Continuer sans accepter

Bonjour et bienvenue sur le site d’AEF info
Vos préférences en matière de cookies

En plus des cookies strictement nécessaires au fonctionnement du site, le groupe AEF info et ses partenaires utilisent des cookies ou des technologies similaires nécessitant votre consentement.

Avant de continuer votre navigation sur ce site, nous vous proposons de choisir les fonctionnalités dont vous souhaitez bénéficier ou non :

  • Mesurer et améliorer la performance du site
  • Adapter la publicité du site à vos centres d'intérêt
  • Partager sur les réseaux sociaux
En savoir plus sur notre politique de protection des données personnelles

Vous pourrez retirer votre consentement à tout moment dans votre espace « Gérer mes cookies ».
Revenir en haut de la page
Home| Social / RH| Ressources humaines| Dépêche n°651814

La négociation d’accords à distance a fait émerger "une nouvelle méthodologie" (Réalités du dialogue social)

Les mesures prises pour lutter contre la propagation du coronavirus ont obligé les partenaires sociaux en entreprise à se réorganiser et à travailler à distance. Pendant les premiers mois, ils ont géré la crise, principalement au travers d’informations et consultations, parfois via des négociations liées à l’urgence sanitaire. Mais la crise s’est installée dans la durée, et directions et représentants des salariés ont dû se résoudre à négocier à distance sur des sujets à plus fort enjeu. Réalités du dialogue social publie une étude sur ces négociations d’un nouveau genre, le 7 mai 2021.

   Merci de découvrir AEF info !

Cette dépêche est en accès libre.

Retrouvez tous nos contenus sur la même thématique.

Tester AEF info pendant 1 mois
Test gratuit et sans engagement
  • Thématiques
  • Coordonnées
  • Création du compte

Thématiques

Vous demandez à tester la ou les thématiques suivantes*

sur5 thématiques maximum

1 choix minimum obligatoire
  • Social / RH
  • 👁 voir plus
    ✖ voir moins

Fréquence de réception des emails*

Un choix minimum et plusieurs sélections possibles. Vous pourrez modifier ce paramétrage une fois votre compte créé

Un choix minimum obligatoire

* Champs obligatoires

Coordonnées

Renseignez vos coordonnées*

Veuillez remplir tous les champs
Votre numéro de téléphone n'est pas valide

* Champs obligatoires

Création de compte

Tous les champs sont obligatoires
Votre adresse e-mail n'est pas valide
Seulement les adresses e-mails professionnelles sont acceptées

Cette adresse vous servira de login pour vous connecter à votre compte AEF info

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont au moins 1 chiffre
Ces mots de passe ne correspondent pas. Veuillez réessayer

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont 1 chiffre

En validant votre inscription, vous confirmez avoir lu et vous acceptez nos Conditions d’utilisation, la Licence utilisateur et notre Politique de confidentialité

* Champs obligatoires

Valider

Merci !

Nous vous remercions pour cette demande de test.

Votre demande a été enregistrée avec l’adresse mail :

Nous allons rapidement revenir vers vous pour vous prévenir de l’activation de votre nouvel accès.

L’équipe AEF info


Une erreur est survenue !

Une erreur est survenue lors de l'envoie du formulaire. Toutes nos excuses. Si le problème persiste, vous pouvez nous contacter par téléphone ou par email :
 service.clients@aefinfo.fr  01 83 97 46 50 Se connecter

Bien qu'ils se soient adaptés à la négociation à distance, les partenaires sociaux aspirent à retrouver la négociation en présentiel Unsplash

Les confinements et autres mesures de restriction décidées par les pouvoirs publics pour endiguer l’épidémie de coronavirus ont bouleversé les organisations de travail dans les entreprises et administrations, y compris celles des partenaires sociaux, qui ont dû apprendre à travailler à distance. L’association Réalités du dialogue social, qui observe les pratiques numériques des directions et élus du personnel depuis près de deux ans, publie une nouvelle étude, consacrée cette fois à la négociation à distance (1).

Une première étude publiée en mars 2020 avait montré que la digitalisation des relations sociales n’en était qu’à ses premiers "balbutiements". Mais "nécessité fait loi", constate Maud Stéphan, déléguée générale de Réalités du dialogue social. "Les acteurs sociaux, comme tous les autres, ont dû adapter leurs méthodes et se sont placés en mode 'gestion de crise', avec des interactions très fréquentes, quasi quotidiennes au début, pour faire remonter les difficultés du terrain, rassurer les salariés, etc." À l’usage, "les appréhensions" que pouvaient exprimer les partenaires sociaux face au numérique "sont tombées".

Apprendre à négocier à distance

Dans un second temps, les informations et consultations à distance sont devenues une habitude pour les directions et les élus du personnel, qui se sont même essayés à "un peu de négociation", au moins sur les sujets directement liés à l’urgence sanitaire. Pour autant, les négociations périodiques et les négociations à fort enjeu étaient reportées.

Mais "la situation a perduré, avec les confinements et les restrictions sanitaires", imposant la poursuite de relations sociales à distance, note Elsa Martinez, chargée de mission au sein de l’association. Conséquence : les partenaires sociaux ont recommencé à négocier davantage, y compris sur des sujets récurrents, comme l’égalité professionnelle ou la GPEC, mais aussi sur des sujets "à forts enjeux" : plans sociaux, rupture conventionnelle collective…

L’association a réalisé 27 entretiens qualitatifs avec des DRH et élus du personnel pour analyser les modalités de cette négociation. Il en ressort que la négociation est "plus complexe qu’en présentiel". Les problèmes de connexion et de bande passante imposent souvent d’éteindre les caméras, ce qui induit une "perte du langage corporel" et un "amoindrissement de la compréhension entre les deux parties". Selon Elsa Martinez, certains interlocuteurs pointent aussi une "perturbation de l’analyse" : "En présentiel, quand un élu fait une remarque, le DRH peut facilement voir si elle 'embarque' les autres organisations syndicales. À distance, c’est plus difficile".

Une nouvelle méthodologie

Pour pallier ces difficultés, "une nouvelle méthodologie de négociation a émergé, basée sur une plus grande préparation en amont des séances et une intensification du rédactionnel", constate l’association dans son étude. Autres caractéristiques de cette nouvelle méthode : les organisations syndicales désignent généralement "une ou deux personnes leaders" qui s’expriment en leur nom ; le rythme des échanges est souvent fractionné et plus soutenu ; les participants doivent "répéter, reformuler, multiplier les tours de table" pour s’assurer qu’ils sont "sur la même longueur d’onde".

Avec une telle méthode, les partenaires sociaux ont le sentiment d’être "plus efficaces". "Les réunions sont plus cadrées, il y a moins de dérives, on se coupe moins la parole…", relate Elsa Martinez. Mais les acteurs, des deux côtés de la table, font aussi état d’un sentiment d’épuisement.

Autre difficulté relevée par les directions comme par les représentants du personnel : le "off" est limité à distance, "l’informel devient plus formel", notamment parce que les partenaires sociaux craignent d’être enregistrés à leur insu. Elsa Martinez cite l’exemple d’une direction qui demandait aux organisations syndicales de s’engager par mail, avant chaque réunion, à ne pas enregistrer la réunion. Pour remplacer le "off", les bilatérales se sont multipliées, notamment grâce à l’instantanéité permise par les outils numériques.

Vers un nouvel équilibre

Quant au travail intersyndical, il est rendu plus difficile également par la distance. "Ceux qui avaient l’habitude de se croiser sur le lieu de travail ne se voient plus." Mais les élus ont trouvé les moyens de contourner l’obstacle, notamment en créant des groupes sur des messageries instantanées comme WhatsApp. "Dans l’ombre", les jeux d’alliances se sont eux aussi le plus souvent maintenus.

Au total, les partenaires sociaux ont su s’approprier les outils numériques, y compris dans le cadre de la négociation : "La distance n’a pas nui à la conclusion d’accords, à la condition que le dialogue social dans l’organisation soit bon, voire très bon", observe Elsa Martinez. Désormais, "le numérique est entré dans les mœurs", et les partenaires sociaux s’accordent pour dire que son usage perdurera, y compris dans les relations sociales, notamment pour les réunions de commissions. Pour autant, tous affirment "que le présentiel doit garder une place essentielle, car les relations humaines de proximité doivent rester au cœur du dialogue social". La plupart des acteurs interrogés souhaitent d’ailleurs renégocier leurs accords relatifs au dialogue social pour définir un nouvel équilibre.

(1) 27 personnes ont été interrogées dans le cadre de cette étude : 15 représentants de la direction (DRH, directeurs des relations sociales, directeurs des affaires sociales) et 12 représentants du personnel (3 élus CFDT, 3 élus CFE-CGC, 2 élus CFTC, 2 élus FO, 1 élu CGT et 1 élu Unsa).

à lire aussi
à découvrir
Activité partielle : vers la ratification de l’ordonnance ouvrant l’APLD aux saisonniers et prolongeant certaines mesures

Le projet de loi ratifiant l’ordonnance n° 2021-1214 du 22 septembre 2021 portant adaptation de mesures d’urgence en matière d’activité partielle a été adopté en Conseil des ministres, mercredi 8 décembre 2021. En premier lieu, ce texte ouvre l’accès à l’APLD aux travailleurs saisonniers ayant ou pas une garantie de reconduction de contrat. Ensuite, ce texte prolonge jusqu’à fin 2022, "un certain nombre de dispositions adoptées pendant la crise sanitaire afin de maintenir les mesures de soutien aux entreprises tout en accompagnant la reprise d’activité". Cela concerne l'"indemnité horaire minimale aux salariés à temps partiel et aux intérimaires", "la suspension de la majoration de l’indemnité d’activité partielle en cas de formation" et "les dispositions relatives au placement en activité partielle et en activité partielle de longue durée des salariés protégés".

Lire la suiteLire la suite
Fermer
Bonjour

Vous souhaitez contacter

Lucie Prusak, journaliste