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CFA d'entreprise : "Aujourd'hui, la grande majorité des créations sont le fait d’ETI et de PME" (Yann Bouvier, Fipa)

"Nous restons axés sur la nécessité d’associer les ETI et PME à nos actions, car la Fipa fédère avant tout des grandes entreprises. [...] Si dans un premier temps les CFA d'entreprise se sont constitués dans des grands groupes, aujourd'hui la grande majorité des créations sont le fait d’ETI et de PME", déclare à AEF info Yann Bouvier, chargé de mission à la Fipa, qui précise qu'avec le recul, ces centres de formation d'apprentis sont davantage adaptés aux entreprises de cette taille. "Il y a au moins quarante CFA d’entreprise qui ont été créés depuis la mise en œuvre de la réforme de 2018. Nous estimons qu’il y en a près de 35 qui sont en voie de constitution", poursuit-il en soulignant que la fondation les accompagne par le biais de réunions collectives de présentation de son guide et par un accompagnement personnalisé.

"Toutes les dernières structures qui se sont adressées à nous sont des PME ou des ETI, je n‘ai plus de grands groupes qui nous sollicitent", indique Yann Bouvier. Libre de droits

AEF info : Après un guide sur la création des CFA d'entreprise édité en juillet 2020 (lire sur AEF info), vous deviez publier d’autres guides pour promouvoir l’alternance. Ces projets ont-ils abouti ?

Yann Bouvier : Nous avions pris l’engagement de réaliser un guide de la mobilité internationale de l’alternant que nous finalisons actuellement. Il est à destination de trois populations : les alternants, leurs centres de formation et les entreprises. Nous organiserons un évènement spécifique au moment de sa diffusion et que nous annoncerons très prochainement. Nous l’avons conçu avec l’ensemble des acteurs de l’écosystème de la mobilité internationale des alternants, qu’il s’agisse de structures publiques ou privées.

AEF info : Avez-vous d'autres projets en cours ?

Yann Bouvier : Nous allons lancer également une action pour accélérer l’emploi des femmes dans les métiers techniques par la voie de l’alternance, en favorisant le passage du BTS aux établissements de l’enseignement supérieur. Nous allons aussi engager plusieurs opérations de communication sur des projets que nous avons menés et qui arrivent à leur terme, notamment sur les parcours d’alternance partagée. Il s’agit de programmes portés par des grandes entreprises qui embauchent des alternants, et ces derniers poursuivent leur parcours chez un prestataire. Il s’agit généralement d’une PME ou d’une TPE qui embauche ensuite le jeune.

AEF info : Combien d’adhérents compte aujourd’hui la Fipa ?

Yann Bouvier : Aujourd’hui, nous regroupons 17 entreprises. Nous avons été rejoints depuis la fin 2020 par Orange, Lactalis, Saint-Gobain, Engie et la SNCF. En 2021 nous continuerons à développer de nouveaux projets qui seront lancés à la fin de l’année. Actuellement, nous finalisons ceux en cours. Nous restons axés sur la nécessité d’associer les ETI et PME à nos actions, car la Fipa fédère avant tout des grandes entreprises. L’évolution que nous observons dans les créations de CFA d’entreprise nous confirme dans cet objectif, car si dans un premier temps ces derniers se sont constitués dans des grands groupes, aujourd’hui la grande majorité des créations sont le fait d’ETI et de PME.

AEF info : Comment expliquez-vous cette tendance ?

Yann Bouvier : Avec l’expérience et le recul que nous avons aujourd’hui, la création d’un CFA d’entreprise s’avère plus adaptée pour une PME ou ETI qu’un grand groupe. Premièrement car la gouvernance et les process de décision sont simplifiés. Ces entreprises sont également très connectées au niveau de leurs besoins en compétences, cela va donc extrêmement vite à monter. Troisièmement, ce sont des structures agiles et, quand la création d’un CFA répond à un besoin, il faut très vite le mettre en action.

AEF info : Avez-vous des exemples de CFA d’entreprises créés par des PME ou des ETI ?

Yann Bouvier : Il y a un exemple que je trouve plutôt génial, c’est celui d'un cabinet vétérinaire dont la forme juridique est une Selarl basée à La Réunion, qui s’est rapprochée d’une animalerie et d’un grossiste en produits animaliers. Ils ont bâti un CFA interentreprises autour des métiers de l’accueil et la vente sur les marchés animaliers. Ces trois acteurs ont les mêmes besoins en compétences. Il suffit d’une dizaine de jeunes pour faire une promotion de CFA. J’ai aussi l’exemple d’une société d’élagage qui a ouvert sa promotion sur les métiers techniques des espaces verts et qui envisage de former une centaine de personnes par an.

AEF info : Combien recensez-vous aujourd’hui de CFA d’entreprises ?

Yann Bouvier : Nous mettons actuellement à jour nos chiffres, il y a au moins quarante CFA d’entreprises qui ont été créés depuis la mise en œuvre de la réforme de 2018, nous estimons qu’il y en a près de 35 qui sont en voie de constitution. Nous avons eu plein de contacts avec des entreprises que nous avons conseillées et nous devons vérifier que toutes maintenant ont mené leurs projets. Toutes les dernières structures qui se sont adressées à nous sont des PME ou des ETI, je n'ai plus de grands groupes qui nous sollicitent.

AEF info : Comment expliquez-vous cet arrêt alors que les grands groupes ont été les premiers à ouvrir des CFA d’entreprise ?

Yann Bouvier : C’est assez logique, les grands groupes qui se sont positionnés sur ce marché avaient les moyens de se saisir rapidement des opportunités créées par la réforme du 5 septembre 2018.

En 2020, nous avons proposé des ateliers de prise en main de notre guide sur la création de CFA d’entreprise. Dans un premier temps, nous proposions des réunions collectives de présentation, puis, dans un deuxième volet, nous avons programmé des rencontres en bilatéral avec les entreprises pour répondre à leurs questions spécifiques ainsi que sur le plan technique pour créer des CFA. Les PME et ETI n’ont pas les ressources pour s’embarrasser de formalités techniques et administratives et l’un des enjeux était de leur faire comprendre que la création d’un CFA suppose un petit investissement pour beaucoup de résultats.

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Cédric Morin, journaliste