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Home| Social / RH| Formation professionnelle| Dépêche n°652194

Innovation dans les CFA (4/5) : comment le suivi de l’apprenti et le lien avec l’employeur sortent renforcés de la crise

Alors que la deuxième année scolaire marquée par la crise sanitaire s’achève et que la rentrée de septembre se prépare dans l’incertitude, la formation à distance semble faire durablement son entrée dans les CFA. Dans cette quatrième dépêche d’une série de cinq, AEF info sonde les têtes de réseau sur des modalités pédagogiques introduites par la loi "Avenir professionnel" et déployées au sein des CFA à la faveur de la crise sanitaire. Le dernier volet abordera la manière dont la formation à distance permet de diversifier le public et d’accroître les effectifs d’apprentis.

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L'une des avancées indéniables liées à la crise réside dans l'usage du numérique pour communiquer au quotidien avec les alternants. Pexels - Ketut Subiyanto

Alors qu’elles avaient jusque-là peu été mises en œuvre, deux dispositions prévues par la loi "Avenir professionnel" de 2018 ont trouvé à s’appliquer dans le contexte de crise sanitaire. Il s’agit à la fois de l’individualisation des parcours des apprentis et du principe d’entrées et sorties permanentes du parcours de formation en apprentissage. Le déploiement de la formation à distance et des outils numériques a en effet conduit les CFA à s’adapter davantage aux besoins des apprentis et à leur permettre de commencer leur formation tout au long de l’année.

Le contexte a également transformé la relation que le centre de formation entretient avec l’apprenti, mais aussi avec la famille de ce dernier et son employeur. Une transformation qui pourrait bien s’ancrer dans le temps.

individualisation des parcours

L’adaptation des parcours aux besoins de chaque jeune avait commencé dans certains CFA avant la crise, mais cette dernière a permis d’aller plus loin. "Au sein de CCI France, la totalité de nos diplômes était faite pour être modularisée et pouvoir s’adapter complètement à l’individu, explique Delphine Billaux, chargée de mission formation professionnelle au sein de la tête de réseau. La crise a accéléré le rythme et a permis d’ancrer l’individualisation et l’accompagnement personnalisé comme des modalités essentielles."

Le déploiement de la formation à distance rend ainsi possible l’adaptation au cas par cas, résume Évelyne Coré, directrice du Centre national pédagogique des MFR. "On met à disposition les contenus et le jeune va les chercher quand il peut. Les séquences pédagogiques disponibles sur la plateforme 'MFR à la maison' permettent ainsi de développer les notions d’individualisation et de soutien sur des temps asynchrones, que le jeune soit dans les locaux de la maison familiale ou chez lui."

classes inversées

 

Autre modalité pédagogique dont la crise sanitaire a accéléré le déploiement : la classe inversée. Une tendance liée à la formation à distance qui incite les formateurs à davantage demander aux jeunes de participer. "C’était déjà un mouvement de fond avant la crise, mais on va peut-être aller davantage vers la classe inversée, prévoit Pascal Picault, premier vice-président de la Fnadir. On n’est plus sur des cours uniquement descendants : les apprenants arrivent déjà avec une recherche en amont."

entrées permanentes

En dépit de la possibilité ouverte par la réforme de 2018 de commencer une formation par apprentissage à tout moment de l’année, le rythme pour les apprentis était resté calqué sur le calendrier scolaire jusqu’à la crise sanitaire. "La réforme prévoit les entrées et sorties permanentes, mais ça peut être un véritable casse-tête pour les CFA qui n’étaient pas du tout habitués à ce type d’organisation et qui fonctionnaient en année scolaire, constate Astrid Destombes, responsable du pôle formation-apprentissage à CCI France. La nouvelle approche pédagogique apportée par le numérique permet - sans mettre en péril le volet économique du CFA - de répondre à un besoin à la fois d’individualisation du parcours et d’entrées et sorties permanentes." Et de préciser : "Certains organismes le font, ce n’est pas une généralité dans le réseau, mais c’est un véritable levier".

L’avantage d’une telle souplesse en matière de calendrier va au-delà de la possibilité d’organiser plusieurs promotions par an. L’intérêt est également pédagogique. "Les contenus distanciels sont complètement adaptés aux cours de rattrapage, appuie en ce sens Delphine Billaux. Un jeune qui arrive trois semaines plus tard aura ainsi du contenu à sa disposition pour rattraper : ça permet bien d’aller vers un modèle d’entrées et sorties permanentes. On peut aussi améliorer la prise en charge d’apprenants qui auraient été absents ou de jeunes en difficulté ou encore en décrochage."

sorties permanentes

La possibilité d’effectuer des sorties permanentes reste toutefois dépendante des modalités d’examen. À ce sujet, la crise sanitaire a permis de développer le passage des examens à distance. "Nous avons adapté les examens pour qu’ils puissent être passés à distance, ce qui donne beaucoup plus de souplesse, explique Delphine Billaux. Un jeune en sortie décalée peut ainsi passer son examen dans un autre centre qui organise ses examens à ce moment-là."

Cette possibilité existait déjà au sein du réseau CCI France, mais seulement dans un cadre présentiel. "On le proposait avant, mais en faisant déplacer physiquement les candidats, indique Astrid Destombes. Ce que nous amènent la crise sanitaire et le changement des pratiques pédagogiques, c’est la possibilité de réaliser des évaluations à distance grâce à une base de sujets nationaux que nous centralisons sur un intranet."

modalités d’examens

Astrid Destombes précise toutefois que la possibilité de passer les évaluations à distance est "valable uniquement pour les diplômes nationaux" que porte CCI France. Pour les autres diplômes, le maintien du présentiel freine la possibilité d’assurer des sorties permanentes. Autre frein : les mesures exceptionnelles mises en place pendant la crise pour permettre la prise en compte du contrôle continu qui n’ont pas vocation à perdurer.

"Quand nous sommes sur des titres professionnels, nous organisons la validation comme on le souhaite, explique à ce sujet Bruno Aubry, directeur de la formation chez les Compagnons du devoir. Le modèle du ministère du Travail est beaucoup plus adapté aux entrées et sorties permanentes. Avec l’Éducation nationale, aujourd’hui ce n’est pas possible." Pour y remédier, "on va faire un groupe d’influence avec des têtes de réseau", poursuit Bruno Aubry, dont l’objectif est de permettre la validation des examens en contrôle continu et de sortir enfin du calendrier scolaire.

Relation avec l’apprenti

Par ailleurs, l’une des avancées indéniables liées à la crise réside dans l’usage du numérique pour communiquer au quotidien avec les alternants. "Ce sur quoi on a sans doute progressé, c’est la relation avec nos apprenants, se félicite Julien Gondard, directeur général de CMA France. Ce qui était uniquement de l’oral ou du papier est aujourd’hui du numérique. On informe les apprenants via des mails, des SMS, des plateformes, des intranets : aujourd’hui c’est de l’acquis. Ça transforme l’organisation et la relation avec l’apprenant."

Cette transformation est notamment passée par la digitalisation du livret d’apprentissage. "Tout l’apport du livret digitalisé, c’est la possibilité de faire encore plus de sur-mesure dans le parcours de l’apprenant, note Julien Gondard. C’est plus simple de partager l’information entre les CFA et l’apprenant, mais aussi avec l’entreprise. Le partage avec le livret numérique est plus rapide qu’avec le livret papier."

Relations avec la famille et l’employeur

Outre la relation avec les jeunes, c’est donc également celle avec les employeurs, ainsi que celle avec les familles, qui en sortent renforcées. "La crise sanitaire n’a pas que des effets négatifs puisque, finalement, le relationnel avec les familles s’est construit de manière différente, mais aussi de manière régulière, observe à ce propos Évelyne Coré. En fonctionnement classique, des moments de rencontre sont prévus, mais en dehors de ces moments, on n’a pas forcément le temps, alors que la plateforme 'MFR à la maison' fluidifie les échanges."

Mise en place en urgence pour assurer la continuité pédagogique dans le contexte de crise sanitaire, la plateforme "'MFR à la maison' permet aussi de poursuivre les accompagnements sur les temps en entreprise", selon Évelyne Coré. "Son usage va perdurer et va renforcer la continuité du lien entre les périodes en centre de formation et les périodes en entreprise, prévoit-elle. Cet outil peut également être un moyen de renforcer la dynamique de co-construction entre l’apprenti, le centre de formation et l’entreprise. Il peut permettre d’affiner la valorisation des compétences acquises ou en cours d’acquisition et d’être plus efficient en termes d’accompagnement."

outils de communication

De telles avancées sur le plan de la communication s’observent également chez les Compagnons du devoir. "Des outils collaboratifs avec les entreprises existaient déjà dans le cadre de l’expérimentation Appie [Apprentissage par l’immersion dans l’entreprise] puisque ce modèle implique de travailler en amont de la formation pour identifier les situations apprenantes, puis de suivre la progression du jeune, explique Bruno Aubry. On est en train de développer des outils relationnels avec l’entreprise pour toutes les formations."

L’objectif est à présent d’ancrer les pratiques dans le temps. "Nous organisions une fois par an une réunion appelée 'Journée de l’apprenti' durant laquelle l’ensemble de l’équipe pédagogique recevait les employeurs et les parents, mais on avait toujours une très faible participation des entreprises, rapporte Bruno Aubry. Maintenant, on le fait dans le cadre d’une visioconférence de deux heures et on a une meilleure participation. C’est quelque chose qui va perdurer et faire partie des modèles." Fluidifier ainsi les échanges sera d’autant plus utile dans un contexte de hausse des effectifs d’apprentis au sein des CFA.

la série "innovation dans les CFA"

 

AEF info sonde les têtes de réseau de CFA dans le cadre d’une enquête consacrée à l’innovation dans les CFA. Cette dépêche est le quatrième volet d’une série de cinq :

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