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Une baisse "modérée" du nombre d'étudiants internationaux en France : CampusFrance publie ses chiffres clés 2021

Si la France décroche d’un rang pour la deuxième année consécutive et se place à la 6e place des pays d’accueil en 2018, le pays traverse la crise avec une baisse "modérée" (-25 %) du nombre d’étudiants internationaux comparée aux autres principaux pays d’accueil, selon CampusFrance qui publie ses chiffres clés 2021 sur la mobilité étudiante en France et dans le monde. "La mobilité étudiante, en partie interrompue ou repoussée après une année de transition, pourrait reprendre en fin d’année", estime l'agence.

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AEF - © Gw. Cx.

Alors que certains des principaux pays d'accueil se sont fermés aux étudiants internationaux avec la crise sanitaire, soit complètement (Australie, Nouvelle-Zélande, Chine), soit en encourageant les inscriptions à distance (États-Unis, Canada), la France "a su s’affirmer comme une destination de choix", souligne CampusFrance dans ses chiffres clés 2021 sur la mobilité étudiante en France et dans le monde, avant et depuis la pandémie (1).

Une baisse "modérée" du nombre d’étudiants internationaux

La baisse du nombre des étudiants internationaux cette année (-25 %) reste ainsi "modérée" comparée à celle enregistrée dans d’autres pays d’accueil (-43 % aux États-Unis, -63 % en Australie) et résulte de "l’action volontariste et conjointe du gouvernement et des établissements". "Ces derniers ont confirmé leur volonté d’accueillir davantage, et dans de bonnes conditions, les étudiants du monde. La France pourra s’appuyer sur cet élan pour continuer à figurer, dans un monde post-pandémique, parmi les très grands pays de mobilité", souligne l’agence.

Après une rentrée 2019 marquée par une baisse des candidatures en raison de la mise en place des frais de scolarité différenciés, elles repartent à la hausse pour la rentrée 2020 avec notamment +20 % pour les dossiers de candidature soumis. "Cette hausse peut être attribuée en partie à un effet de rattrapage après la baisse sur la campagne précédente. Elle peut aussi s’expliquer par la communication réalisée en amont de la pandémie (campagne de communication 'Bienvenue en France' officiellement lancée dans près de 100 pays à l’automne 2019) puis pendant la pandémie (message d’accueil renouvelé des établissements et du gouvernement)", explique CampusFrance.

Le traitement dématérialisé des candidatures sur la plateformes 'Études en France', la priorité donnée à l’instruction des visas pour études dès la réouverture des consulats, l’accès dérogatoire au territoire pour les étudiants et chercheurs étrangers avec la circulaire du 15 août 2020, ou encore l’acceptation des étudiants étrangers dans les établissements d’enseignement supérieur jusqu’au début du mois d’octobre sont autant de mesures qui permettent d’expliquer, selon l’agence, la baisse limitée du nombre d’étudiants internationaux malgré la crise sanitaire.

L’Afrique subsaharienne, première zone d’origine des candidatures

Dans le détail, le nombre de dossiers de candidature augmente en 2020 en provenance de toutes les zones sauf d’Asie-Océanie (-16 %), avec une progression particulièrement forte provenant des Amériques (+88 %). L’Afrique subsaharienne devient en 2020 la première zone d’origine des candidatures devant l’ANMO (Afrique du Nord et Moyen-Orient), avec des hausses du nombre de dossiers de candidature soumis en provenance du Sénégal (+40 %), du Congo (+39 %) et du Bénin (+34 %). À l’inverse le nombre de dossiers soumis en Algérie (-27 %) et en Tunisie (-17 %) diminue fortement, alors que ce nombre demeure stable au Maroc (+1 %).

Le nombre de vœux déposés dans le cadre de la procédure "Études en France" (jusqu’à 7 par candidat) a atteint, en 2020, 960 000, soit une hausse de 23 % par rapport à la rentrée précédente. Les universités sont les établissements les plus demandés (92 % des vœux), devant les écoles d’ingénieurs (4 %) et les autres établissements d’enseignement universitaire (2 %), pour un taux d’acceptation de 7 % en moyenne.

Un "regain d’intérêt" pour la mobilité à distance

En ce qui concerne la mobilité à distance (notamment au travers des ressources numériques développées par les universités et les Moocs), CampusFrance note un "regain d’intérêt" qui devrait "s’inscrire dans la durée", l’enseignement à distance pouvant devenir une forme complémentaire à la mobilité physique. Huit universités numériques thématiques ont été créées à l’initiative du MESRI et l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) a développé un réseau de 35 campus numériques francophones (CNF), implantés auprès d’universités partenaires afin de promouvoir les technologies de l’information et de la communication au service de l’éducation.

"À l’horizon 2030, il est prévu de déployer des CNF sur 500 établissements, soit une moyenne de 60 par an, ce qui permettrait de structurer un réseau francophone mondial ouvert pour huit à dix millions d’étudiants", souligne CampusFrance. Sept campus connectés internationaux sont actuellement mis en place par le MESRI en Algérie, en Tunisie, au Mexique, au Tchad, au Burkina Faso et deux au Kazakhstan.

l’Europe, première destination d’études dans le monde

 

5,5 millions d’étudiants étaient en mobilité diplômante de 2017 à 2018 (+4 % en une seule année), soit 2,5 % des étudiants au niveau mondial. Cette mobilité "croît rapidement", avec une hausse de 31 % en cinq ans. En attirant 2,4 millions d’étudiants internationaux en 2018, l’Europe s’impose de loin comme la première destination d’études dans le monde, devant l’Asie-Océanie (1,25 million) et l’Amérique du Nord (1,21 million). Ces trois zones reçoivent à elles seules 76 % des étudiants internationaux dans le monde.

Le Royaume-Uni, premier pays de destination en Europe, accueille près d’un étudiant international sur cinq sur le continent. Un tiers des étudiants internationaux au Royaume-Uni est d’origine chinoise et contribue au budget des universités en payant des frais de scolarité supérieurs à ceux des Britanniques, relève CampusFrance, ce qui s’est révélé être une source de fragilité pour les établissements britanniques avec la pandémie et le report des mobilités. "Même après le Brexit, l’UE devrait rester la première destination des étudiants internationaux", estime l’agence.

Si la Chine reste le premier pays d’origine des mobilités vers l’Europe (240 000 étudiants), près d’un étudiant international sur deux en Europe est lui-même européen (49 %), et notamment allemand (100 000 étudiants). Les Français, parmi les étudiants les plus mobiles en Europe après les Allemands, sont de plus en plus nombreux à choisir de s’expatrier pour étudier (+30 % en cinq ans).


"La mobilité étudiante, en partie interrompue ou repoussée après une année de transition, pourrait reprendre en fin d’année. La France devrait voir ses liens avec l’Afrique se renforcer et pourra vraisemblablement compter sur une reprise des mobilités européennes au semestre d’automne", estime CampusFrance dans un communiqué.

"Les étudiants indiens semblent être à nouveau désireux d’étudier à l’étranger tandis que les mobilités en provenance de Chine risquent de diminuer, en France et dans le monde. À moyen terme, une régionalisation accrue des souhaits d’études, en particulier en Asie, semble se profiler. Regardée avec inquiétude par des établissements anglo-saxons (en Australie, au Royaume-Uni ou aux États-Unis) souvent dépendant de la mobilité chinoise, elle est aussi l’occasion pour les universités françaises d’approfondir leurs liens avec leurs homologues européens et de renouer avec les grands pays émergents d’Amérique latine et d’Asie."

La France au 6e rang des pays d’accueil

Selon les données statistiques récoltées par l’Unesco avant la pandémie, la France connaît en effet une "perte relative de son attractivité" et décroche d’un rang pour la deuxième année consécutive en se plaçant à la 6e place des pays d’accueil, derrière l’Allemagne et la Russie. Le nombre d’étudiants étrangers – 370 000 – progresse toujours (de 23 % sur les cinq dernières années) mais moins rapidement que la moyenne mondiale. La France est également le sixième pays de départ des étudiants, en particulier vers les pays francophones (Canada, Belgique, Suisse), avec 99 272 étudiants français partis étudier à l’étranger (+10 % par rapport à l’année précédente). "Cette double sixième place […] rend plus que jamais nécessaire le renforcement de notre attractivité, à l’image des mesures prises durant l’année 2020-2021 par le gouvernement", estime CampusFrance.

En 2019-2020, 51 % des étudiants étrangers inscrits en France étaient originaires d’Afrique ou du Moyen-Orient (+33 % en cinq ans), 25 % d’Europe (+17 %), 15 % d’Asie ou d’Océanie (+11 %) et 9 % des Amériques (+21 %). Les universités continuent de rassembler deux tiers des effectifs étrangers, mais voient leur recrutement s’éroder, en particulier aux niveaux master et doctorat, relève CampusFrance. Les écoles de commerce françaises attirent, quant à elles, de plus en plus d’étudiants étrangers – leurs effectifs y ont doublé entre 2014 et 2019.

Malgré la baisse des effectifs ces dernières années, la France reste le troisième pays d’accueil des doctorants en mobilité dans le monde, derrière les États-Unis et le Royaume-Uni, mais devant l’Allemagne, l’Australie et le Canada. 41 % des doctorants à l’université sont étrangers et sont principalement originaires de la Chine, de l’Italie, du Liban et de l’Algérie.

7 150 visas scientifiques délivrés à des chercheurs en 2019

 

En 2019, environ 7 150 visas scientifiques ont été délivrés à des chercheurs non ressortissants de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen. Les principales nationalités des chercheurs ayant obtenu un visa de long séjour en 2019 sont : chinoise, brésilienne, indienne, algérienne et tunisienne. Plusieurs dispositifs et programmes facilitent la mobilité des chercheurs en France et permettent de l’encadrer. Il s’agit par exemple de Make our planet great again (MOPGA), appel aux chercheurs et ingénieurs internationaux à rejoindre la France pour travailler sur la lutte contre le changement climatique lancé par Emmanuel Macron en 2017 : 218 lauréats ont été choisis dont 77 en post-doctorants entre 2018 et 2020.

(1) CampusFrance s'appuie, sur la partie dédiée aux mobilités durant la crise sanitaire, sur des données du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères (Études en France) et du ministère de l'Intérieur (visas). Les comparaisons internationales se basent sur les données statistiques récoltées par l'Unesco remontant à 2018.

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Sarah Bos, journaliste