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Home| Social / RH| Politiques de l’emploi| Dépêche n°649959

"Nous allons passer de 600 000 à 1 million de jeunes accompagnés cette année" (Thibaut Guilluy, haut-commissaire)

"Nous allons passer de 600 000 à 1 million de jeunes accompagnés cette année", avec l’objectif de rendre "effectif" le droit à l’accompagnement, affirme Thibaut Guilluy, haut-commissaire à l’emploi et à l’engagement des entreprises. Il détaille la mise en œuvre du plan "Un jeune, une solution", devant des sénateurs, jeudi 8 avril 2021.

Thibaut Guilluy. DR

Pour les jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en formation, "il y a un enjeu d’accompagnement, qui est un droit légal mais qui n’est pas pleinement effectif", explique Thibaut Guilluy, haut-commissaire à l’emploi et à l’engagement des entreprises, jeudi 8 avril 2021. Il intervient devant la mission d’information sur la politique en faveur de l’égalité des chances et de l’émancipation de la jeunesse, lancée par le Sénat.

"Nous allons passer de 600 000 à 1 million de jeunes accompagnés cette année, en nous appuyant sur le service public de l’emploi, les missions locales, Pôle emploi, l’Apec, dans un travail conjoint", indique le haut-commissaire. Il rappelle le lancement du chantier de la "Garantie jeunes universelle" (lire sur AEF info).

"décrochage des circuits d’accompagnement"

L’ambition est de "faire prospérer" la pratique d’un accompagnement intensif, contractualisé de tous les jeunes, associé "à chaque fois que la situation le nécessite" à une garantie de ressources. Thibaut Guilluy ajoute que cette démarche a déjà "commencé à être mis en œuvre" avec l’augmentation des places en Garantie jeunes et en Pacea, ainsi que le relèvement des plafonds de rémunération pour les stagiaires de la formation professionnelle.

"Nous avons une vraie évolution à faire pour assurer un accompagnement digne de ce nom à chaque jeune", poursuit le haut-commissaire. Il mentionne notamment le cas de jeunes en difficulté, sortant de l’ASE, accompagnés par la PJJ… "Il n’y a pas d’invisibles mais il y a beaucoup de jeunes qui sont décrocheurs : il y a du décrochage scolaire mais il y a clairement du décrochage des circuits d’accompagnement", explique-t-il.

"Si on a un conseiller d’insertion pour 200 ou 300 jeunes, cela ne peut pas fonctionner", indique Thibaut Guilluy. Il indique donc qu’un renforcement de l’offre des solutions est en cours, dans le service public de l’emploi, mais aussi les E2C, les Epide ou l’IAE. "Le plan 'Un jeune, une solution' est une promesse assez élevée, quand on sait qu’avant la crise, il y avait déjà un nombre de Neet particulièrement élevé", affirme le haut-commissaire.

ouverture des entreprises : "un immense défi"

L’ouverture des entreprises à ces jeunes est "un immense défi". "Les parcours d’accompagnement fonctionnent quand les jeunes peuvent multiplier les immersions dans les entreprises pour découvrir les métiers, s’orienter, se déterminer sur un projet et l’intégrer", souligne Thibaut Guilluy.

L’idée du plan "Un jeune, une solution" est aussi de "créer les conditions pour que les jeunes fassent partie de la solution". Selon lui, les entreprises sont aidées par l’État pendant cette crise mais doivent "investir dans la jeunesse" afin "d’accélérer les transitions et d’organiser la relance".

plateforme : "nous sommes en train de remplir le contrat"

La mise en œuvre du plan repose, notamment, sur la plateforme. "Nous avons franchi la barre des 200 000 offres d’emploi qui sont mises à la disposition des jeunes", se félicite le haut-commissaire. Il rappelle la possibilité pour ceux qui sont "perdus" d’être rappelés dans les 72 heures par la mission locale la plus proche de chez eux. Le "pendant pour les TPE-PME" qui souhaitent déposer une offre existe et est opéré par Pôle emploi. "Nous pouvons considérer que nous sommes en train de remplir le contrat, quand on voit le nombre d’entreprises qui rejoignent et utilisent le service chaque semaine", conclut-il.

Dernière brique de ce plan, le président de la République a annoncé le développement du mentorat (lire sur AEF info). "Le mentorat coûte entre 500 et 1 000 euros pour l’accompagnement d’un jeune pendant une année, avec des effets en termes de réussite scolaire et professionnelle", décrit le haut-commissaire. Il ajoute que jusque-là, le mentorat fonctionnait de "façon assez détachée du soutien de la puissance publique". Le gouvernement prévoit d’investir 30 millions pour accompagner ingénierie et venir en cofinancement, "sans créer de dépendance à l’argent public pour garantir la pérennité du modèle, qui s’appuie sur la société civile". Les entreprises sont appelées à soutenir les associations et aussi à proposer des mentors au sein de leurs salariés.

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Alexandra Turpin, journaliste