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Une année dans les écoles de Roubaix (1er épisode) : la lutte contre le décrochage scolaire, une "priorité absolue"

Les écoles, collèges et lycées de Roubaix (Nord), quasiment tous en éducation prioritaire, concentrent un grand nombre de difficultés scolaires. Mais ces établissements se caractérisent aussi par l’énergie considérable déployée par les enseignants, directeurs, chefs d’établissement, inspecteurs, pour faire mentir les déterminismes sociaux et économiques qui frappent de nombreux élèves. AEF info est parti en reportage auprès de ces acteurs de terrain pour raconter leur quotidien, leurs difficultés mais aussi leurs petites et grandes victoires. Cette série d’articles fera l’objet de publications au fil de l’eau sur un an, à raison d’une par mois. Premier épisode : la lutte contre l’évitement et le décrochage scolaire, deux phénomènes plus marqués qu’ailleurs.

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Souvent qualifiée de ville la plus pauvre de France, Roubaix cumule les difficultés sociales, économiques et scolaires. Flickr - Diego BIS, CC

À Roubaix, "les résultats des élèves, à tous les niveaux d’enseignement, restent globalement faibles", constatait en juin 2019 un rapport des inspections générales sur "l’efficacité des politiques publiques" déployées dans la ville. Alors que la majorité des écoles et des collèges sont classés en REP+, 36,7 % des élèves qui entrent au CP ont des difficultés en français et 37,5 % en mathématiques. Le nombre d’élèves en retard à l’entrée en sixième est "particulièrement élevé". Les résultats au brevet des collèges marquent aussi, selon le rapport, un écart "alarmant" avec les résultats académiques.

Pour corriger cette situation, les inspections générales formulent 28 recommandations, sur l’accompagnement pédagogique, l’orientation, l’amélioration du climat scolaire ou encore la coordination entre les acteurs du système éducatif. "Ces recommandations sont toutes engagées, même s’il nous reste des marges de progrès", souligne deux ans après Jean-Yves Bessol, Dasen du Nord, lors d’un entretien avec AEF info mi-juin 2021. Parmi ces recommandations, "la lutte contre l’absentéisme et l’évitement scolaire est une priorité absolue", souligne-t-il.

Roubaix en quelques chiffres

 

La ville de Roubaix (96 000 habitants) compte environ 28 000 élèves, de la maternelle au postbac (STS et CPGE). L’indice de position sociale (IPS) moyen est moins élevé qu’ailleurs : il est de 72 dans le premier degré contre 97 dans le département, de 76 en collège contre 98 dans le Nord. Sur les 49 écoles publiques, 43 sont classées en REP+ tandis que 6 des 7 collèges publics sont en REP+. 46,3 % de la population n’est titulaire d’aucun diplôme ou seulement du brevet des collèges.

Une "réticence à la scolarisation"

Selon le rapport des inspections générales, la population roubaisienne manifeste "de multiples formes de réticence à la scolarisation voire de refus de la scolarisation", ce qui se traduit par une entrée tardive à l’école maternelle et une assiduité qui souffre "de nombreux accommodements".

Le taux de scolarisation des enfants de 2 à 5 ans est inférieur à Roubaix de 3,5 points à celui de la métropole lilloise selon, l’Insee. Les enfants de moins de trois ans sont peu nombreux à être inscrits à l’école (14,5 % à la rentrée 2018 dans l’enseignement public contre 38 % en moyenne dans les écoles REP et REP+ du département). Le rapport explique cette situation par "certaines caractéristiques sociales et culturelles", "en particulier le nombre important de femmes seules et/ou sans emploi pour qui la maternité représente un élément déterminant de leur statut social".

Le rapport pointe aussi "des accommodements avec les exigences de l’école en matière d’assiduité". Des établissements scolaires sont frappés par un "absentéisme endémique". Certains collèges sont dans une situation "préoccupante" : le collège Sévigné déclare par exemple un taux moyen d’absentéisme de 15 % en 2017-2018 (à comparer à un taux national en collège de 3,2 %). Les absences sont plus nombreuses en fin d’année scolaire mais aussi au moment de la rentrée, en raison de retours tardifs de familles parties "au pays".

"Des difficultés tellement lourdes que l’école passe après"

Cependant, les acteurs de terrain rencontrés par AEF expliquent aussi l’absentéisme par des raisons économiques et sociales. "Je ne parlerais pas d’évitement scolaire mais d’un niveau de priorité différent par rapport aux attentes de l’Éducation nationale", indique François Pinchemel, président de la FCPE au collège Baudelaire. "Je l’observe à travers les commissions éducatives ou les conseils de discipline : des élèves expliquent qu’ils ne viennent pas certains jours à l’école parce qu’il faut aller visiter le frère en prison", donne-t-il comme exemple.

 

"Pour certains gamins, la vie est tellement compliquée qu’ils ne sont pas disponibles pour les apprentissages"

Un enseignant de primaire

 

"Des familles rencontrent des difficultés tellement lourdes que l’école passe après", analyse Djamila Catrice, directrice de l’école élémentaire Lavoisier. Et de citer des "problèmes de logement, d’accès à l’hygiène, des problèmes financiers, d’accès au travail, un taux de chômage énorme". "Pour certains gamins, la vie est tellement compliquée qu’ils ne sont pas disponibles pour les apprentissages", confirme un enseignant qui a exercé en CP et en CE1 dédoublés. Il évoque notamment "des enfants battus", une élève victime de sévices sexuels ou "des collégiens qui vendent de la drogue dans la rue comme dans The Wire" (1).

La crise sanitaire a renforcé l’absentéisme

 

Lors du premier confinement, au printemps 2020, plusieurs centaines de familles ont perdu tout contact avec l’école, handicapées par un manque d’équipement informatique. Puis, au moment où les établissements ont rouvert leurs portes en mai et juin, de nombreux parents roubaisiens ont hésité à renvoyer leur enfant en classe, craignant que celui-ci ne ramène le virus dans un foyer où se côtoient parfois plusieurs générations. "Plus d’un mois après la réouverture, seuls 2 700 enfants ont été accueillis, soit un quart des écoliers roubaisiens", rapportait La Voix du Nord dans un article le 19 juin 2020.

Pour inciter les parents à rescolariser leurs enfants mais aussi lutter contre la précarité alimentaire, la municipalité a instauré la gratuité de la cantine à partir de fin mai. Les familles ont retrouvé progressivement le chemin de l’école. Près de 150 visites à domicile ont été effectuées en juin 2020 par des médiateurs scolaires, débouchant sur une centaine de retours à l’école. Une petite fille a par exemple été ramenée en classe par ses deux grandes sœurs, qui ont été contactées via l’ENT du collège : une manière de contourner une carence parentale.

Une procédure en trois temps

Malgré ce tableau très sombre, tous les acteurs en sont convaincus : pour que les élèves s’en sortent, il faut qu’ils viennent à l’école et tirent profit des apprentissages. L’Éducation nationale prend donc le problème de l’absentéisme à bras-le-corps, en systématisant une procédure en trois temps. "Premier niveau, l’établissement alerte la famille. Deuxième niveau, si rien ne change, j’envoie un courrier de rappel à la loi. Troisième niveau, je saisis la justice", décrit Jean-Yves Bessol. Entre septembre 2020 et juin 2021, le Dasen a ainsi envoyé 509 courriers de rappel à la loi. Dans la moitié des cas, cela a suffi pour faire revenir les enfants à l’école. Dans l’autre moitié, il a fallu mobiliser la "cellule de prévention de l’évitement scolaire".

Mise en place en janvier 2019 (lire sur AEF info), cette structure réunit la préfecture, la mairie, l’inspection académique et la CAF. Son objectif : retrouver les enfants qui ne sont inscrits nulle part ou qui sont durablement absents de leur école, sans explication des parents. Elle traite ainsi des situations de déscolarisation, d’absentéisme, de décrochage, d’instruction à domicile ou de scolarisation dans le privé hors contrat. Sa méthode : croiser les fichiers qui recensent les enfants et contacter les familles pour leur demander de s’expliquer.

En dernier recours, la saisie du procureur

"Cette cellule de lutte contre l’évitement nous permet de raccrocher des situations qui seraient restées dans une zone grise", souligne Guillaume Delbar, maire (divers droite) de Roubaix, lors d’une conférence de presse organisée fin avril 2021 sur le sujet. De nombreux cas sont réglés de cette manière. Il est d’ailleurs rare qu’il faille saisir la justice : la cellule a effectué quatre signalements au procureur en 2020-2021.

 

"Quand le signalement arrive, du temps a déjà passé. Or le temps joue contre nous…"

Carole Étienne, procureure de la République

 

Lors de cette même conférence de presse, la procureure de la République, Carole Étienne, rappelle que priver un enfant d’instruction est une infraction pénale. Elle plaide pour une amélioration de l’efficacité de la procédure de saisine de ses services. "Quand le signalement arrive, du temps a déjà passé", souligne-t-elle. "Or le temps joue contre nous…" Car, parfois, les autorités perdent la trace des enfants. Un exemple : cinq petits Roubaisiens étaient déclarés en instruction à la maison depuis plusieurs années. Cette déclaration n’ayant pas été renouvelée, la ville a engagé un contrôle à domicile mais a trouvé porte close, trois fois de suite. La police est passée, sans plus de succès. Le père des enfants a finalement appelé le commissariat pour expliquer que ses enfants étaient "partis avec leur mère" à l’étranger mais il n’a pas donné d’adresse pour les joindre. Cette situation a fait l’objet d’un signalement au procureur.

Vigilance sur les motifs de l’école à la maison

 

La montée en puissance de l’instruction en famille fait l’objet d’une attention particulière des pouvoirs publics : en quatre ans, le nombre d’enfants concernés est passé de 69 à 191 à Roubaix. Une hausse des déclarations qui s’explique en partie par le passage de l’obligation scolaire à l’âge de trois ans. Mais pas seulement : le rapport des inspections générales cite, pour le premier comme le second degré, un "motif de nature confessionnelle, qu’il soit ou non explicite".

"La majorité des situations concerne des familles de culture musulmane, qui invoquent la plupart du temps le manque d’autorité et le laxisme de l’école, les mauvaises fréquentations, les risques encourus par leur enfant en termes de violence", relèvent les auteurs du rapport. "Les inspecteurs, qui effectuent les visites à domicile, relèvent que si les familles concernées n’avancent jamais de motifs religieux, elles affichent les signes d’une pratique rigoriste de l’islam", soulignent-ils toutefois.

Les classes relais pour raccrocher les décrocheurs

La politique de lutte contre l’évitement scolaire va de pair avec le renforcement de la lutte contre le décrochage : il ne suffit pas de s’assurer que les enfants soient inscrits à l’école, il faut s’assurer qu’ils y fassent leur "métier d’élève" afin de progresser dans leurs apprentissages. Deux types de structures remplissent une mission de "raccrochage" à Roubaix : les classes relais (un dispositif national) et le "service d’accueil des collégiens en exclusion" (une expérimentation locale).

Depuis la publication du rapport des inspections générales, "les deux classes relais de Roubaix ont été reboostées grâce à de la formation, un accompagnement spécifique et un recrutement fléché", explique Jean-Yves Bessol. Ces classes relais accueillent des collégiens en risque de déscolarisation, en raison de manquements graves et répétés au règlement intérieur, d’un absentéisme chronique ou d’une démotivation face aux apprentissages. Ces élèves signent un contrat d’engagement avant d’entrer dans ce dispositif. "L’idée, c’est de leur redonner envie de revenir à l’école, que ce soit dans leur classe ou dans une autre voie de formation, par l’apprentissage par exemple", développe le Dasen.

 

"L’idée, c’est de redonner envie aux élèves de revenir à l’école, que ce soit dans leur classe ou dans une autre voie de formation"

Jean-Yves Bessol, Dasen du Nord

 

Ces classes peuvent accueillir une douzaine d’élèves, durant une période de six semaines. Au total, en prenant en compte les actions de tutorat et le suivi par la MLDS, une centaine de collégiens sont accompagnés chaque année dans le cadre de la politique de prévention du décrochage scolaire.

Avec quels résultats ? En 2018-2019, selon les inspections générales, "29 élèves sont retournés dans leur collège d’origine après leur sortie de la classe relais, 29 élèves sont passés en classe supérieure et trois élèves de troisième ont fait une demande afin d’être orientés en lycée professionnel (CAP)."

Le "SACE" pour remettre les exclus dans le droit chemin

Les élèves exclus de leur établissement (temporairement ou définitivement) sont quant à eux orientés vers le "service d’accueil des collégiens en exclusion" (SACE). "Ces élèves sont sanctionnés parce qu’ils ont commis des violences ou insulté un professeur", explique Johanna Buchter, sous-préfète chargée du territoire roubaisien de janvier 2020 à août 2021 (2). "Avec eux, il faut reposer les principes, les règles, le respect des adultes", ajoute-t-elle.

Ce "SACE" a été créé il y a trois ans par l’Association d’éducation et de prévention, en partenariat avec quatre collèges roubaisiens, grâce à un cofinancement de l’État et du département. "L’idée de départ était de travailler avec les exclus temporaires sur les problématiques de violence et de passage à l’acte", explique Mourad Chikhi, directeur adjoint de l’association. Dans cette première mouture de l’expérimentation, les élèves, mis à l’écart de leur collège pendant deux à cinq jours, suivaient des cours de français, de mathématiques et de technologie le matin, et bénéficiaient l’après-midi d’ateliers de sophrologie, de boxe éducative et de gestion des émotions.

Un accompagnement musclé pour les récidivistes

Mais ce modèle de prise en charge s’est heurté au problème de la récidive : que faire des collégiens exclus plusieurs fois de suite ou exclus définitivement de leur établissement ? Pour eux, l’objectif est de "préparer la re-scolarisation", explique Mourad Chikhi. Le responsable associatif a donc renforcé l’accompagnement en le faisant passer de quelques jours à plusieurs semaines. Les élèves mettent à profit ce moment hors du système scolaire pour travailler sur leurs centres d’intérêt et tenter de dessiner un projet d’orientation. Les temps collectifs (cours, ateliers de gestion des émotions, etc.) sont complétés par trois rendez-vous individuels par semaine et par une visite à domicile, pour impliquer les parents.

Fin avril, le "service d’accueil des collégiens en exclusion" suivait 90 exclus temporaires (surtout des élèves de 5e et 4e) et 20 exclus définitifs (4e et 3e, autant de garçons que de filles). La participation des élèves se fait sur la base du volontariat mais la plupart jouent le jeu, conscients que c’est leur dernière chance de se raccrocher à l’école. L’accompagnement se prolonge au moins quatre semaines après la réintégration de l’élève dans un nouvel établissement. Avec ce nouveau dispositif, le taux de récidive est "très faible", affirme l’Association d’éducation et de prévention.

Le deuxième épisode de notre série "Une année dans les écoles de Roubaix" sera publié en décembre 2021 : il décrira le fonctionnement et les projets phares mis en œuvre dans le cadre de la Cité éducative depuis la labellisation de la ville en 2020.

(1) Cette série TV écrite par David Simon décrit avec précision les conséquences du trafic de stupéfiants à Baltimore aux États-Unis.

(2) Elle a été remplacée en septembre 2021 par Sonia Hasni.

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