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Home| Social / RH| Politiques de l’emploi| Dépêche n°652244

"Nous allons renforcer nos équipes dédiées aux entreprises" (Nadine Crinier, Pôle emploi Île-de-France)

"Nous allons renforcer nos équipes dédiées aux entreprises", déclare Nadine Crinier, directrice régionale Île-de-France de Pôle emploi. Une centaine de conseillers supplémentaires vont rejoindre les équipes entreprises en 2021, dans le cadre d’un redéploiement interne. Nadine Crinier a pris ses fonctions en février 2021, après avoir été directrice de Pôle emploi Hauts-de-France. Dans une interview accordée à AEF info, elle commente la situation du marché du travail en Île-de-France. D’après l’enquête BMO, les projets de recrutement sont en légère baisse dans la région par rapport à 2019, mais l'Île-de-France reste "en première position des intentions d’embauche".

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Nadine Crinier, directrice régionale de Pôle emploi Île-de-France depuis février 2021. Pôle emploi IDF

AEF info : L’étude BMO (Besoins en main-d’œuvre) de Pôle emploi a été publiée récemment. Quels sont les résultats pour l’Île-de-France ?

Nadine Crinier : Cette enquête montre que l’Île-de-France reste en première position des intentions d’embauche, avec 477 300 projets de recrutement. Par rapport à 2019, cela représente un léger recul, d’un peu plus de 3 % des intentions des entreprises. Cela reste minime au regard de la crise sanitaire et de ses conséquences économiques. Il est important de souligner cette dynamique, alors que la région a été fortement affectée par la crise.

Paris continue à peser pour 30 % des intentions d’embauches. Mais, avec 147 000 projets, le territoire parisien enregistre une baisse de 15 % par rapport à 2019. Les Hauts-de-Seine, département qui représente un poids de 18 %, perd 2 %. Ces deux départements restent, toutefois, des poids lourds en matière de recrutement. Paris est touché en raison de la présence des activités de services aux entreprises qui ont vu leur volume d’affaires baisser. Le territoire souffre aussi de la chute du nombre de touristes et de visiteurs étrangers.

Les Yvelines connaissent également une baisse de presque 10 %. En revanche, trois départements progressent nettement : la Seine-Saint-Denis (+13,2 %), portée par le BTP, la Seine-et-Marne (+12,7 %) et le Val-de-Marne (+13,9 %).

Ces projets d’embauche doivent permettre une mobilisation de tous dans une période où la crise sanitaire a pu isoler certaines personnes auxquelles il nous faut proposer un accompagnement spécifique.

AEF info : Justement, l’enquête porte aussi sur les difficultés de recrutement pressenties par les entreprises. Elles sont en baisse. Quelles sont les spécificités de la région ?

Nadine Crinier : Le nombre de projets pour lesquels les employeurs craignent des difficultés est effectivement en baisse. Et plus fortement en Île-de-France qu’au niveau national. Les chefs d’entreprise projettent dans près de trois cas sur dix des difficultés de recrutement, c’est une baisse par rapport à 2019. Les employeurs constatent qu’il y a des personnes disponibles, avec des expériences récentes sur le marché du travail. Par ailleurs, les difficultés liées au recrutement sont plurielles. On peut citer notamment la mobilité, la pénibilité des métiers, l’attractivité…

La difficulté de recrutement est la plus forte (48 % des projets pressentis comme difficiles) dans le secteur de la construction, qui souffre d’un manque d’attractivité. Nous nous sommes rapprochés, depuis plusieurs mois, des branches pour travailler sur l’information sur les métiers, le développement des compétences, les POE (Préparation opérationnelle à l’emploi) et l’apprentissage.

Les services sont aussi concernés (37 % de difficultés pressenties). Nous avons un programme très important sur le numérique, premier secteur à identifier ce manque. Il n’y a pas assez de personnes formées initialement donc il s’agit d’amener d’autres profils vers ce secteur qui recrute. Nous avons un programme de formation avec l’Opco [Atlas], via des POE. Nos équipes dédiées "entreprises" travaillent aussi pour redéfinir le niveau de qualification demandée. Il y a une forte demande de séniors, de bac+3, qui ne sont pas sur le marché. Pour répondre à leurs besoins, les entreprises doivent s’ouvrir à accepter d’autres profils. La formation et l’apprentissage sont pour cela des moyens intéressants.

Enfin, dans l’industrie manufacturière, il existe un sujet de pérennisation des compétences. Les contrats aidés CIE jeunes doivent permettre aux entreprises de recruter des jeunes n’ayant pas eu la possibilité de faire un stage ou d’avoir une première expérience.

AEF info : La région est aussi très concernée par les postes dans l’hôtellerie-restauration. Les contours de la reprise, notamment du tourisme international, sont encore flous…

Nadine Crinier : L’hôtellerie-restauration ressort toujours comme un des plus gros secteurs d’embauche dans notre région. Nous sommes en contact régulier avec les représentants du secteur et ils prévoient une reprise plus progressive qu’ailleurs.

Nous comptons 62 000 demandeurs d’emploi dans le secteur. Pôle emploi mène avec le Conseil régional Île-de-France une politique de formation ambitieuse pour anticiper les besoins des établissements à moyen et à long terme avec 4 000 places de formation disponibles d’ici fin 2021 (soit 2 000 de plus que l’année précédente). À ces stagiaires prochainement formés viendront s’ajouter ainsi 2 000 personnes qui sortiront de formation d’ici fin juillet, un vivier de compétences auxquelles des emplois seront rapidement proposés.

En complément de ces actions de formation et quand cela est nécessaire, nous travaillons également à un réentraînement aux gestes professionnels. Ces formations sont destinées à des publics de permittents ou de demandeurs d’emploi de longue durée avec une expérience dans le secteur. Particulièrement utiles pour les personnes de ce secteur qui n’ont pas travaillé depuis un an, elles leur permettront de revoir les gestes et postures professionnels et de préparer leur future rencontre avec des employeurs. Ce programme sera complété d’actions d’adaptation au travers de préparations opérationnelles à l’emploi.

AEF info : Comment s’organise Pôle emploi pour répondre aux besoins de recrutement des différents secteurs ?

Nadine Crinier : Nous allons renforcer nos équipes dédiées aux entreprises. 700 conseillers sont actuellement dédiés aux relations avec les entreprises. Leur nombre va être augmenté d’une centaine en 2021. Selon la tendance économique et les besoins, ces équipes pourront être également renforcées en 2022. Il s’agit d’un redéploiement en interne. Nous étions un peu en dessous des autres régions par rapport à des repères que nous avons au sein de Pôle emploi. Nous procédons à un rééquilibrage.

La hausse du nombre de demandeurs d’emploi de longue durée est plus forte dans notre région qu’ailleurs, avec +37 % sur un an. La concurrence va être accrue pour eux, face à des personnes qui sont plus proches de l’emploi. C’est un contexte inédit pour la région Île-de-France, qui connaissait du chômage de longue durée mais pas à ce haut niveau. Le sujet est donc de faire bénéficier les chômeurs de longue durée de tous les dispositifs que nous proposons.

En corollaire, les conseillers dédiés aux entreprises pourront proposer leurs candidatures. C’est cette personnalisation qui permettra d’améliorer leur chance de retour à l’emploi.

AEF info : Quels sont les objectifs en matière de formation pour cette année ?

Nadine Crinier : Nous proposons 145 000 places de formation. Ce nombre inclut les formations financées dans le cadre du Pric, le socle acheté par la région et le socle acheté par Pôle emploi. Notre force est de ne plus travailler en silo mais de concevoir un programme, en adéquation avec les territoires et les besoins des entreprises. Nous avons, aussi, repris une animation des organismes de formation. Le conseil régional et Pôle emploi Île-de-France, en tant qu’acheteur de formation, vont dans le même sens et c’est un travail qui doit se poursuivre dans le temps. Avec le conseil régional, nous avons actualisé les besoins de formations pour le second semestre.

AEF info : Est-ce qu’il y a suffisamment de demandeurs d’emploi intéressés pour pourvoir ces places ?

Nadine Crinier : Quand on a vécu dans un monde économique donné, changer son orientation et ses projets n’est pas chose aisée. Toutefois, le rôle d’un conseiller Pôle emploi est de donner à voir ce marché du travail qui a évolué.

Le conseiller accompagne les bénéficiaires : connaître les offres, tester des hypothèses de parcours, repérer les compétences transférables, faire une immersion, s’adapter ou se former dans l’emploi, c’est là toute l’expertise de nos conseillers. La boîte à outils n’a jamais été aussi étendue pour réaliser ces parcours : CIE, apprentissage, emplois francs.

AEF info : Comment se déploient les emplois francs ? Le démarrage du dispositif était un peu lent…

Nadine Crinier : Dans la région, nous visons 7 300 emplois francs sur l’année 2021. Nous étions à 5 572 en 2020 et 6 497 en 2019. Il y a les emplois francs et emplois francs+, pour les jeunes. C’est une mesure assez simple à activer pour les employeurs, à partir du moment où ils ont connaissance que la personne recrutée est domiciliée en QPV (quartier prioritaire de la politique de la ville).

AEF info : Comment se déroule le Plan jeunes, en particulier l’AIJ ? Comment s’articule le travail avec les missions locales ? Elles sont notamment chargées d’évaluer les besoins financiers dans le cadre de la nouvelle aide accordée aux jeunes en AIJ.

Nadine Crinier : Depuis le début de l’année, 11 000 jeunes sont accompagnés dans ce cadre, en Île-de-France. 238 conseillers sont dédiés à l’AIJ dans la région. Un renfort d’un peu plus de 100 conseillers est intervenu en 2020.

Nous avons une bonne articulation entre AIJ et Garantie jeunes. C’était une volonté commune, dès le départ, avec les missions locales. Nous continuons à orienter vers les missions locales les jeunes qui ont une difficulté sociale. Nous accompagnons en AIJ des jeunes qui ont d’abord une problématique d’emploi, même s’ils peuvent rencontrer ponctuellement quelques freins périphériques.

Il y a, dans ce plan, une aide financière prévue pour les jeunes en AIJ qui rencontrent une difficulté ponctuelle. Cela peut être, par exemple, un besoin d’argent pour faire réparer un véhicule. Cette aide permet de débloquer une situation qui empêche une entrée en formation ou un retour vers l’emploi.

Mission locale et Pole emploi travaillent ensemble à un diagnostic commun pour délivrer cette aide financière. Le jeune est au centre des préoccupations, pas les institutions.

AEF info : Pour l’accompagnement global, il y avait quelques difficultés du côté des départements à mettre en place les ressources nécessaires pour former des binômes avec les conseillers Pôle emploi. Où en est-on ?

Nadine Crinier : La situation est inégale selon les territoires. Nous sommes convaincus de ce "un pour un", qui permet une réponse rapide et efficace. Nos directeurs territoriaux sont en contact permanent avec les départements pour faire progresser la mise en place de ces binômes. Même dans les situations où cela n’est pas encore possible, un fonctionnement a été trouvé. Cela permet de débloquer un besoin urgent de soin, d’alimentation ou de logement… Ces dispositions ne sont toutefois pas aussi efficaces que le binôme.

La stratégie pauvreté permet aux départements dans le cadre de la contractualisation d’avoir des renforts. Dans le Val-d'Oise, par exemple, il y a des moyens supplémentaires pour tendre vers ce "un pour un". Nous sommes tous, Pôle emploi comme les départements, convaincus que c’est la solution.

AEF info : La question de la mobilité des demandeurs d’emploi est un thème important, notamment dans le cadre de la stratégie pauvreté. Avez-vous des dispositifs spécifiques dans ce domaine ?

Nadine Crinier : Nous lancerons, à l’automne, un appel d’offres pour un diagnostic mobilité. Ce conseil en mobilité permettra de cartographier les leviers et les freins pour garantir au moment de la reprise d’emploi ou de la formation la durabilité du projet. Nous travaillons en complémentarité avec le conseil régional.

Actuellement, des solutions matérielles de mobilité peuvent être proposées dans les agences Pôle emploi : prêts de mobylettes, de véhicules dans le cadre de subventions qui sont à leurs mains.

AEF info : Que va changer le déconfinement pour les agences Pôle emploi IDF dans les prochaines semaines ?

Nadine Crinier : Le déconfinement à Pôle emploi est basé sur une progressivité en fonction des différents paliers sanitaires. Un retour à un fonctionnement classique pourrait intervenir en juillet.

AEF info : Les nouvelles règles de calcul du SJR doivent s’appliquer au 1er juillet 2021. Comment préparez-vous la mise en place de cette réforme de l’assurance chômage, tant au niveau des conseillers que des demandeurs d’emploi ?

Nadine Crinier : Nous avons une préparation très importante. Les demandeurs d’emploi concernés reçoivent des courriers d’information. Les conseillers, eux, sont formés. Le programme est en cours de déploiement. Nous serons prêts au moment du déploiement de la réforme.

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