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Home| Ville intelligente| Ville intelligente| Dépêche n°652634

Au Pavillon de l’Arsenal, une exposition revient sur les "controverses esthétiques" de Paris

À partir de mercredi 26 mai, le Pavillon de l’Arsenal accueille l’exposition "La beauté d’une ville - Controverses esthétiques et transition écologique à Paris". Il s’agit d’un des "trois livrables" de la démarche du "manifeste pour une nouvelle esthétique parisienne" que la ville a engagée en novembre, explique Emmanuel Grégoire, premier adjoint, à la veille de l’ouverture de l’événement. Alors que l’exécutif subit une vague de critiques sur sa gestion de l’espace public, il rappelle que "les controverses esthétiques ont toujours été centrales dans les réflexions sur les systèmes urbains".

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Patrick Bloche, président du Pavillon de l'Arsenal, Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la maire de Paris, et Ariel Weil, maire de Paris Centre, à la veille de l'ouverture de l'exposition "La beauté d'une ville - Controverses esthétiques et transition écologique". Illustrant les débats sur la végétalisation de la ville, une prairie éphémère a été installée dans le Pavillon. AEF - EB

Qu’est-ce qui fait la beauté d’une ville ? Le Pavillon de l’Arsenal a réuni des architectes, écrivains, philosophes, historiens, paysagistes, artistes, écologues, sociologues, urbanistes… pour tenter d’esquisser une réponse à cette question. Leurs contributions - 56 au total - sont réunies dans un ouvrage intitulé "La beauté d’une ville - Controverses esthétiques et transition écologique à Paris", qui accompagne l’exposition du même nom, ouverte au public à compter de mercredi 26 mai 2021 (1).

"La thématique [de l’esthétique parisienne] connaît une grande actualité depuis quelques semaines, pas forcément sous l’angle qu’on avait imaginé", admet Emmanuel Grégoire à la veille de l’ouverture, évoquant un sujet "éruptif, qui mobilise les passions".

Une résonance particulière

L’exposition avait en effet été annoncée en novembre, à l’occasion de la présentation par l’exécutif parisien de son futur "manifeste pour une nouvelle esthétique parisienne" (lire sur AEF info), mais elle trouve une résonance particulière alors que l’équipe d’Anne Hidalgo fait face, sur les réseaux sociaux, à une vague de critiques sur sa gestion de l’espace public, en particulier sur la propreté des rues sous le #saccageParis. Le "terme en lui-même connoté politiquement", relève Emmanuel Grégoire, qui dénonce les "intentions politiques claires" de ses utilisateurs. "Ces polémiques sur la propreté de Paris y sont consubstantielles, c’est inhérent aux grandes villes qui vivent", insiste le premier adjoint, en charge notamment de l’urbanisme et de l’architecture, tout en assurant ne "rien ignorer de la réalité" de la capitale. "Il y a pour la beauté de Paris un attachement universel qui nous oblige et nous honore."

S’il n’est "pas neutre", ce sujet de l’esthétique parisienne n’est pas non plus nouveau puisqu’il a été "controversé au fil des siècles", souligne pour sa part Patrick Bloche, président du Pavillon de l’Arsenal et adjoint à la maire de Paris en charge de l’éducation, de la petite enfance, des familles et des nouveaux apprentissages, jugeant "utile, souhaitable, et peut-être indispensable d’avoir en ce début du XXIe siècle, juste avant la révision du PLU qu’on veut bioclimatique (lire sur AEF info), ce moment déterminant". Car "au-delà de règles d’urbanisme nouvelles, le PLU a aussi pour objectif de rendre la ville plus belle", et la beauté est un concept "subjectif par nature", justifie-t-il.

Des "adaptations en urgence"

"Les controverses esthétiques ont toujours été centrales dans les réflexions sur les systèmes urbains", fait valoir Emmanuel Grégoire, rappelant que l’exécutif entend "accompagner les transformations de la ville", avec "le souci de faire concilier exigences environnementales, attractivité et qualité de vie autour de la ville du quart d’heure". Autant d’enjeux qui poussent à s’interroger sur l’architecture, mais aussi sur l’espace public et les mobiliers urbains. "À travers le manifeste, la révision du PLU et la modification de tous les textes à vocation réglementaire de la ville, nous avons l’occasion de nous nourrir de [notre] héritage patrimonial historique et de nous projeter dans l’accélération de ces enjeux", explique-t-il.

Une accélération qui a d’ailleurs été visible à travers les réponses à la crise, estime de son côté Ariel Weil, maire de Paris centre. Les terrasses éphémères, tout comme les coronapistes ou les "coronatrottoirs", ont été des "adaptations en urgence de la ville à des phénomènes exceptionnels", considère Emmanuel Grégoire. Fortement critiquée, la couleur des pistes cyclables temporaires est fixée par le Code de la route, rappelle-t-il. "Fallait-il y renoncer au titre de l’inesthétisme des aménagements ?", lance-t-il. Charge à la municipalité, dans le cadre de la pérennisation de ces aménagements, de leur donner "un esthétisme digne de Paris".

Des "lignes directrices esthétiques assez agiles" ont ainsi été proposées pour les terrasses éphémères, et concernant la végétalisation des pieds d’arbres, "la maire a demandé une stratégie de reprise en main par la ville pour ce qui n’a pas fonctionné" dans le cadre des permis de végétaliser, indique-t-il. Si "la minéralisation de Paris est l’un des facteurs les plus contributeurs au phénomène d’îlot de chaleur urbain", la végétalisation est "l’enjeu le plus structurant et le plus difficile", car elle suppose de "casser les références esthétiques historiques, et pose des problèmes immenses d’accessibilité, de conception et d’entretien", fait valoir le premier adjoint.

Sept thématiques

L’exposition propose d’explorer "l’ensemble de visions, de règles, de techniques constructives et de pratiques quotidiennes en évolution constante" qu’englobe la beauté, à un parcours autour de sept thématiques : la géographie (autour du rôle de la Seine) ; la morphologie urbaine (équilibre entre nouveau et vieux Paris) ; l’urbanité (paysage du piéton "du trottoir aux squares, de l’affichage à l’art, des rues aux espaces partagés", la tradition horticole et le paysagisme, les formes du mouvement, la place de l’art) ; les architectures (évolution des règlements…) ; la "disparition des aménités" (Seine, bâtiments de stock, réseaux, etc.) ; la place du vivant ; l’hospitalité ("capacité de la ville à accueillir, protéger mais aussi à laisser la possibilité à toutes et tous de s’y reconnaître").

(1) Et jusqu'au 26 septembre.

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Emilie Buono, journaliste