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Home| Ville intelligente| Ville intelligente| Dépêche n°650574

Économie circulaire : l’USH publie un référentiel dédié aux organismes HLM

L’Union sociale pour l’habitat a publié, jeudi 15 avril 2021, un "référentiel pour l’application de l’économie circulaire dans les métiers des organismes HLM", visant à "mobiliser la profession vers un passage à l’économie de la ressource". Composé de plusieurs modules, il recense 39 actions types et 63 retours d’expériences de bailleurs pionniers, applicables à toutes les étapes du cycle de vie d’un logement social : aménagement urbain, construction, gestion locative et usages du logement, gestion patrimoniale et déconstruction et réhabilitation.

Le référentiel de l'USH s'intéresse à l'aménagement urbain, la construction, la gestion locative, la gestion patrimoniale et la réhabilitation Droits réservés - DR - USH

C’est une interprétation élargie de l’économie circulaire qu’a adoptée l’USH pour réaliser son référentiel dédié aux organismes HLM, publié le 15 avril 2021. Inspirée des sept piliers de l’économie circulaire définis par l’Ademe, elle a élargi le champ d’action habituel - gestion optimisée de l’eau, de l’énergie et des matières premières et valorisation des déchets de chantier et des ménages - à la préservation de la biodiversité et du foncier.

"Il y a un an, lorsque nous avons lancé nos travaux, il existait très peu de repères pour les organismes HLM. Nous avons donc décidé d’adapter les travaux existants, comme ceux de la fédération des ESH [Entreprises sociales pour l’habitat], aux bailleurs sociaux" explique Raphaële d’Armancourt, responsable du pôle Politiques territoriales et urbaines de l’USH, auprès d’AEF info.

au-delà du réemploi

Dédié en priorité aux organismes HLM, cet outil s’adresse aussi aux collectivités, "qui peuvent ainsi voir jusqu’où elles peuvent mobiliser les bailleurs". Il est constitué de plusieurs modules indépendants, s’intéressant au contexte général, aux acteurs de référence, aux grands métiers visés aux bonnes raisons de s’engager et, dans sa partie pratique, de trois répertoires opérationnels.

"L’économie circulaire doit dépasser le simple cadre du réemploi des matériaux. Au-delà des grandes opérations de déconstruction, l’organisme HLM peut devenir un acteur phare de l’économie circulaire dès la construction des logements, pour qu’elle soit sobre en énergie, en eau, en matériaux et en carbone, mais aussi dans la vie du logement, en s’appuyant sur la gestion locative, pour favoriser le tri sélectif, l’utilisation du vrac, la seconde vie des objets", affirme Raphaële d’Armancourt, qui a piloté ce référentiel.

Actions types et retours d’expérience

Le premier et le plus important des répertoires regroupe 39 actions types à mettre en œuvre dans les organismes HLM, autour des sept objectifs d’économie circulaire définis par l’USH :

  • optimiser le foncier et préserver la biodiversité
  • intégrer l’économie circulaire à un projet de territoire
  • valoriser les matériaux et les équipements issus des réhabilitations et des déconstructions
  • intégrer une consommation sobre des ressources dans la construction neuve et la réhabilitation
  • intégrer une consommation des ressources dans la gestion patrimoniale
  • valoriser les déchets des ménages
  • rendre possible une consommation plus sobre des ressources par les individus

Parmi les actions types, l’USH évoque notamment la surélévation du bâti, la végétalisation et la désimperméabilisation des sols, l’intégration à une démarche d’écologie industrielle et territoriale, l’allongement de la durée de vie des équipements, la récupération de l’énergie thermique perdue et des eaux pluviales, la mise en place de télé relève et de contrats de performance, etc.

Le deuxième registre répertorie six actions transversales, visant la formation et la sensibilisation des collaborateurs, la politique d’achats responsables, les circuits courts, l’évolution de la stratégie du bailleur, le développement d’outils méthodologiques et la coopération avec les collectivités territoriales.

Enfin, le troisième registre compile 63 retours d’expériences de bailleurs pionniers, dont Batigère, CDC Habitat, Immobilière 3F, Loire Habitat, Paris Habitat, Maisons et cités et Seine-Saint-Denis Habitat. C’est une autre façon de découvrir la diversité des actions possibles dans les logements sociaux, comme le pilotage des installations de chauffage, le recyclage des vélos abandonnés et des équipements de chaufferie, la mise en place d’une ressourcerie, la construction bas carbone avec analyse de cycle de vie, les systèmes d’économies d’eau potable, la récupération de l’énergie thermique de serveurs informatiques, ou encore la création d’une filière d’écomatériaux.

Cinq bonnes raisons de franchir le cap

Parmi les cinq bonnes raisons, pour un bailleur social, de se lancer dans une démarche d’économie circulaire, l’USH cite tout d’abord une raison stratégique, qui l’oblige à "anticiper les évolutions futures, dont la demande sociétale et la réduction des impacts environnementaux". Une raison économique est aussi avancée, car l’économie circulaire n’engendre pas forcément de surcoût "si l’on prend en compte les externalités négatives, c’est-à-dire les coûts cachés et différés résultant de la pollution des milieux et de la surexploitation des ressources".

L’USH ajoute une raison sociale, dans la mesure où "la lutte contre les gaspillages permet aux locataires de réaliser des économies et de créer du lien social entre les habitants", et une raison écologique, bien sûr, puisque l’économie circulaire réduit la consommation d’énergie, les émissions de CO2 et les déchets. Le bailleur y gagne enfin en retour d’image puisque "la visibilité de ces actions contribue largement à la création d’une image positive".

"Nous observons deux cas de figure pour le passage à l’acte. Soit une personne isolée mais convaincue a décidé d’insuffler, au sein de l’organisme, une dynamique collective. Soit un directeur général a décidé que l’économie circulaire s’impose désormais à tous les acteurs", note Raphaële d’Armancourt, qui voit l’avenir avec optimisme. "Lancée il y a quinze ans, la performance énergétique des logements est aujourd’hui la norme pour tous les bailleurs sociaux, quel que soit leur degré de maturité. Je fais le pari que ce sera aussi le cas pour la valorisation des déchets de chantier, qui deviendront à moyen terme de nouvelles ressources", lance-t-elle.

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Stéphanie Senet, journaliste