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Drones : "L’Europe est en train de prendre du retard" (Guilhem de Marliave, cofondateur d’Elistair)

"La France a été très précurseur en matière de drones, en mettant en place une réglementation très tôt, dès 2012. Mais nous sommes en train de perdre cette avance, face à des concurrents chinois qui se développent très vite. Les États-Unis ont réagi, l’Europe est en train de prendre du retard". C’est ce que déclare Guilhem de Marliave, cofondateur avec Timothée Penet de la société Elistair, dans un entretien à AEF info. Son entreprise, basée près de Lyon et qui équipe notamment la DGA, la PAF et la gendarmerie, est pionnière en matière de drones filaires, qui permettent une autonomie plus longue que les drones traditionnels. L’ancien élève de l’École centrale de Lyon revient sur la création d’une antenne d’Elistair aux États-Unis pour se rapprocher de ce marché où l’usage des drones est en expansion. Sa société vient de réaliser une nouvelle levée de fonds, à hauteur de 5 millions d’euros.

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Guilhem de Marliave, cofondateur de la société Elistair, qui vient de lever 5 millions d'euros. Droits réservés - DR

AEF info : Vous venez de lever 5 millions d’euros (lire sur AEF info). Quelle étape cette opération marque-t-elle dans votre développement ?

Guilhem de Marliave : Nous avions besoin d’accélérer après une très bonne fin d’année, marquée par une croissance des ventes. C’est notre deuxième levée de fonds, après une première en 2018 : nous avions récolté 2 millions d’euros. Nous allons pouvoir augmenter notre cadence de production, investir en recherche et développement pour pouvoir inventer notre prochaine génération de drones. C’est un marché très dynamique, sur lequel nous nous sommes lancés fin 2014. D’abord en proposant des stations filaires, qui servent à relier des drones traditionnels à des microfils, ce qui permet une autonomie plus importante, puis à partir de 2018, en fabriquant nous-mêmes un drone filaire, l’Orion qui peut voler plus de 24 heures. Depuis 2015, nous avons ainsi vendu plus de 600 systèmes qui sont utilisés dans 65 pays. Sur le plan économique, nous sommes presque à l’équilibre. Elistair, c’est aujourd’hui une quarantaine de salariés, et nous allons embaucher une vingtaine de personnes en France et aux États-Unis, dont la moitié en R&D.

AEF info : Justement, fin 2020, vous avez créé une antenne à Boston. Pourquoi s’installer aussi aux États-Unis ?

Guilhem de Marliave : L’usage des drones se développe très vite aux États-Unis, le marché est très dynamique. Nous y réalisons plus d’un tiers de notre activité, il était important de se rapprocher du marché américain pour présenter nos produits à nos clients. Nous équipons notamment l’armée américaine et la police de New-York.

AEF info : A quels autres types de clients proposez-vous vos solutions ?

Guilhem de Marliave : En France, nos produits sont utilisés par la DGA, la police aux frontières et la gendarmerie des transports aériens. Nous équipons aussi des forces européennes, comme l’armée autrichienne ou la police de Madrid. Nos drones sont adaptés pour quatre types d’usages. D’abord pour la surveillance de bases avancées, à destination des armées de terre et des forces spéciales. Aussi en ce qui concerne la protection des frontières et la surveillance de sites sensibles. Et enfin pour le déploiement des communications tactiques, en créant une bulle qui permet d’étendre les transmissions.

AEF info : Elistair est l’un des pionniers en matière de drone filaire. Quel est l’intérêt de ce type de drone ?

Guilhem de Marliave : Clairement, cela permet de gagner en autonomie. Notre drone Orion peut voler 24 heures, voire plus, à 100 mètres de hauteur et ainsi avoir une capacité de détection à 10 kilomètres. Nos produits sont rattachés à un microfil, qui permet de l’alimenter en énergie et de transmettre les données en très haut débit. Cela permet un déplacement assez faible, mais c’est pertinent pour la surveillance de grands événements. Nous avons ainsi travaillé à la sécurisation de la Ryder Cup en 2018, avec la préfecture de police de Paris (lire sur AEF info). Le drone filaire présente aussi un intérêt en matière de sécurité, puisque grâce au fil le risque de chute ou de perte du drone est limité. Cela offre des facilités sur le plan réglementaire. Notre solution a ainsi été utilisée à l’aéroport Charles de Gaulle ou pour la protection de raffineries.

AEF Info : Sur quoi travaillez-vous pour bâtir le drone du futur ?

Guilhem de Marliave : Selon nous, l’avenir du drone se joue sur deux grands axes. Dans un premier temps, si on veut démocratiser son usage, il faut simplifier nos produits, les automatiser et les rendre plus robustes. Ensuite, il faut mieux intégrer les drones dans un environnement software. Chez Elistair, on pense qu’il faut livrer des solutions complètes. Le drone n’est qu’une petite partie de la chaîne, il faut concevoir tout un environnement autour. Cela n’existe presque pas aujourd’hui, notamment dans le domaine de la sécurité. Ce sera une grosse partie de notre travail dans les années à venir.

AEF Info : La Chine a pris une importance considérable sur le marché du drone, ce qui a pu soulever des inquiétudes en ce qui concerne la protection des données. L’Europe est-elle à la traîne ?

Guilhem de Marliave : Oui, l’Europe a pris du retard ces dernières années. La France a pourtant été très précurseur. La DGAC a posé un cadre dès 2012, ce qui a permis aux acteurs français d’avancer. Depuis, la Chine a progressé très vite. Les États-Unis ont réagi il y a deux ans. D’abord, en adoptant des réglementations pour restreindre l’usage des drones chinois, après des alertes sur des fuites de données. Puis en investissant lourdement. L’armée américaine a lancé un programme en partenariat avec la DIU (Defense Innovation Unit), pour faire monter des fabricants. Ils ont sélectionné quatre ou cinq sociétés, dont l’entreprise française Parrot, et ils leur ont attribué des fonds pour travailler. En agissant sur ce double levier, les États-Unis ont rattrapé un retard considérable. En Europe, il n’y a pas de réglementation en ce sens pour le moment. Il serait pourtant nécessaire d’avoir un encadrement en ce qui concerne les données qui peuvent être captées par les drones. C’est un enjeu crucial de souveraineté et de sécurité.

AEF info : Comment abordez-vous les Jeux olympiques et paralympiques de 2024 ?

Guilhem de Marliave : Nous nous positionnons sur cet événement important. Comme d’autres acteurs, nous avons été sélectionnés par le comité des JO. Nous sommes désormais labellisés pour poursuivre le processus de sélection. Les commandes devraient intervenir aux alentours de 2023.

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Pierre Lann, journaliste