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Loi Pacte, deux ans après : "L'entreprise de 2030 sera durable ou ne sera pas", selon Olivia Grégoire

"Dans les années qui viennent, la rentabilité sera indexée à la durabilité ! Ceux qui ne l’entendent pas le subiront à leurs dépens parce que l’entreprise de 2030 sera durable ou ne sera pas", prédit Olivia Grégoire, lundi 10 mai 2021 en clôture du séminaire organisé par Bercy, intitulé "L’entreprise de demain sera-t-elle une entreprise à mission ?". Pour BVA, c’est le "moment ou jamais pour les entreprises de devenir des acteurs du politique", grâce à la mission et à la raison d’être. Les groupes Rocher et Les Échos - Le Parisien témoignent de leur côté du pari qu’ils font de devenir des entreprises à mission.

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Bercy organisait un séminaire lundi 10 mai 2021, "L'entreprise de demain sera-t-elle une entreprise à mission ?", avec notamment Olivia Grégoire, secrétaire d'Etat à l'Economie sociale, solidaire et responsable, Bris Rocher, PDG du groupe Rocher et Armand Hatchuel, chercheur aux Mines Paris Tech. Droits réservés - DR - Ministère de l'Economie

"C’est un privilège car le sujet me passionne et c’est un véritable honneur de participer au mouvement de transformation du monde", réagit ce lundi Bris Rocher, le PDG du groupe Rocher, quand Olivia Grégoire et Bruno Le Maire lui confient une mission sur la gouvernance responsable des entreprises (lire sur AEF info), lors d’une conférence organisée par Bercy, intitulée "L’entreprise de demain sera-t-elle une entreprise à mission ?".

Remise du rapport fin octobre

"Cette mission a trois objectifs : mobiliser et diffuser les outils existants de la loi Pacte, notamment la mission ou le partage de la valeur avec l’actionnariat salarié, faire un retour d’expérience étayé des pionniers, trouver les meilleurs moyens d’accélérer le mouvement mais aussi imaginer des améliorations possibles à l’aune de ces expériences pour consolider la notion de mission et la pérenniser dans un univers financier parfois très court terme", détaille la secrétaire d’État à l’Économie sociale, solidaire et responsable. "Nous nous retrouverons fin octobre pour prendre la mesure de ses propositions. Il me semblait important qu’un acteur pionnier en la matière nous fasse des recommandations." Le groupe Rocher, avec ses dix marques, ses 17 000 salariés et sa raison d’être "Reconnecter les femmes et les hommes à la nature" est devenue entreprise à mission en octobre 2019, soit juste avant la parution du décret d’application de la loi Pacte à ce sujet.

"Nous sommes en train d’inventer l’entreprise de demain", estime Bris Rocher. "Évidemment, toutes les solutions ne sont pas sur la table mais nous allons faire comme la Nasa quand elle lance un programme : elle a 50 % de la solution et part du principe qu’avec l’intelligence collective autour de la table, cette solution sera trouvée en cours de route… Nous allons nous appuyer sur l’ensemble des parties prenantes, notamment sur la communauté des entreprises à mission." Bris Rocher "encourage les entreprises à s’engager dans cette voie de l’entreprise à mission : c’est ce que veulent les consommateurs et c’est le meilleur moyen d’attirer les talents". "La raison d’être d’une entreprise, c’est la raison d’y être — ou pas d’ailleurs — pour le collaborateur", souligne-t-il.

Mission et culture d’entreprise

"En tant que patron, on parle de stratégie, d’organisation… et bien souvent on occulte une dimension, essentielle pour combiner le succès et l’activité, celle de la culture d’entreprise", poursuit le dirigeant du groupe Rocher. Or le statut de société à mission offre "pour la première fois à la culture d’entreprise un support juridique. Cette culture est importante pour développer son activité".

Il est tout aussi "essentiel pour mettre son groupe en mouvement" de s’interroger sur "la raison d’être" à ce niveau. Le groupe Rocher est "né à travers la marque Yves Rocher, créée en 1959 par mon grand-père et jusqu’à présent, ça a toujours été l’entreprise la plus engagée au sein du groupe qui tirait les autres. En devenant une société à mission, c’est l’ensemble des marques du groupe [Petit Bateau, Sabon, Dr Pierre Ricaud, etc.] qui sont engagées dans ce processus".

"Pour être rentable, il faut penser durable"

La raison d’être, ou la mission, "ne peut exister et ne peut perdurer que s’il y a la perception de la part des citoyens-consommateurs de deux choses : la cohérence et la sincérité", indique Dominique Levy, directrice générale adjointe de BVA. La cohérence, c’est "l’alignement entre ce que l’on fait en tant qu’employeur et ce que l’on raconte" à travers la raison d’être. Quant à la sincérité, "il n’y a rien de pire que de s’autoproclamer détenteur d’une mission qui ne vient de nulle part et qui n’a rien à voir avec la culture et l’histoire de l’entreprise". C’est le "moment ou jamais pour les entreprises de devenir des acteurs du politique", considère-t-elle.

"Chacune de ces facettes de nous-même (citoyen, consommateur, salarié…) est en train de s’aligner", constate Olivia Grégoire. À cet alignement s’ajoute "une tendance structurelle chez les jeunes de quête de sens. Et enfin, ce n’est pas anodin, les investisseurs qui aujourd’hui ont compris, non pas par philanthropie, mais parce qu’ils observent les marchés, que pour être rentable, il faut penser durable."

L’exemple du groupe Les ÉcHos-le Parisien

"Nous avons entrepris une réflexion il y a deux ans et demi pour devenir entreprise à mission", témoigne Corinne Mrejen, directrice générale du Groupe Les Échos-le Parisien, dont la raison d’être,  "ensemble pour une société responsable", a été révélée en février 2020. "Devenir entreprise à mission veut dire accepter de rendre visibles ses engagements, accepter la transparence de ses comportements et la transparence des objectifs que l’on s’assigne", résume la dirigeante. Pour un groupe média, cela signifie "passer d’observateur d’un monde qui se transforme à accompagnateur, facilitateur". "C’est l’opportunité pour les médias de devenir le catalyseur de solutions concrètes, accessibles à tous, à toutes les échelles." Dans cette perspective, Corinne Mrejen distingue quatre étapes : "Enoncer la raison d’être, participer à faire émerger un modèle de société plus responsable en informant/mobilisant/accompagnant les citoyens et en identifiant les leviers d’engagement qui légitiment cette raison d’être, créer un comité impact qui suit l’amélioration de la trajectoire et créer un référentiel quantifié adossé aux leviers pour pouvoir être éligible et devenir entreprise à mission."

Les leviers d’engagement sont définis en deux axes : montrer le chemin et montrer l’exemple. "Montrer le chemin" passe par "informer nos audiences autour de tous les sujets liés aux transitions écologiques, environnementales, sociales et sociétales". Avec "montrer l’exemple", il s’agit là de "transformer nos pratiques internes (maîtriser notre empreinte directe, favoriser l’épanouissement des collaborateurs, la diversité, l’engagement des collaborateurs)". Mais un groupe média a aussi un modèle économique, "ne serait-ce que pour continuer à investir massivement dans les nouvelles écritures éditoriales et pour être là où sont les audiences", en particulier celle des jeunes. Pour Les Échos-Le Parisien, il y a trois bénéfices à devenir entreprise à mission : "cimenter la fierté d’appartenance à un groupe et nourrir l’image de marque employeur", "enrichir les contenus sur des sujets intéressant les audiences (climat, parité…) pour les attirer et les fidéliser" et "développer des revenus" publicitaires.

Après le greenwashing, le purposewashing

Promulguée le 22 mai 2019, la loi Pacte propose aux entreprises des outils pour mieux intégrer les dimensions sociales, environnementales et sociétales à l’activité de l’entreprise : la raison d’être, la société à mission et le fonds de pérennité. Elle a développé le partage de la valeur, notamment en stimulant le recours à l’actionnariat salarié. Selon l’Observatoire des entreprises à mission, 166 entreprises ont acquis le statut de société à mission. "J’entends beaucoup parler du risque 'd’écoblanchiment', de 'purposewashing'. Sauf erreur de ma part, si l’entreprise à mission devait être un avatar de la communication, elle n’aurait pas un comité de mission en interne et un organisme tiers indépendant en externe. Au même titre, dire que la raison d’être est un coup de peinture alors qu’elle est inscrite dans les statuts…", défend la secrétaire d’État.

"Oui, la raison d’être est une déclaration d’intention et à chaque boîte son état d’avancement", considère-t-elle, comme elle l’avait déjà expliqué dans une interview accordée à AEF info (lire sur AEF info). "C’est le rôle des politiques d’en tenir compte et de ne pas faire de lois uniquement pour les initiés de la RSE." La raison d’être et l’entreprise à mission ne sont pas "un supplément de com mais un supplément d’âme". "Et en tout cas, c’est un formidable supplément au service de l’attractivité de la compétitivité de nos entreprises." Olivia Grégoire l’assure : "Dans les années qui viennent, la rentabilité sera indexée à la durabilité ! Ceux qui ne l’entendent pas le subiront à leurs dépens parce que l’entreprise de 2030 sera durable ou ne sera pas."

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