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Écoles de management : la CGE, l’APHEC et le BNEM formulent 10 propositions pour l’égalité sociale et territoriale

La CGE, l’APHEC et le BNEM formulent 10 propositions en faveur de l’égalité sociale et territoriale, dans une lettre ouverte datée du 28 avril 2021. Celles-ci seront expérimentées "par groupes d’écoles et d’étudiants et de professeurs des classes préparatoires", et feront régulièrement l’objet de retours d’expériences. Parmi les actions proposées : renforcer "des 'taux minimum' de boursiers sur Parcoursup dans les filières CPGE", créer "une journée nationale des grandes écoles" dans les lycées, "faire évoluer le coefficient d’une matière" pour les candidats boursiers…

Conférence de presse du Chapitre des écoles de management, le 6 novembre 2019 à la CGE Droits réservés - DR

"Il est temps que les principaux acteurs concernés puissent prendre la parole et expliquer leur position sur ce qu’ils préfèrent nommer 'l’égalité sociale et territoriale'", écrivent la CGE, l’APHEC et le BNEM, dans une lettre ouverte datée du 28 avril. "L’ouverture sociale dans les grandes écoles de management françaises est un sujet important sur lequel beaucoup de monde s’exprime à partir de statistiques plus ou moins erronées", estiment-ils.

Des actions qui restent encore insuffisantes

Les trois associations tiennent à rappeler qu' "il y a à ce jour, 25 % d’étudiants boursiers en classes préparatoires et ils sont également 25 % à intégrer chaque année une grande école de management à l’issue des concours". Mais toutes les écoles ne présentent pas le même taux de boursiers en 1re année du PGE, qui varie de 50 % à 15 %, expliquent-ils.

"Il faut noter aussi que les chiffres officiels sont calculés sur la base du nombre de boursiers français dans les programmes d’écoles qui accueillent beaucoup d’étudiants internationaux. Il est important d’affiner ce calcul en comparant le nombre de boursiers français au nombre d’étudiants français des écoles présentées à l’issue d’une classe préparatoire", est-il souligné.

Selon les auteurs de la lettre, les grandes écoles et les classes préparatoires ont mené "beaucoup d’actions depuis plus de 20 ans pour accélérer l’ouverture sociale" via les Cordées de la réussite, les bourses sociales sur fonds propres, les partenariats avec des associations territoriales… L’APHEC et le Chapitre de la CGE ont également mis en place depuis quatre ans un continuum entre les classes préparatoires et les programmes des grandes écoles, afin de "rassurer" les élèves sur ce choix d’orientation permettant l’obtention, in fine, d’un master puis d’un premier emploi.

Mais tout ceci "n’est pas encore suffisant", estiment la CGE, l’APHEC et le BNEM. Or sur ce sujet, "il ne peut plus y avoir de statu quo", affirment les trois associations, qui formulent alors plusieurs propositions.

Renforcer des taux minimum de boursiers sur Parcoursup

En premier lieu, les actions doivent être tournées vers les lycées et les CPGE :

  • "Agir après l’échéance du concours semble dénué de sens, nous proposons le renforcement des 'taux minimum' de boursiers sur Parcoursup dans les filières CPGE, en rendant les critères plus contraignants, notamment dans les institutions privées et les lycées prestigieux d’Île-de-France qui concentrent chaque année la diversité de profils la plus faible ;

  • la création d’une 'journée nationale des grandes écoles'. Sur la base d’une cartographie réalisée par les services des rectorats, de la Dgesco et de la Dgesip permettant d’identifier les lycées les moins contributeurs aux CPGE, nous proposons dans un premier temps d’organiser la banalisation d’une journée au cours de laquelle l’ensemble des étudiants en grande école de management seraient déployés. Ce serait une présentation réalisée conjointement par les classes préparatoires, les grandes écoles et les étudiants du BNEM dans chaque lycée à classe générale ou technique ;

  • la mise en place dans le périmètre des grandes écoles de management d’un programme d’ambassadeurs et de parrainage des lycées et notamment des filières STMG, par les étudiants ;

  • l’expérimentation du prêt contingent au revenu dans le périmètre des écoles de management de la CGE."

actions sur le concours : évolution des coefficients et bonification

Ensuite, des actions doivent être testées au sein des écoles du Chapitre, qui mettront en œuvre ces expérimentations par petits groupes :

  • "Il s’agirait alors, en lieu et place d’une bonification par points pendant le concours, d’accorder à chaque candidat boursier la liberté de faire évoluer le coefficient d’une matière en réaffectant une partie de celui-ci sur une autre matière de son choix ;

  • mettre en place le double appel à l’oral ;

  • bonifier les 'candidats carrés' et maintenir cette bonification pour les 'boursiers cubes' ;

  • accompagner des étudiants boursiers entre l’écrit et l’oral (coaching, mentorat …);

  • organiser un tutorat par les écoles pour les classes préparatoires ayant le plus fort taux de boursiers ;

  • accompagner les préparationnaires boursiers dans des programmes nommés 'Chances augmentées', au moins 50 étudiants boursiers préparationnaires par école."

"Sans remettre en cause le principe d’une expérimentation, l’APHEC et le BNEM soulignent cependant qu’une partie de leurs adhérents sont dubitatifs sur l’utilité de certaines mesures, et n’y sont pas toujours favorables", est-il signalé dans la lettre.

"Ces 10 actions, non exhaustives, doivent être testées nonobstant les réticences des uns et des autres. Nous nous engageons à les mettre en œuvre par groupes d’écoles et d’étudiants et de professeurs des classes préparatoires. Nous ferons régulièrement des retours d’expériences et serons en mesure de publier un guide de bonnes pratiques pour consolider et disséminer les actions les plus respectueuses des étudiants et celles qui feront non seulement bouger nos établissements, mais surtout notre société", concluent la CGE, l’APHEC et le BNEM.

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Julie Lanique, journaliste