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Regroupements universitaires : la fiche d’identité de l’EPE Université Grenoble Alpes

L’imbrication du site Grenoble Alpes est allée bon train au fil des 7 dernières années, quitte à ne pas convaincre l’université de Savoie, membre de la précédente Comue, qui s'est désolidarisée de l'actuelle initiative. La création de l’EPE grenoblois début 2020 renforce son intégration, après la Comue en 2014 et la fusion des universités en 2016. Aujourd’hui, 3 établissements-composantes gardent leur personnalité morale : l’IEP, l’Ensag et l’INP. Ce dernier s’est enrichi de deux écoles : l’IAE et Polytech, auparavant écoles internes à l’université. Retrouvez notre dossier spécial.

L'essentiel en un coup d'œil

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Quelques informations supplémentaires

Une recomposition sous forme d'EPE. L’EPE université Grenoble Alpes a été créé par décret fin octobre 2019. Depuis le 1er janvier 2020, il remplace la Comue université Grenoble Alpes et l’université Grenoble Alpes. Celle-ci était née de la fusion en 2016 des universités Joseph-Fourier (Grenoble-I ), Pierre-Mendès-France (Grenoble-II) Stendhal (Grenoble-III). Le nouvel ensemble couvre plusieurs campus sur la zone de Grenoble et Valence.

Le nom UGA, qui désignait à cette époque à la fois l'université fusionnée et la Comue, subsiste donc, comme l’expliquait l’ancien président Patrick Lévy à AEF info en octobre 2019 : "La future UGA – puisque nous gardons le nom université Grenoble Alpes – s’inscrit dans la continuité de ce qui a été fait précédemment. Mais en même temps, pour bien marquer la rupture, nous aurons par exemple un nouveau logo et une nouvelle identité graphique (lire sur AEF info)."

Une continuité qui va, à chaque étape, vers une imbrication plus poussée des participants. "L’EPE UGA est déjà très intégré", se réjouissait son nouveau président Yassine Lakhnech, interrogé par AEF info en décembre 2020 (lire sur AEF info). "La stratégie est définie au niveau de l’EPE. L’établissement est identifié et reconnu comme une université. C’est le président de l’EPE UGA qui signe tous les diplômes d’État. Il a un regard sur le budget des composantes et un droit de véto sur le recrutement. Nous sommes en train de travailler à la mise en place de cette subsidiarité. Nous avons également créé, malgré les difficultés d’organisation liées au Covid, une unité de service 'propriétés intellectuelles et valorisation' et allons très prochainement créer un service dédié à l’ingénierie des projets", détaillait-il.

Une dernière structure porte le nom d’UGA : l’ idex. Présélectionnée en 2011, puis sélectionnée par le jury en 2016, le projet devrait être évalué en juin 2021, après un report lié à la crise du coronavirus (lire sur AEF info). La gouvernance de l’idex "UGA : université de l’innovation" est assurée par un comité de pilotage qui rassemble les chefs d’établissements partenaires. Outre l’EPE, cela inclut le CHU et cinq organismes de recherche ( CNRS, Inria, Inserm, CEA, Irstea).

Que devient l’université de Savoie Mont-Blanc ?

 

L’université de Savoie Mont-Blanc, qui faisait partie de la Comue, n’est pas intégrée à l’EPE. Elle craignait d’y devenir "invisible régionalement" et de perdre le "contrôle de sa trajectoire". L’établissement de Chambéry a voulu "demeurer une université de plein exercice", rappelle son président Philippe Galez, élu en décembre 2020 (lire sur AEF info). Un choix "qui n'a pas nui" à la construction de l'EPE grenoblois selon lui, dans la mesure où il a été annoncé "bien en amont".

L'université doit désormais "nouer de nouveaux partenariats", recommandait le HCERES en 2020 (lire sur AEF info). Bien que l'année écoulée, marquée par la crise du coronavirus, "n'ait pas été propice à cela", Philippe Galez met en avant la dimension transfrontalière de son établissement, proche de la Suisse et de l'Italie, et les liens tissés entre les universités membres de l'Alliance Unita: Pau, Turin (Italie), Saragosse (Espagne), Timisoara (Roumanie) et Beira Interior (Portugal).

Chambéry continue aussi de travailler avec UGA et entretient des "liens forts" au sein de 5 UMR et 1 UR en cotutelle. "Nous travaillons aussi sur la coordination territoriale, avec une convention" qui couvrira notamment les questions liées à "l'Inspé, la mutualisation des services informatiques, l'entrepreunariat, les postes qui étaient dévolus à la Comue, ou encore la coordination en matière de formation pour éviter les redondances ou les concurrences dépourvues de sens".

Six composantes, dont trois conservent leur personnalité morale. L’établissement expérimental compte en son sein trois composantes sans personnalité morale :

  • la faculté de sciences
  • la faculté humanités, santé, sport, sociétés (H3S)
  • l’École universitaire de technologie (EUT), qui rassemble les deux IUT grenoblois et celui de Valence.

Il compte aussi trois établissements-composantes qui conservent leur personnalité morale.

  • Sciences Po Grenoble
  • L'Ensag
  • Grenoble INP, Institut d’ingénierie et de management

Tous trois "participent au processus budgétaire de l’EPE et adoptent leur budget propre en veillant à sa compatibilité avec la stratégie, les orientations et les délibérations de l’EPE", "reçoivent directement leur subvention pour charge de service public et collectent des ressources propres". Ils "délivrent leurs diplômes pour lesquels ils continuent à bénéficier de l’accréditation", mais "le président de l’EPE cosigne ces diplômes".

Un INP enrichi. Grenoble IAE et Polytech Grenoble, qui étaient auparavant des écoles internes de l'université, sont  devenues des écoles internes de Grenoble INP, au même titre que les 6 autres écoles. L’INP ajoute ainsi une coloration "management" à son identité marquée par l’ingénierie. "Nous avons mis en place des garde-fous pour éviter des dérives, tout en respectant l’identité forte de chacun, les cultures d’établissement", expliquait Pierre Benech, administrateur général de l’INP, dans un entretien à AEF info le 20 mars 2020 (lire sur AEF info).

"S’agissant de Polytech, il était logique de regrouper toutes les composantes d’ingénierie", ajoutait-il. "En ce qui concerne l’IAE, il n’y a pas d’exemple ailleurs en France, en tout cas pas dans un ensemble aussi large en disciplines de l’ingénieur. Grenoble INP avait déjà des liens forts avec des formations de management, donc GEM et l’IAE. Nous avons des diplômés qui travaillent dans des sociétés de service, des bureaux d’études, etc. La logique était donc toute trouvée et au sein de notre CA nous avons eu l’unanimité des industriels sur cette intégration de l’IAE."

Ce nouvel ensemble constitue désormais le pôle d’ingénierie de l’EPE UGA. Un positionnement "réaliste" et "cohérent", a jugé le HCERES en juillet 2020 (lire sur AEF info). L’établissement porte notamment l’accréditation pour la délivrance des diplômes d’ingénieur sur le site. Le comité s’inquiétait en revanche de l’absence de "stratégie de diversification des ressources propres" de l’INP qui a traversé de sérieuses difficultés financières. Il recommandait de trouver "un modèle économique pour une croissance soutenable".

Une fusion universitaire "réussie" et une Comue "transitoire", selon le HCERES. Le HCERES a également évalué l’université et la Comue qui se sont fondues dans l’EPE, sur la période 2015-2019. "En moins de quatre ans, l’université Grenoble-Alpes a parcouru un chemin considérable", saluait le comité dans son rapport publié en juin 2020. Il qualifiait la fusion de "réussie" et observait une "stratégie volontaire de mutualisation" à Grenoble (lire sur AEF info).

Parmi les points forts, il soulignait une "offre de formation cohérente et harmonisée à l’échelle de l’université fusionnée" et une "structuration de la recherche en pôles permettant une plus grande interdisciplinarité et qui anticipe la création de l’université intégrée". Parmi les points faibles, il pointait une "démarche qualité à l’état embryonnaire", un "manque d’indicateurs permettant de suivre la trajectoire du projet stratégique", une "dispersion des activités de documentation et d’édition"...

Quant à la Comue, qui a succédé au PRES en 2014, elle a constitué un "outil de pilotage précieux", d’autant qu’elle était pensée "comme une étape préparatoire" à la création de l’EPE, soulignait le HCERES en juin 2020 (lire sur AEF info). Son caractère transitoire en a dessiné les forces et les faiblesses. Certes, la Comue a enregistré de "belles réussites" dans les domaines de la recherche et de la vie étudiante. Mais une plus grande mutualisation dans d’autres domaines transverses aurait permis de "démarrer [l’EPE UGA] sur des bases et des acquis plus solides", regrettait le HCERES. La communication et les fonctions supports ont notamment été laissées aux établissements membres.

Une structure qui changera à nouveau dans 3 ans ? L’EPE est en place pour une période de 3 ans, qui arrive donc à échéance fin 2022. Et ensuite ? "Il pourrait être souhaitable de sortir au plus vite de l’établissement expérimental", estimait Patrick Lévy en 2019 (lire sur AEF info). Selon lui, "le jury de l’idex, ou des autres structures de classement comme ARWU (Shanghai), privilégient dans leurs évaluations la stabilité à une 'expérimentation' par essence transitoire. Cette sortie est conditionnée au fait que le projet fonctionne. [Et elle] permettra aussi d’inscrire dans le marbre des dispositions qui sont pour le moment transitoires : le transfert définitif de l’IAE et de Polytech vers Grenoble INP- IIM est conditionné à la réussite de l’établissement" Il souhaitait aussi "stabiliser le modèle avant l’arrivée d’une éventuelle nouvelle loi."

Classements. La nouvelle UGA se hisse dans le top 100 mondial dressé par le classement de Shanghai en 2020 : elle occupe le 99e rang grâce au renfort de Grenoble INP, alors que l'ancienne UGA était dans la tranche des rangs 101-150 en 2019 (lire sur AEF info). Parmi les 5 établissements français classés dans le top 100, il s'agit du seul qui ne soit pas situé en région IDF.


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Marie Simon, journaliste