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Home| Social / RH| Formation professionnelle| Dépêche n°651372

Le ministère du Travail demande aux préfets d’intégrer l’Afpa au comité de pilotage sur l’obligation de formation

La "Promo 16.18" doit permettre d’accompagner 31 000 jeunes sortis du système de formation dans la définition de leur projet professionnel. Porté par l’Afpa, ce dispositif s’inscrit dans le cadre du plan "1 jeune, 1 solution", lui-même inclu dans le plan de relance. Pour faciliter son déploiement, la ministre du Travail, Élisabeth Borne, a écrit aux préfets début avril 2021, pour leur demander d’intégrer l’Afpa dans le comité de pilotage relatif à l’obligation de formation des jeunes de 16 à 18 ans. Un "questions-réponses" sur la "Promo 16.18" est par ailleurs joint à ce courrier.

Au centre Afpa de Lomme, site pilote de la "Promo 16.18". AEF - S. Ma.

"Pour garantir toutes les possibilités d’accès à la 'Promo 16.18' pour les jeunes qui en auraient besoin, je vous demande de vous assurer de la présence de l’Afpa au comité de pilotage relatif à l’obligation de formation." La ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, Élisabeth Borne, a adressé cette demande aux préfets de région le 9 avril 2021 par un courrier destiné à faciliter la mise en œuvre de ce dispositif annoncé en juillet 2020 dans le cadre du plan "1 jeune, 1 solution". Ce dispositif, porté par l’Afpa, a commencé à être déployé en novembre 2020 avant d’être officiellement lancé en début d’année 2021 (lire sur AEF info).

Au-delà du plan de relance, la "Promo 16.18" s’inscrit dans le cadre de l’obligation de formation pour les jeunes de 16 à 18 ans prévue par la loi du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance et entrée en vigueur depuis le 1er septembre 2020. Ce dispositif permet aux jeunes concernés par cette obligation de formation de suivre un parcours de 12 semaines pour travailler la définition de leur projet professionnel.

Faire travailler les acteurs ensemble

La ministre du Travail demande également aux représentants de l’État en région de s’assurer "de la mobilisation des acteurs locaux, dans le cadre des instances locales de pilotage du 'Plan 1 jeune, 1 solution', en continuant de réunir régulièrement les acteurs concernés, en particulier l’Afpa, l’association régionale des missions locales [ARML] et les missions locales, pour examiner les résultats et envisager, en cas de nécessité, les mesures correctives nécessaires." Elle précise par ailleurs dans son courrier que les services du ministère "travaillent aux conditions du déploiement de ces parcours personnalisés en Outre-mer".

Ce courrier d’Élisabeth Borne pour mobiliser les services de l’État intervient alors que le déploiement de la "Promo 16.18" rencontre quelques difficultés dans certaines régions, selon les informations recueillies par AEF info. Si les entrées dans les parcours d’accompagnement des jeunes de 16 à 18 ans concernés se font sur le rythme attendu dans une majorité de régions, ce ne serait pas le cas sur l’ensemble du territoire. S’ajoutent à ces difficultés, une série d’incidents plus ou moins violents ayant impliqué certains des jeunes accompagnés qui créent des tensions et font ressurgir au sein de l’Afpa les questions sur l’accueil de publics (mineurs en situation difficile) qui ne sont pas ceux traditionnellement accompagnés par l’organisme (lire sur AEF info).

Questions-réponses

La ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion joint par ailleurs à son courrier aux préfets de région un "questions-réponses" sur la "Promo 16.18". Un document qui doit "permettre de répondre aux éventuelles interrogations des acteurs" mais aussi "assurer un déploiement harmonisé sur l’ensemble du territoire" de ce dispositif. Quinze thématiques sont abordées dans ce document qui décrit par ailleurs les quatre phases du parcours prévu pour les jeunes (l'"engagement" dans le dispositif, les deux phases de la construction du projet professionnel et "la préparation de la suite").

Le ministère du Travail rappelle notamment dans ce "questions-réponses" que "la 'Promo 16.18' se situe généralement en amont de tout dispositif d’accompagnement, de retour en formation, ou d’accès à l’emploi. Elle peut être mobilisée par exemple avant une entrée en Garantie jeunes, en prépa-apprentissage ou en apprentissage, en formation (continue ou un retour en formation initiale) ou dans un autre programme d’accompagnement." Il est également précisé que, s’il est possible d’intégrer la Promo 16.18 en étant déjà en Pacea, il ne s'agit pas une obligation.

Absence de rémunération automatique

De même, il est rappelé que "les jeunes engagés dans la 'Promo 16.18' ne bénéficient pas d’une rémunération dédiée". Des "aides financières peuvent ponctuellement être envisagées" pour ceux qui sont signataires du Pacea mais sans que cela n’ait "aucun caractère automatique et/ou obligatoire". "L’attribution d’une aide reste de la responsabilité du conseiller de mission locale [qui suit le jeune entré dans la Promo 16.18] et doit s’envisager dans le cadre d’un dialogue entre le jeune, le référent de la 'Promo 16.18' et le conseiller de la mission locale."

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Christophe Marty, journaliste