvelle pratique, venue du Canada et expérimentée dans l’Aisne depuis trois ans, se distingue de la traditionnelle réunion d’équipe par sa méthodologie : les enseignants et le directeur d’école se fixent des objectifs pédagogiques "précis, mesurables et atteignables" sur une période de sept semaines. "La dimension coopérative permet de travailler sans jugement de valeur et d’aboutir à des changements de pratique", salue Raphaël Muller, recteur d’Amiens.

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L'école primaire du Centre à Soissons a constitué sa communauté d’apprentissage professionnelle. Droits réservés - DR

Octobre 2018. Douze directeurs d’école, conseillers pédagogiques et inspecteurs du département de l’Aisne découvrent lors d’un voyage d’études au Québec les "communautés d’apprentissage professionnelles" (CAP), une méthode de travail inventée par une autre province canadienne, l’Ontario.

"Les CAP ont pour vocation de permettre à une école de se concentrer sur les défis rencontrés par ses élèves afin de mieux les faire réussir", résume Laurent Pinel, adjoint au Dasen de l’Aisne pour le premier degré, lors d’un entretien avec AEF mi-juin 2021. "C’est aussi un moyen de faciliter la coopération pédagogique entre les enseignants".

Une communauté d’apprentissage réunit huit participants maximum. Les discussions partent des résultats des élèves et portent sur l’efficacité des interventions pédagogiques dans un domaine précis. Elles s’organisent autour de séances d’une heure à une heure et demie, pilotées par le directeur d’école et un conseiller pédagogique.

"En partant d’indicateurs fiables, issus des évaluations scolaires, les enseignants construisent une programmation de travail sur sept semaines, généralement pour un cycle", décrit Laurent Pinel. "Ils se retrouvent au bout de cinq semaines pour échanger sur les élèves fragiles et renforcer leur action auprès d’eux durant les deux dernières semaines". La séance conclusive permet de déterminer si les "cibles d’apprentissage" fixées au début ont été atteintes.

Discussions courageuses

"Ces séances de travail se déroulent sans aucun jugement entre les collègues : ce sont des discussions courageuses comme disent les Québécois", témoigne Paula Zakrewski, directrice de l’école primaire d’application du centre-ville de Soissons. Courageuses, c’est-à-dire sans non-dit, sans jugement de valeur et sans blocage. "Pour y parvenir, il faut d’abord travailler sur le sentiment d’appartenance à l’école et développer une culture commune très forte", souligne la directrice. "D’ailleurs, tout ce qui est construit lors des CAP est archivé dans la mémoire de l’école".

Les sujets traités sont très concrets : "associer un nombre à sa position en cycle 2", "améliorer le geste d’écriture en cycle 3" ou "reproduire un assemblage au cycle 1". Et la démarche est plébiscitée par la plupart des enseignants de l’école d’application. "Les collègues trouvent que les réunions sont enfin utiles, c’est-à-dire qu’elles sont efficaces et permettent de gagner du temps sur le travail en classe", rapporte Paula Zakrewski.

Les "discussions de stationnement", une autre expression québécoise, sont proscrites. Pas question de faire du sur place ! "On a arrêté de chercher des excuses ailleurs pour expliquer les difficultés des élèves : plutôt que de parler de leurs problèmes familiaux ou du manque de matériel, on cherche des solutions".

Un état d’esprit remarqué par le recteur d’Amiens, Raphaël Muller. "C’est la dimension participative des CAP qui nous conduit à souhaiter leur élargissement en les inscrivant dans notre feuille de route RH", explique-t-il. "C’est un levier parmi d’autres pour renforcer les échanges entre pairs et trouver des solutions collectivement", ajoute-t-il.

L’académie intègre l’apprentissage de cette méthodologie dans son programme de formation continue. Il s’agit toutefois d’une expérimentation, qui fera l’objet d’un bilan en 2024, en mesurant l’évolution des résultats des élèves.

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Sylvain Marcelli, journaliste