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Home| Social / RH| Politiques de l’emploi| Dépêche n°651353

L’opposition à la réforme de l’assurance chômage au centre des revendications du 1er mai 2021

Après l'édition 2020 annulée en raison des restrictions sanitaires, les manifestations du 1er mai 2021 de la journée internationale des travailleurs ont réuni, en France, entre 106000 et 170000 personnes, selon les estimations respectives des forces de l'ordre et de la CGT, au sein de quelque 300 cortèges. Dans le défilé parisien, l’opposition à la réforme de l’assurance chômage s’est largement exprimée. Une fois de plus, à Paris, la manifestation a été perturbée par de multiples incidents, notamment par de violentes attaques ciblant la CGT menées par des opposants radicaux à l'exécutif.

Yves Veyrier, secrétaire général de FO, samedi 1er mai 2021 jl

"C’est quand même incroyable que dans cette période, le gouvernement qui nous dit 'quoi qu’il en coûte' à tout bout de champ, soit capable de mettre dans la misère des centaines de milliers de personnes en plus avec sa réforme de l’assurance chômage", estime Simon Duteil, co-délégué général de Solidaires, dans le carré de tête du cortège parisien, samedi 1er mai. Tant parmi les leaders syndicaux appelant à cette manifestation que parmi les affiches brandies dans le cortège, la réforme de l’assurance chômage se révèle au centre des récriminations de l’édition 2021 de la journée internationale des travailleurs.

une réforme "injuste"

"Nous demandons le retrait de cette réforme. Elle est injuste et elle va pénaliser ceux qui subissent déjà une grande précarité", résume Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. "On sait bien que ce n’est pas en s’attaquant aux chômeurs que l’on va créer de l’emploi. À l’inverse, il faut des protections pour ceux qui cherchent du boulot", ajoute le leader syndical. Et son homologue de Force ouvrière, Yves Veyrier, de rappeler que "les cinq confédérations" syndicales nationales interprofessionnelles sont opposées au durcissement des conditions d’assurance chômage décidées unilatéralement par le gouvernement, et que quatre d’entre elles ont d’ores et déjà annoncé qu’elles allaient déposer un recours devant le Conseil d’État" (1).

Au-delà, "il est important que pour ce 1er mai qui est une journée de solidarité et de revendications, que nous puissions exprimer le plus largement possible l’importance de l’action syndicale", poursuit le secrétaire confédéral de FO, organisation qui n’avait pas participé à un 1er mai unitaire depuis 2016. "Nous traversons une crise sanitaire majeure avec des conséquences économiques et sociales. Il faut affirmer que les organisations syndicales ne sont pas anesthésiées et n’ont pas baissé la garde", ajoute Yves Veyrier.

"retour de la question sociale"

"Ce 1er mai est l’occasion de prendre la température du climat militant", explique Benoît Teste, secrétaire général de la FSU. Après des mobilisations de faible ampleur au début de l’année, "nous voulons, avec ce 1er mai, marquer le retour de la question sociale dans le débat public", ajoute-t-il. Si Philippe Martinez (CGT) évoque "d’autres mobilisations en mai et en juin", Simon Duteil (Solidaires) se place plutôt dans la perspective d’une "rentrée sociale forte" après la coupure estivale, tout particulièrement à quelques mois des échéances présidentielles et législatives. "Face aux réponses contreproductives du gouvernement, il faut porter le message que des alternatives sont possibles et que le mouvement syndical est bien présent", affirme-t-il.

Un an après l’impossibilité de défiler pour le 1er mai en raison des restrictions sanitaires, les organisations syndicales affichent leur satisfaction à se retrouver. "Il y avait un grand besoin de s’exprimer à nouveau dans la rue", souligne Philippe Martinez de la CGT qui annonce 170 000 manifestants dans les 300 cortèges organisés sur le territoire.

attaques à l’encontre de militants

Une nouvelle fois, le cortège parisien a été émaillé d’incidents,notamment en fin de manifestation. "Un important groupe d’individus dont certains se revendiquant gilets jaunes, ont fait usage d’une extrême violence à l’encontre des manifestants", rapporte la CGT qui, avec "21 blessés, dont 4 graves", a été particulièrement visée par ces attaques. L’ensemble du mouvement syndical, que les organisations aient ou non appelé à cette journée de mobilisation, a fait part de son soutien à la confédération de Montreuil.

(1) Seule la CFTC réserve pour l'heure sa décision, en fonction des corrections que le ministère doit apporter au décret du 30 mars dernier.

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Jérôme Lepeytre, journaliste