Continuer sans accepter

Bonjour et bienvenue sur le site d’AEF info
Vos préférences en matière de cookies

En plus des cookies strictement nécessaires au fonctionnement du site, le groupe AEF info et ses partenaires utilisent des cookies ou des technologies similaires nécessitant votre consentement.

Avant de continuer votre navigation sur ce site, nous vous proposons de choisir les fonctionnalités dont vous souhaitez bénéficier ou non :

  • Mesurer et améliorer la performance du site
  • Adapter la publicité du site à vos centres d'intérêt
  • Partager sur les réseaux sociaux
En savoir plus sur notre politique de protection des données personnelles

Vous pourrez retirer votre consentement à tout moment dans votre espace « Gérer mes cookies ».
Revenir en haut de la page

L’apprentissage, "formidable vecteur d’égalité pour les étudiants" mais "surcharge administrative" pour les établissements

Alors que la CPU a lancé une enquête sur l’apprentissage dans le supérieur, la mission d’information du Sénat sur les conditions de vie étudiante auditionnait, le 20 mai 2021, des acteurs du secteur. L’apprentissage, qui s’est fortement développé depuis 2018, se révèle être, pour ces derniers, un "formidable vecteur d’égalité", qui favoriserait l’employabilité des étudiants et une rémunération plus élevée pour les jeunes diplômés. Ces offres de formation souffrent néanmoins d’un sous-encadrement pédagogique et d’une surcharge administrative que les établissements peinent à assumer.

   Merci de découvrir AEF info !

Cette dépêche est en accès libre.

Retrouvez tous nos contenus sur la même thématique.

Tester AEF info pendant 1 mois
Test gratuit et sans engagement
  • Thématiques
  • Coordonnées
  • Création du compte

Thématiques

Vous demandez à tester la ou les thématiques suivantes*

sur5 thématiques maximum

1 choix minimum obligatoire
  • Enseignement / Recherche
  • 👁 voir plus
    ✖ voir moins

Fréquence de réception des emails*

Un choix minimum et plusieurs sélections possibles. Vous pourrez modifier ce paramétrage une fois votre compte créé

Un choix minimum obligatoire

* Champs obligatoires

Coordonnées

Renseignez vos coordonnées*

Veuillez remplir tous les champs
Votre numéro de téléphone n'est pas valide

* Champs obligatoires

Création de compte

Tous les champs sont obligatoires
Votre adresse e-mail n'est pas valide
Seulement les adresses e-mails professionnelles sont acceptées

Cette adresse vous servira de login pour vous connecter à votre compte AEF info

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont au moins 1 chiffre
Ces mots de passe ne correspondent pas. Veuillez réessayer

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont 1 chiffre

En validant votre inscription, vous confirmez avoir lu et vous acceptez nos Conditions d’utilisation, la Licence utilisateur et notre Politique de confidentialité

* Champs obligatoires

Valider

Merci !

Nous vous remercions pour cette demande de test.

Votre demande a été enregistrée avec l’adresse mail :

Nous allons rapidement revenir vers vous pour vous prévenir de l’activation de votre nouvel accès.

L’équipe AEF info


Une erreur est survenue !

Une erreur est survenue lors de l'envoie du formulaire. Toutes nos excuses. Si le problème persiste, vous pouvez nous contacter par téléphone ou par email :
 service.clients@aefinfo.fr  01 83 97 46 50 Se connecter

La mission d'information du Sénat sur les conditions de la vie étudiante auditionnait, le 20 mai 2021, les acteurs de l'apprentissage et des chercheurs sur le salariat étudiant. Droits réservés - DR

"Vraie démocratisation de l’accès aux études supérieures", "formidable vecteur d’égalité", les acteurs auditionnés le 20 mai 2021, par la mission d’information du Sénat sur les conditions de vie étudiante ont dressé un tableau favorable des offres de formation en apprentissage dans le supérieur, qui se sont particulièrement développées depuis 2018. Ils évoquent un "changement des mentalités" survenu ces dix dernières années au sein des équipes pédagogiques, dû principalement à une insertion professionnelle qui serait facilitée avec l’apprentissage ou l’alternance.

l’apprentissage "assure une insertion plus rapide"

Pour Frédéric Sauvage, président de l’Association nationale pour l’apprentissage dans l’enseignement supérieur (Anasup), ces types de formations permettent surtout aux étudiants apprentis – dont 30 à 40 % sont boursiers – de "ne pas choisir entre un petit boulot et des études", et d’éviter des abandons précoces, contrairement à ce qui est observé avec le salariat étudiant (lire sur AEF info).

"Sans l’apprentissage, une fraction très importante de nos apprentis n’aurait pas suivi d’études supérieures", abonde Muriel Jougleux, vice-présidente "Partenariats et professionnalisation" de l’université Gustave Eiffel (Marne-la-Vallée). L’apprentissage permet ainsi de financer les études "dans des missions en adéquation avec les projets professionnels des étudiants, avec des rythmes adaptés. La tension entre emploi et études est très largement aménagée". "L’apprentissage les rassure sur leur employabilité et assure une insertion plus rapide à des niveaux de rémunérations un peu supérieurs à ceux des étudiants en formation initiale", indique-t-elle.

"La crise a beaucoup impacté les apprentis"

 

Si les étudiants en apprentissage de l’université Gustave Eiffel ont moins souffert économiquement de la crise sanitaire que les étudiants qui ont perdu leurs jobs, ils ont exprimé des sentiments d’isolement pour 20 % d’entre eux, de mal-être et de surcharge de travail. 38 % des apprentis étaient en télétravail complet et seuls 56 % ont eu un contact régulier avec leur maître d’apprentissage. "On a été amené à mettre en place des dispositifs d’aide spécifique", indique Muriel Jougleux.

"La crise a beaucoup impacté les apprentis, qui cumulent les problématiques des jeunes travailleurs et des étudiants : on a eu des cas difficiles à gérer, avec des étudiants parfois sans nouvelles de leur entreprise, ou du CFA qui a mis du temps à se réorganiser, explique Aurélien Cadiou, président de l’Association nationale des apprentis de France (Anaf). Il y avait ainsi beaucoup d’incertitudes sur l’ouverture ou non de leur lieu de travail, le passage ou non en télétravail, la modification des calendriers de formation, etc."

À CY Cergy université, des mesures ont été prises, grâce à la CVEC, pour aider les apprentis à prendre en charge leurs loyers et leurs dépenses de transport. "La rémunération parfois ne suffit pas et il est important d’offrir un soutien de la part des équipes pédagogiques et des CFA sur le plan social", estime France Vélazquez, vice-présidente déléguée à la formation professionnelle de l’établissement, pour qui il reste encore "beaucoup à faire" sur les aides aux logements et pour les transports.

Une surcharge pour les équipes administratives et pédagogiques

Il reste encore des "pans entiers" d’enseignements où l’apprentissage n’est pas développé, notamment en SHS, "et au vu des profils des jeunes, il y aurait nécessité à booster l’alternance", estime Frédéric Sauvage. "On ne le dit jamais assez, mais c’est une modalité pédagogique intéressante, qui permet de faire réussir les étudiants." Mais encore faut-il, selon lui, "savoir construire des rythmes d’alternance et des modalités pédagogiques attrayantes" : "l’enseignement magistral, c’est compliqué face à des publics d’apprentis qui ont des responsabilités et de l’autonomie. Il faut savoir aller les solliciter dans leurs expériences."

Autre limite importante, celle de l’encadrement pédagogique qui nécessite des enseignants "en nombre", pour accompagner et tutorer les étudiants. Il faut ainsi "reconnaître l’investissement pédagogique" des enseignants, tant pour Frédérique Sauvage que pour France Velasquez, cette dernière regrettant la tendance à valoriser uniquement l’aspect recherche et les publications scientifiques. À Gustave Eiffel-Marne-la-Vallée, une politique de rémunération incitative a été mise en place auprès des responsables de formations et des secrétariats pédagogiques qui ont fait le choix de ces formations en apprentissage.

Celles-ci génèrent en effet des surcharges de travail sur le plan pédagogique et administratif qui viennent aggraver la situation de sous-encadrement chronique des établissements, relève Muriel Jougleux. "La réforme de 2018 avait promis une forme de simplification, mais force est de constater que sur l’aspect administratif, ce n’est pas au rendez-vous. Pour les établissements qui opèrent directement la contractualisation des apprentis, il y a une surcharge de travail pour les conventions avec les opérateurs de compétence par exemple." Des incertitudes subsistent également quant à la rémunération "correcte" de l’apprentissage, ce qui "freine aujourd’hui les perspectives de développement", voire amène l’université à s’interroger sur son maintien à plus long terme dans l’offre de formation.

à lire aussi
Fermer
Bonjour

Vous souhaitez contacter

Sarah Bos, journaliste