Continuer sans accepter

Bonjour et bienvenue sur le site d’AEF info
Vos préférences en matière de cookies

En plus des cookies strictement nécessaires au fonctionnement du site, le groupe AEF info et ses partenaires utilisent des cookies ou des technologies similaires nécessitant votre consentement.

Avant de continuer votre navigation sur ce site, nous vous proposons de choisir les fonctionnalités dont vous souhaitez bénéficier ou non :

  • Mesurer et améliorer la performance du site
  • Adapter la publicité du site à vos centres d'intérêt
  • Partager sur les réseaux sociaux
En savoir plus sur notre politique de protection des données personnelles

Vous pourrez retirer votre consentement à tout moment dans votre espace « Gérer mes cookies ».
Revenir en haut de la page

Anne-Claire Mialot : en arrivant en Seine-Saint-Denis, "j’ai touché du doigt la complexité des projets" NPNRU

Nommée préfète déléguée pour l’égalité des chances en Seine-Saint-Denis en décembre 2019, l’ancienne conseillère Cohésion du territoire et Logement d’Emmanuel Macron à l’Élysée observe, sur le terrain, la mise en œuvre des réformes qu’elle a contribué à concevoir, notamment le plan de mobilisation pour les quartiers. "Être sur le terrain permet d’observer les difficultés d’application et les limites des dispositifs et de les faire remonter afin d’améliorer ces politiques", explique-t-elle à AEF info. Ainsi, en matière de rénovation urbaine, elle dit "avoir touché du doigt la complexité des projets et la difficulté de les faire 'atterrir'" en arrivant en Seine-Saint-Denis. Optimiste, elle estime cependant que le NPNRU peut contribuer à "changer l’image de la Seine-Saint-Denis", y compris pour les territoires les "plus éloignés du périphérique".

   Merci de découvrir AEF info !

Cette dépêche est en accès libre.

Retrouvez tous nos contenus sur la même thématique.

Tester AEF info pendant 1 mois
Test gratuit et sans engagement
  • Thématiques
  • Coordonnées
  • Création du compte

Thématiques

Vous demandez à tester la ou les thématiques suivantes*

sur5 thématiques maximum

1 choix minimum obligatoire
  • Habitat / Urbanisme
  • 👁 voir plus
    ✖ voir moins

Fréquence de réception des emails*

Un choix minimum et plusieurs sélections possibles. Vous pourrez modifier ce paramétrage une fois votre compte créé

Un choix minimum obligatoire

* Champs obligatoires

Coordonnées

Renseignez vos coordonnées*

Veuillez remplir tous les champs
Votre numéro de téléphone n'est pas valide

* Champs obligatoires

Création de compte

Tous les champs sont obligatoires
Votre adresse e-mail n'est pas valide
Seulement les adresses e-mails professionnelles sont acceptées

Cette adresse vous servira de login pour vous connecter à votre compte AEF info

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont au moins 1 chiffre
Ces mots de passe ne correspondent pas. Veuillez réessayer

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont 1 chiffre

En validant votre inscription, vous confirmez avoir lu et vous acceptez nos Conditions d’utilisation, la Licence utilisateur et notre Politique de confidentialité

* Champs obligatoires

Valider

Merci !

Nous vous remercions pour cette demande de test.

Votre demande a été enregistrée avec l’adresse mail :

Nous allons rapidement revenir vers vous pour vous prévenir de l’activation de votre nouvel accès.

L’équipe AEF info


Une erreur est survenue !

Une erreur est survenue lors de l'envoie du formulaire. Toutes nos excuses. Si le problème persiste, vous pouvez nous contacter par téléphone ou par email :
 service.clients@aefinfo.fr  01 83 97 46 50 Se connecter

Anne-Claire Mialot, préfète déléguée pour l'égalité des chances en Seine-Saint-Denis Droits réservés - DR

AEF info : Comment avez-vous appréhendé votre passage de l’Élysée (où vous avez contribué à la définition des politiques publiques en matière de politique de la ville) à votre nouveau poste de préfète déléguée pour l’égalité des chances en Seine-Saint-Denis ?

Anne-Claire Mialot : Pour moi, l’un des intérêts de la fonction de préfète déléguée pour l’égalité des chances, c’est de participer à la mise en œuvre en Seine-Saint-Denis des orientations politiques nationales en matière d’aménagement du territoire. J’ai toujours souhaité alterner entre les fonctions de conseil et les fonctions de terrain car elles se nourrissent l’une l’autre : être sur le terrain permet d’observer les difficultés d’application et les limites des dispositifs et de les faire remonter afin d’améliorer ces politiques.

AEF info : Concrètement, vous aviez notamment travaillé à la définition du plan de mobilisation pour les quartiers (lire sur AEF info) depuis l’Élysée. Comment jugez-vous aujourd’hui la mise en œuvre de ces réformes ?

Anne-Claire Mialot : Ce que je retire de ma première année dans cette nouvelle fonction, c’est que les cinq grands axes du plan de mobilisation se justifient entièrement et correspondent bien à des besoins sur le terrain. Je pense à la sécurité, aux mesures relatives à l’émancipation, à l’investissement dans l’éducation, à la petite enfance, à l’emploi et à l’insertion, thèmes sur lesquels j’ai beaucoup réfléchi en cabinet. Les cités éducatives, par exemple, permettent réellement de créer des liens entre les familles, le milieu éducatif et périscolaire, les personnels socio-éducatifs, les collectivités territoriales… et d’envisager le temps de l’enfant dans sa globalité.

En matière de rénovation urbaine, je suis impressionnée par la transformation du Plateau des Bosquets, côté Montfermeil, avec l’arrivée du tramway ainsi que la démolition, la reconstruction et la réhabilitation de nombreux immeubles. Dans le même quartier côté Clichy-sous-Bois, au Chêne-Pointu, tout reste à faire. On voit sur place de manière concrète l’impact du PNRU et l’on anticipe celui du NPNRU.

AEF info : Quels limites ou blocages identifiez-vous pour la mise en œuvre de ces réformes sur le terrain ?

Anne-Claire Mialot : A l’Élysée, j’ai notamment travaillé sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre du NPNRU, dans le cadre du doublement de l’enveloppe consacrée au programme [passant ainsi, en 2017, de 5 à 10 milliards d’euros ; montant aujourd’hui porté à 12 milliards], pour entrer dans la "phase grue". Quand je suis arrivée en Seine-Saint-Denis, j’ai touché du doigt la complexité des projets et la difficulté de les faire "atterrir" alors que les regroupements des bailleurs sociaux [imposés par la loi Elan] et les échéances politiques liées aux élections municipales ont pu freiner leur concrétisation.

Même si j’avais conduit des projets urbains dans de précédentes fonctions, j’avais sous-estimé le temps nécessaire à la définition et au développement des projets, par exemple sur les enjeux de sécurité ou lorsque ces projets sont particulièrement complexes comme en Seine-Saint-Denis. En cabinet, notre rôle est d’impulser des changements rapides, la réalité du terrain prend, quant à elle, plus de temps.

AEF info : La métropole du Grand Paris souffre d’un déséquilibre dans la répartition des logements, notamment sociaux, plutôt situés à l’est du territoire (tout comme les centres d’hébergement d’urgence), et des activités économiques, plutôt installées à l’ouest. Comment rééquilibrer cette répartition et faire de l’ensemble de la Seine-Saint-Denis un territoire attractif ?

Anne-Claire Mialot : C’est un point central dans le développement de la région Île-de-France car cela pose la question : quel Grand Paris souhaitons-nous ? Le préfet de Seine-Saint-Denis et moi nous battons, avec le préfet de région, pour un rééquilibrage de la répartition des logements sociaux et des centres d’hébergement en Île-de-France car c’est un aspect essentiel pour inverser la tendance qui tend à concentrer la pauvreté en Seine-Saint-Denis et à spécialiser ce département dans l’accueil des personnes les plus pauvres.

Pour cela, nous travaillons beaucoup sur la production de logements sociaux en essayant d’éviter la construction de logements très sociaux dans ce département, sauf lorsqu’il s’agit d’une reconstitution de l’offre dans le cadre du NPNRU ou de produits spécifiques et en promouvant l’accession à la propriété. C’est un des enjeux du NPNRU : changer l’image de la Seine-Saint-Denis et pas seulement dans les territoires attractifs aujourd’hui mais aussi ceux qui sont plus éloignés du périphérique. Il n’y a rien de rédhibitoire à cela : d’autres territoires ont réussi à changer et j’espère que les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 vont réussir à enclencher une dynamique en ce sens.

AEF info : Les installations liées aux JOP se concentrent essentiellement sur le territoire de Plaine commune. Comment faire là encore pour que l’ensemble du département bénéficie de cette dynamique ?

Anne-Claire Mialot : Il est vrai que les ouvrages olympiques se concentrent sur Plaine commune mais pas la phase héritage : les piscines d’entraînement du Centre aquatique olympique seront, après les JOP, réimplantées dans des communes du département qui ne disposent pas de ces équipements aujourd’hui.

En termes d’emplois également, nous voulons faire en sorte que ces Jeux soient l’occasion pour les jeunes d’accéder à l’emploi dans les secteurs du BTP, de la sécurité ou de l’hôtellerie-restauration. Nous sommes mobilisés pour que les clauses sociales soient réellement appliquées et mises en œuvre sur l’ensemble de la Seine-Saint-Denis. Et cette démarche doit être dupliquée dans le cadre du NPNRU, comme elle l’est pour le Grand Paris express. Les 3 à 4 Md€ (dont 1,5 Md€ de l’État) qui doivent être déployés dans le cadre du NPNRU ouvrent des perspectives importantes pour contribuer à la sortie de crise économique dans le département.

AEF info : Cela suffira-t-il à changer l’image du département, condition sine qua non pour le rendre attractif ?

Anne-Claire Mialot : Beaucoup d’habitants sont fiers de résider en Seine-Saint-Denis. Ce qui ne les empêche pas d’attendre avec impatience la rénovation urbaine. Les JOP ne vont pas changer fondamentalement le quotidien des Séquano-dyonisiens mais l’investissement dans le NPNRU, dans la sécurité, dans la lutte contre les trafics de drogues, dans l’éducation ou encore pour l’emploi, oui !

Ce qui est fondamental, c’est de changer le regard que portent les personnes extérieures sur la Seine-Saint-Denis. Pour cela, il faut laisser du temps. Certains quartiers dont le nom reste marqué, comme Les 4 000 à La Courneuve, ont déjà beaucoup changé. Je ne crois pas à la fatalité, sinon je ne ferais pas ce métier ! Ce qui m’anime tous les jours, c’est justement de mener des actions qui peuvent contribuer à ce changement.

à lire aussi
Fermer
Bonjour

Vous souhaitez contacter

Anaëlle Penche, journaliste