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Après une nouvelle enquête Ipsos, la Fage juge "plus que jamais urgent de repenser intégralement le système d'aides"

Près d’un an après son enquête sur les effets de la crise, la Fage refait le point dans une enquête commandée auprès d’Ipsos, intitulée "Après la crise : l’urgence d’agir pour ne pas sacrifier la jeunesse". Alors que 83 % des étudiants déclarent avoir été affectés au niveau psychologique, affectif ou physique depuis mars 2021, la Fage demande la création d’une structure "dédiée à l’amélioration de la qualité de vie et d’études", le maintien des mesures prises pendant la crise et un cadrage national de développement des SSU. Elle souligne aussi la nécessité de réformer le système des bourses.

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Une distribution alimentaire organisée à l'université de Créteil. La Fage

"La Fage alerte depuis des années sur le manque de moyens dans l’enseignement supérieur et dans les politiques de jeunesse. Le bilan est désormais tiré. Force est de constater que les universités et tous les acteurs politiques n’en ont pas fait suffisamment", écrit Paul Mayaux, président de la Fage, dans l’enquête commandée par l’association étudiante auprès d’Ipsos, intitulée "Après la crise : l’urgence d’agir pour ne pas sacrifier la jeunesse" et rendue publique le 9 mai 2021. Une partie de ce rapport s’intéresse plus spécifiquement aux questions de formation, d’orientation et d’insertion professionnelle, traitées sur notre Fil Cursus et insertion.

Sortie près d’un an après leur première enquête, réalisée en juin 2020, pour mesurer les effets de la crise, cette nouvelle étude est l’occasion de noter les évolutions de ressentis et d’expériences sur un échantillon similaire (1 000 personnes âgées de 18 à 25 ans) et d’évaluer les mesures engagées sur la période.

Des mesures "très tardives"

Les mesures prises par le gouvernement et qui ont été "saluées" – comme le ticket RU à 1 euro pour l’ensemble des étudiants ou les "chèques psy" – "n’en restent pas moins très tardives et ne répondent pas totalement aux besoins sociaux". "Il est plus que jamais le moment de repenser intégralement notre système d’aides sociales : cette réforme des bourses attendue depuis de nombreuses années doit réellement voir le jour", souligne Paul Mayaux.

Car si le nombre de jeunes qui déclarent avoir rencontré des difficultés financières depuis le début de la crise sanitaire (mars 2020) est stable par rapport à la dernière enquête, il n’en demeure pas moins très élevé (72 %). Pointant le manque de lisibilité et par conséquent d’efficience des aides exceptionnelles octroyées sur la période, l’organisation réitère sa demande d’un guichet unique des aides et dispositifs sociaux étudiants pour lutter contre le non-recours. "Ce guichet doit pouvoir regrouper à travers le Dossier social étudiant (DSE) dont le Crous serait l’interlocuteur unique :

  • Les bourses sur critères sociaux du Crous ;
  • Les aides au logement de la CAF ;
  • Les aides d’urgences ponctuelles et annuelles du Crous (Asap et Asaa)".

Au mois de mars, la ministre de l’ESRI évoquait également la possible mise en place d’un "guichet unique" (lire sur AEF info) qui prendrait en compte l’ensemble des dispositifs d’accompagnement auxquels ont accès les étudiants.

Refonte du système des bourses et recalcul des APL

À court terme, la Fage réclame le prolongement des bourses sur les vacances universitaires de l’été 2021 pour contrebalancer les impacts de la pandémie sur les secteurs habituellement pourvoyeurs de jobs étudiants, et le maintien des mesures instaurées par le gouvernement pendant la crise, tel que le ticket RU à 1 euro. Elle réclame également la mise en place d’aides exceptionnelles forfaitaires à destination de l’ensemble des étudiants, y compris ceux sous statut d’étudiants hospitaliers ou extracommunautaires.

L’association étudiante vise à plus long terme l’instauration d’un système de bourses "centré sur les besoins et la situation propre de chaque étudiant", qui doit permettre "d’abolir l’effet de seuil visible dans le système actuel, tout en menant conjointement une action de revalorisation du montant des bourses". Elle demande, en parallèle, le recrutement de travailleurs sociaux "via des conventionnements" pour mieux accompagner les étudiants.

Et parce qu’un jeune sur deux rencontre des difficultés financières pour payer son loyer ou les charges locatives – le "seuil critique" ayant été atteint à la rentrée universitaire, où des dispositifs de logement provisoire ont dû être mis en place par des fédérations de la Fage – l’organisation en appelle à un calcul des aides au logement "selon le bassin de vie" pour mieux prendre en compte le coût de la vie, et à la fusion de la Caution locative étudiante avec la garantie Visale pour plus de lisibilité et de simplicité.

83 % des étudiants "affectés au niveau psychologique, affectif ou physique" depuis la crise

Les indicateurs sur la santé des jeunes se détériorent par rapport à la première enquête de juin 2020, et ce, encore plus fortement pour les étudiants. 83 % d’entre eux (+4 points), contre 76 % des jeunes (+3 points) déclarent avoir été affectés au niveau psychologique, affectif ou physique depuis le début de la crise sanitaire en mars 2020. Ils sont également 31 % (+10 points) contre 27 % des jeunes (+4 points) à déclarer avoir eu des pensées suicidaires sur la période. "Cette situation se révèle d’autant plus alarmante que deux étudiants sur cinq ont renoncé à des soins depuis mars 2020 (40 %, +11 pts), et c’est avant tout pour des raisons financières (43 % ; +11 points)", indique le rapport.

La Fage demande ainsi le remboursement des consultations de psychologue pour toute la population via les structures d’exercice coordonné (les maisons et centres de santé) pour une "effectivité à court terme" et garantir un parcours de soins coordonné en incluant le médecin généraliste.

Les étudiants salariés dans une situation encore plus alarmante

 

La situation des étudiants ayant une activité salariée est encore plus préoccupante : 87 % d’entre eux se sont sentis "tristes, déprimés ou désespérés", soit 13 points de plus que les étudiants sans activité salariée. Ils sont également 40 % à avoir eu des pensées suicidaires depuis le début de la crise sanitaire (11 points de plus que les étudiants non salariés). La Fage demande de renforcer leur accompagnement, notamment par les travailleurs sociaux "lorsque l’activité salariée est forcée du fait de leur situation financière". "Les régimes spécifiques d’études aujourd’hui prévus dans le code de l’éducation et permettant une adaptation des études avec l’activité salariée ne sont pas encore saisis par l’ensemble des composantes universitaires qui refusent de les mettre en place", souligne également le rapport.

Une structure dédiée à l’amélioration de la qualité de vie et d’études

Afin de diminuer la part des risques psycho-sociaux "imputables aux études et aux aspects académiques", la Fage réclame la mise en place d’une structure dédiée à "l’amélioration de la qualité de vie et d’études des étudiants". Elle devra :

  • "Prendre en compte l’intégralité des facteurs impactant la santé mentale des étudiants" ;
  • "Impulser des bonnes pratiques à destination des établissements de l’enseignement supérieur (respect du processus de Bologne avec la prise en compte du temps de travail personnel dans les ECTS, approche par compétences…)" ;
  • "Au même titre que ce que propose le Centre national d’appui à la qualité de vie pour les étudiants en santé, cette structure devra être à même de proposer des formations à destination des étudiants, du corps enseignant et des personnels administratifs."

Après recensement des dispositifs existants, cette structure devra être accompagnée de la mise en place de cellules "locales, externes aux établissements, permettant à un étudiant en situation de mal-être du fait de ses études ou stage (harcèlement, violences sexistes et sexuelles, pressions…), d’être accompagné et extrait de la situation de maltraitance". "Des sanctions, telle que la suspension de la personne mise en cause et/ou de l’agrément d’un terrain de stage, doivent pouvoir être prises", poursuit l’association étudiante.

Concernant spécifiquement la mobilisation des étudiants en santé lors de la crise sanitaire, un cadrage réglementaire doit être mis en place, estime la Fage. Il s’agira de veiller au respect du temps de travail légal, à la sanctuarisation de la formation (favoriser la mobilisation volontaire et hors temps de stage), à l’encadrement de l’étudiant en stage et au suivi des étudiants sur les plans physique et psychique.

Développer les SSU en centres de santé universitaires

La Fage juge nécessaire de mettre en place un cadrage national (comprenant gouvernance, offre de soin et dynamique territoriale) afin de développer les services de santé universitaires (SSU) en tant que centres de santé universitaires, "ces derniers permettant d’augmenter l’offre de soins et le service rendu aux étudiants". Ils permettent de proposer un parcours de santé de proximité, alliant prise en charge et prévention, sans avance de frais.

"Afin de compléter ces dispositifs et promouvoir l’entraide par les pairs, pour les étudiants volontaires", l’association demande également la généralisation des dispositifs de formation aux premiers secours en santé mentale dans les établissements d’enseignement supérieur.

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