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"Nous souhaiterions qu'une ou deux start-up de la French Tech entrent au CAC 40" (Paul-François Fournier, Bpifrance)

"Malgré la crise, Bpifrance a renforcé son soutien aux start-up deeptech et intensifié la coopération entre les acteurs de l'écosystème", fait-elle valoir, lundi 15 mars 2021. Ainsi, "l’objectif initial d’investir 1,3 Md€ dans les start-up deeptech d’ici 2023 est réévalué à 2 Md€ et les financements augmenteront de 50 % dès 2021", annonce par ailleurs la banque publique. "Nous souhaiterions qu'une ou deux start-up de la French Tech entrent au CAC 40", espère Paul-François Fournier, directeur exécutif innovation de Bpifrance, qui annonce la création d'une plate-forme internet sur la deeptech.

Paul-François Fournier, directeur exécutif de l'innovation de Bpifrance. Bpifrance

"La crise sanitaire n'a pas ralenti la progression de notre plan deep tech. Au contraire, elle l'a accéléré tout en confortant notre conviction que les technologies de rupture répondent aux principaux enjeux sociétaux de demain", assure Paul-François Fournier, directeur exécutif innovation de Bpifrance, lors d'un point presse organisé par Bpifrance, mercredi 10 mars 2021, en amont de la publication des chiffres clés du plan deeptech, lundi 15 mars 2021.

+50 % POUR LES FINANCEMENTS DEEPTECH EN 2021

En 2020, "malgré la crise, Bpifrance a renforcé massivement son soutien aux start-up deeptech, de leur démarrage à leur croissance, et intensifié la coopération entre les acteurs de l'écosystème". "Au vu de la dynamique depuis le lancement du plan en 2019, l'objectif initial d'investir 1,3 Md€ directement et indirectement dans les start-up deeptech d'ici 2023 est réévalué à 2 Md€ (7 Md€ avec l’effet de levier) et les financements augmenteront de 50 % dès 2021", annonce la banque publique.

Le plan deeptech a été lancé en janvier 2019 pour "faire de la France un acteur majeur de l’innovation de rupture à l’échelle internationale" (lire sur AEF info). Ce plan, doté initialement de 2,5 Md€ sur cinq ans comporte trois volets majeurs : stimuler la création avec un objectif annuel de 500 start-up deeptech créées ; mobiliser massivement des moyens pour accompagner la croissance et construire les leaders industriels de demain ; dynamiser les écosystèmes d’innovation sur les territoires et par filières.

1 700 START-UP DEEPTECH

Les 1 700 start-up deeptech françaises "sont de plus en plus présentes dans le paysage de l’innovation", observe en outre Bpifrance. "Alors qu’elles ne représentent que 10 % des start-up françaises, elles constituent à elles seules 28 % du French Tech 120 (lire sur AEF info) et captent plus de 20 % montants levés, avec 1,1 Md€ en 2020", chiffre la banque publique. Par ailleurs, ces entreprises sont "pourvoyeuses de 15 000 emplois directs, répartis sur l’ensemble du territoire (70 % d’entre elles sont installées hors de l’Île-de-France)".

"Grâce au FNA, géré par Bpifrance dans le cadre du PIA", l’écosystème d’amorçage deeptech dispose désormais d’un "socle solide". "Les start-up deeptech représentent ainsi 60 % du portefeuille sous-jacent du FNA et 20 % d’entre elles concernent les greentech", analyse Bpifrance. "Avec un multiple de 1,3, les rendements des fonds deeptech souscrits par le FNA sont proches de la moyenne des rendements des autres fonds de son portefeuille, ce qui démontre la solidité du modèle."

CRÉATION D'UNE PLATE-FORME SUR LA DEEPTECH

 

Les acteurs français du transfert de technologie et de l’innovation deeptech se sont structurés avec la création "d’une véritable dynamique d’équipe", annonce Bpifrance. La première étape de cette collaboration est la co-construction de la plateforme "Les Deeptech" (www.lesdeeptech.fr) qui vise à "faciliter le parcours des porteurs de projets deeptech".


"La gamme de services déjà disponibles, tels que la communauté de start-up ou la mise en relation avec des fonds d’investissement, va s’enrichir au fil des mois avec notamment des formations, la mise à disposition de documents type et de guides pratiques", précise Bpifrance.

"FAIRE GRANDIR L'ÉCOSYSTÈME DU TRANSFERT"

En outre, Paul-François Fournier estime que "l'écosystème du transfert doit encore grandir". "Tout le monde a pris conscience de l'importance du sujet, comme les Satt, le réseau Curie, les organismes ou les universités, mais l'ensemble reste encore trop fragmenté et disparate nous disent les fonds d'investissement. Il faut être plus 'industriel' et aller plus vite", poursuit-il.

Aussi Paul-François Fournier appelle-t-il de ses vœux la "création d'une équipe de France du transfert" et rappelle à ce titre la signature d'un partenariat avec Inria, le CNRS, Inrae, l'Inserm, les Satt et le réseau Curie "pour créer un actif collectif et marquer l'ambition de travailler ensemble". Ainsi, des formations seront notamment mises en commun. "Il est essentiel que derrière cette bannière deeptech, les acteurs du transfert s'associent sous l'égide du réseau Curie et des Satt", résume-t-il.

DES START-UP DE LA FRENCH TECH AU CAC 40 D'ICI 2025 ?

Paul-François Fournier salue également "des levées de fonds exceptionnelles en 2020". "20 % du capital-risque français est lié à la deeptech et 28 % des entreprises du French Tech 120 sont issues de la deeptech", signale-t-il.

"Nous avons de nouvelles ambitions, des licornes sortent tous les deux ou trois mois et nous souhaiterions qu'une ou deux start-up de la French Tech entrent au CAC 40", espère le directeur exécutif innovation de Bpifrance. "L'entreprise doit être valorisée à 8 Md€, c'est le minimum pour y entrer", prévient Paul-François Fournier qui considère que "le potentiel est là pour y parvenir à horizon 2025".

LE DEEP TECH TOUR RELANCÉ EN 2021

Pour sa première édition sur 2019-2020, le deeptech Tour a fait escale sur 16 campus et réunis 
plus de 10 000 participants en présentiel et en digital. 
"Un grand succès, avec des salles pleines", salue Paul-François Fournier qui confirme la poursuite de cet événement en 2021. Par ailleurs, le concours i-PhD, qui est venu compléter dès 2019 le continuum des concours d’innovation i-Nov et i-Lab, est "renforcé, donnant accès aux 50 lauréats à 2 M€ de financements", annonce en outre la banque publique (lire sur AEF info). 


Enfin, "des actions spécifiques de soutien massif sont déployées en 2021 sur trois axes" : 


  1. Greentech : qu’il s’agisse d’énergie, de protéines alternatives ou d’agriculture de précision, avec notamment la création du fonds Écotechnologies 2 d’un montant de 300 M€, dans le cadre du PIA ;
  2. Santé : l’année 2021 s’ouvre avec le lancement du start-up studio ArgoBio, doté de 50 M€ ;
  3. Industrie du futur : dans l’objectif créer des ponts entre la French Tech et la French Fab et ainsi accélérer le développement de start-up deeptech à vocation industrielle, nécessaires pour dynamiser l’industrie sur tout le territoire.

Les chiffres clés du Plan deeptech sur l’année 2020

 
  • 200 start-up deeptech créées sur l’année (+ 40 % vs 2018) ;

  • 400 start-up deeptech financées pour 220 M€ (+ 30 % vs 2019) ;

  • 221 M€ mobilisés directement au capital de 68 start-up et 218 M€ dans les fonds de fonds, portant le total à 870 M€ injectés sur 2019-2020 pour accélérer la croissance des start-up deep tech ;

  • 270 start-up ont bénéficié de programmes d’accompagnement et de mise en relations (diagnostics, missions, intégration à la communauté "Les Deeptech") ;

  • 80 M€ dédiés au développement du transfert de technologies et à l’accompagnement de start-up émergentes (programme Satt, appels à projets).
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Julien Jankowiak, journaliste