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Home| Social / RH| Politiques de l’emploi| Dépêche n°652739

"La 1re place de la CFDT nous engage à nous positionner comme le leader du mouvement syndical français" (L. Berger)

"La première place de la CFDT nous engage à nous positionner comme le leader du mouvement syndical français", réagit auprès d’AEF info, Laurent Berger, au lendemain de la publication des résultats de représentativité syndicale qui conforte la première place dans le privé de la confédération obtenue lors de la pesée de 2017 devant la CGT. "Ce n’est pas de l’arrogance de notre part, mais le syndicalisme se doit de répondre présent et d’être moins éparpillé qu’il ne l’est aujourd’hui. Ma responsabilité est aussi de rassembler en respectant chacun", ajoute le secrétaire général de la CFDT. Il assure que son organisation est disposée "à plus travailler avec l’Unsa, avec la CFTC, et tous ceux dans d’autres organisations qui partagent des objectifs clairs au bénéfice des travailleurs".

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Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT Anne Bruel / InfoCom CFDT

AEF info. La CFDT confirme sa première place dans le secteur privé. Quelle première réaction avez-vous ?

Laurent Berger. C'est évidemment une grande satisfaction. Il y a quatre ans, la CFDT est devenue la première organisation syndicale française dans le secteur privé, c’était historique. Depuis, nous avons essayé d’assumer nos responsabilités et nous constatons que nous nous sommes ancrés à cette première place. C’est aujourd’hui, une confirmation. Les travailleurs confirment par leur vote, leur confiance dans les organisations qui agissent au quotidien. Au-delà de la satisfaction, c’est aussi une grande reconnaissance à l’égard des militants qui font le job et font progresser les droits des travailleurs…

AEF info. Comment analysez-vous la forte baisse de la participation observée sur ce dernier cycle électoral ?

Laurent Berger. Deux éléments peuvent expliquer cette baisse de la participation. En premier lieu, d’une manière générale, à chaque évènement démocratique, élection après élection, on constate une forte abstention, et cela doit nous alerter collectivement. Ensuite, les ordonnances de 2017 ont supprimé les délégués du personnel et contrairement à ce que disait la ministre du Travail de l’époque, les entreprises n’ont pas joué le jeu en faisant le minimum et en n’installant pas de représentants de proximité. En pratique, le lien qui existait entre les salariés et leurs représentants s’est distendu et cela se voit dans la participation aux élections professionnelles. C’est une des raisons pour lesquelles nous demandons que les ordonnances soient aujourd’hui revues…

AEF info. Ces derniers résultats de représentativité montrent aussi une grande stabilité des équilibres au sein du syndicalisme français qui demeure très éparpillé… Est-ce satisfaisant ?

Laurent Berger. En 2017, c’était l’inversion du rapport de force syndicale avec un pôle réformiste et une CFDT qui avaient progressé. Aujourd’hui, la CFDT a une importante responsabilité sur l’évolution du syndicalisme français. En tant que président de la CES, je ne peux pas dire que le syndicalisme français est satisfaisant. On doit faire beaucoup mieux et pour cela, il faut prendre en compte plusieurs éléments.

Il existe incontestablement un effet Covid. Nous observons un frémissement d’attentes des salariés vis-à-vis des organisations syndicales. Ces attentes sont d’autant plus marquantes que nous sommes face à une crise sanitaire certes, mais aussi au-devant de difficultés économiques et sociales qui vont perdurer. Et tout cela, sur fond d’une transformation profonde du monde du travail. Il y a donc une grande responsabilité pour les organisations syndicales à être présentes auprès des salariés.

AEF info. Comment être présents en étant divisés ?

Laurent Berger. La première place de la CFDT nous engage à nous positionner comme le leader du mouvement syndical français. Ce n’est pas de l’arrogance de notre part, mais le syndicalisme se doit de répondre présent et d’être moins éparpillé qu’il ne l’est aujourd’hui. Ma responsabilité est aussi de rassembler en respectant chacun. Le statu quo observé est aussi la démonstration que ceux qui ne font pas partie des cinq représentatifs n’y sont pas encore et en sont encore très loin. Pour certaines organisations, à ce rythme-là, il leur faudra encore quinze ans avant d’être représentatives. Et quand elles le seront, 'so what', que se passera-t-il ?

Les défis sont les cinq ans qui viennent pour les travailleurs. Nous avons besoin de travailler ensemble et de se rapprocher, sans nier ce qui nous singularise les uns et les autres. Depuis le début de mon mandat, je revendique une forme de différence syndicale, mais il n’est pas vrai qu’il existe aujourd’hui huit formes de syndicalisme en France.

AEF info. Votre prédécesseur, François Chérèque avait invité la CFTC à rejoindre la CFDT qui avait sèchement réagi. Certains à la CFE-CGC et à l’Unsa ont été tentés par une fusion qui a avorté très rapidement. Dans le passé récent, les logiques de rapprochement d’organisations ont grandement échoué. Comment voyez-vous ce type de rapprochement aujourd’hui ?

Laurent Berger. L’idée n’est pas d’appeler certains à revenir à la maison ou d’autres à fusionner, mais d’assumer le fait qu’il existe une forme de syndicalisme qui a la confiance des travailleurs, avec une organisation leader dans ce pôle. Il faut que nous travaillions ensemble sur le fond. Je suis ouvert à plus travailler avec l’Unsa, avec la CFTC, et tous ceux dans d'autres organisations qui partagent des objectifs clairs au bénéfice des travailleurs. Pour résumer, avec tous ceux qui veulent construire, au-delà des chapelles, un syndicalisme plus puissant et plus utile aux travailleurs.

AEF info. Peut-on être "utile aux travailleurs", s’ils ne participent pleinement au mouvement syndical ?

Laurent Berger. Je fais aussi un appel aux travailleurs de ce pays : Vous faites confiance aux organisations syndicales en votant pour elles. Vous placez nettement la CFDT comme première organisation, alors adhérez ! Rejoignez-nous, non pas pour entrer dans un moule mais pour construire et renforcer le syndicalisme du XXIe siècle.

AEF info. La syndicalisation en France est à l’arrêt aujourd’hui. Comment remédiez à cette situation ?

Laurent Berger. Cet appel aux salariés à nous rejoindre implique trois fondamentaux. Le premier concerne la CFDT directement. Nous avons raison de dire que notre objectif de 10 % d’augmentation du nombre d’adhérents d’ici le prochain congrès de 2022 est percuté par le Covid, mais cela ne suffit pas à expliquer le fait que nous ne l’atteindrons pas (1).

Il faut que nous soyons beaucoup plus accueillants, ouverts et volontaristes dans la proposition de l’adhésion. Nous devons faire notre mue pour regarder quels services proposer ou comment accueillir des engagements à géométrie variable pour les travailleurs sur tous les sujets qui les intéressent, que ce soit le travail, l’emploi, l’exclusion, les inégalités, mais aussi l’écologie, les questions sociétales ou encore les luttes contre l’extrême droite ou le racisme.

AEF info. Et au-delà de la seule CFDT, quels sont les autres fondamentaux  ?

Laurent Berger. Il y a une responsabilité claire du patronat. Le patronat doit intégrer le fait que l’organisation syndicale qui s’ancre à la première place est la CFDT avec sa vision de respect dans les relations sociales et son exigence sur la qualité des propositions et des compromis. Au-delà, il faut que le patronat accepte que le syndicalisme est un fait naturel partout et qu’il n’est pas une verrue dont il faut se débarrasser !

Enfin, il faut que les pouvoirs publics soient en capacité de tenir un discours extrêmement clair sur l’importance du syndicalisme. On pourrait certes rêver à un appel à la syndicalisation des salariés comme l’a fait récemment le président Biden, mais plus vraisemblablement, il faut que les pouvoirs publics s’engagent et favorisent l’adhésion syndicale. Je remets sur la table la question du chèque syndical qui constitue une contribution des employeurs en faveur de la syndicalisation.

Nous sommes à ce moment de l’histoire où il faut que chacun des acteurs économiques, politiques et sociaux assume sa responsabilité pour aller de l’avant et installer le syndicalisme du XXIe siècle.

(1) Selon la dernière certification de ses comptes rendue publique le 21 mai 2021, la CFDT fait état de 610 144 adhérents en 2020 contre 625 525 en 2019, soit une baisse de 2,45 %. La confédération affichait l’année dernière une quasi-parité avec 51 % de femmes et 49 % d’hommes.

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Jérôme Lepeytre, journaliste