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Certification B Corp et société à mission, "deux démarches à mener en parallèle" (Élisabeth Laville, Utopies)

"Nous avons la conviction que B Corp et la société à mission sont deux démarches à mener idéalement en parallèle pour se mettre sur les bons rails permettant de maximiser l’impact positif de l’entreprise", déclare Élisabeth Laville, fondatrice du cabinet Utopies, lors du webinaire "B Corp & société à mission : quelles différences et complémentarités ?" le 25 mai 2021. Usant d'une métaphore maritime, elle identifie la mission à un cap et B Corp à un outil de navigation. Mirova et Chiesi témoignent de l’utilité de B Corp à l'international et s'interrogent sur une harmonisation européenne.

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"Si la raison d’être définit le cap, le label B Corp est un outil de navigation" selon Elisabeth Laville, fondatrice du cabinet de conseil Utopies. Unsplash - Maël Balland

Le label américain B Corp et l’entreprise à mission, telle qu’elle découle de la loi Pacte, sont "deux démarches complémentaires", pour Élisabeth Laville, fondatrice du cabinet de conseil Utopies, qui a organisé le 25 mai dernier un webinaire intitulé "B Corp & société à mission : quelles différences et complémentarités ?". Les deux dispositifs "ancrent et protègent la mission au cœur de l’entreprise, avec une approche qui permet de transformer les activités en créant un cadre positif pour l’entreprise et la société".

Des temporalités différentes

"Dans les deux cas, on a aussi, potentiellement, des dispositifs qui peuvent prévenir et atténuer les risques de mise en cause de la responsabilité de l’entreprise pour inaction sur les sujets climatiques et sociétaux", poursuit la dirigeante. Mission et B Corp se distinguent néanmoins en ayant une "temporalité un peu différente". Dans le cadre de la loi Pacte, "on commence par rédiger la raison d’être, puis on modifie ses statuts et c’est dans le temps que l’on va être à la hauteur de cette qualité puisque c’est grâce à la mise en place du comité de mission, de l’audit de l’organisme tiers indépendant (OTI) que l’on va justifier de cette qualité de société à mission". Élisabeth Laville ajoute : "on verra d’ailleurs si, dans quelques années, certaines sociétés à mission se verront retirer cette qualité pour non-respect de leurs obligations d’inscription dans la gouvernance".

En revanche, pour obtenir la certification B Corp, il faut avoir la note minimale de 80/200 quand on remplit le questionnaire de l’organisation (appelé "BIA" ou B Impact Assessment), puis modifier ses statuts et payer les frais d’audit. "Pour beaucoup d’entreprises, c’est déjà un objectif en soi d’atteindre les 80 points et ensuite de recertifier tous les trois ans", indique la fondatrice d’Utopies. Il est d’ailleurs "courant de voir des entreprises s’engager sur les deux démarches en même temps, commençant par la société à mission et poursuivant par la certification BCorp" sur du plus long terme. Le groupe Rocher est par exemple devenu société à mission fin 2019 et a annoncé que l’ensemble de ses entités serait certifié B Corp en 2030.

Cap et outil de navigation

Car c’est également une autre différence des deux approches selon la consultante. Dans son déploiement, la société à mission est plus verticale et descendante car "le groupe s’engage sur des objectifs qui doivent cascader" vers toutes les filiales. Avec B Corp, il y a d’abord une certification des business units les plus avancées, qui va "remonter vers le reste du groupe, car à un moment, une grande partie de son chiffre d’affaires" proviendra de ces branches labellisées.

"Nous avons la conviction que B Corp et la société à mission sont deux démarches à mener idéalement en parallèle pour se mettre sur les bons rails permettant de maximiser l’impact positif de l’entreprise", affirme Élisabeth Laville. "Si la raison d’être définit le cap, le label B Corp est un outil de navigation qui assure la robustesse et la cohérence des pratiques pour éviter de perdre ce cap… ou pour être sûr de l’atteindre à bonne allure sans rencontrer d’obstacle en route !"

10 % des entreprises à mission sont aussi B Corp

Pour Augustin Boulot, délégué général de B Lab France, cette métaphore maritime est éloquente. De concert, mission et label B Corp permettent "à la fois de fixer le cap en s’appuyant sur ce nouvel outil juridique qu’est la société à mission, tout en gardant les mains sur son outil de navigation pour progresser en permanence". Depuis un an, il le constate : "le nombre d’entreprises qui se lancent dans les deux démarches ne cesse d’augmenter !"

Emery Jacquillat, PDG de la Camif, société à mission certifiée B Corp, et président de la Communauté des entreprises à mission, peut le quantifier. "On aurait pu penser que la crise du Covid et l’affaire Danone soient des freins" au développement de l’entreprise à mission, mais "pas du tout". Entre le premier (lire sur AEF info) et le deuxième baromètre de l’Observatoire des sociétés à mission (lire sur AEF info), "nous avons doublé en quatre mois le nombre d’entreprises" ayant ce statut. Parmi les 166 sociétés à mission recensées aujourd’hui par l’Observatoire, "10 % sont aussi B Corp", affirme le patron. "Et il y a en presque autant qui sont en chemin pour obtenir la labellisation B Corp. On voit donc la complémentarité des approches."

"Un traître à la patrie"

"Nous avons engagé et annoncé les deux démarches en même temps, c’est-à-dire en novembre de l’année dernière", témoigne Philippe Zaouati, CEO de Mirova, qui est donc une société à mission certifiée B Corp. "Comme nous sommes 'purpose native', le décalage a été moins prégnant", indique-t-il. En tant qu’investisseurs, il y avait un besoin de "cohérence entre ce que nous demandons aux entreprises et ce que nous faisons pour nous-mêmes". La particularité de Mirova est d’être affiliée à Natixis, qui elle-même se trouve dans le groupe BPCE, et aucune de ces entités n’est engagée dans ces démarches. "Il a fallu les convaincre", reconnaît Philippe Zaouati.

Le dirigeant précise aussi qu’en novembre il a rédigé un post sur Linkedin pour annoncer le statut et la certification. "J’ai eu quelques commentaires pour me dire que j’étais un traître à la patrie, pour me dire 'la société à mission suffit largement, pourquoi se vendre aux Américains ?'", plaisante-t-il. Mais ce type de remarque "rejoint les questions que nous avons avec Olivia Grégoire sur la souveraineté européenne des normes. Nous devons traiter ce sujet : faut-il créer demain un cadre d’analyse européen ?" "Pour être honnête, l’une des raisons essentielles pour Mirova de lancer les deux en même temps, c’est la dimension internationale de B Corp car l’entreprise à mission n’est pas connue de nos parties prenantes locales aux États-Unis, à Singapour ou encore en Amérique latine."

Harmoniser la mission en Europe ?

Problématique similaire pour Patrice Carayon, président France de Chiesi, un laboratoire pharmaceutique italien, présent dans 25 pays. "Pour nous, la première étape a été la certification B Corp en 2019 afin de traduire les attentes du groupe vis-à-vis des filiales. À chaque filiale ensuite de dessiner son chemin." Depuis avril, la filiale française de Chiesi est donc certifiée B Corp, avec le statut de société à mission.

"L’articulation entre les différentes normes m’intéresse. Il y a un vrai sujet européen pour parler entre filiales de la même chose car la 'società benefit' en Italie n’est pas l’entreprise à mission en France !" Emery Jacquillat signale qu’en novembre se tiendra le premier congrès européen des entreprises à mission.

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