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Mal-être, précarité, décrochage… Où en est la situation des étudiants et comment agir ? (table ronde de l’IH2EF)

Si pour les étudiants, la situation actuelle "n’empire pas", c’est notamment grâce à la reprise partielle des cours en présentiel, indique Aurélien Brossard, VP étudiant à l’université de Poitiers, lors d’une table ronde sur le décrochage et le mal-être étudiant, organisée par l’IH2EF le 2 mars 2021. Concernant les examens, les taux de présence et de réussite sont similaires aux années précédentes, note Virginie Dupont, présidente de l’UBS. Pour Pierre Mathiot, directeur de Science Po Lille, ces réussites aux examens posent des "problématiques de 'niveau' qu’il faudra regarder attentivement". 

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Laurent Gerbaud(SSU), Virginie Dupont (UBS), Pierre Mathiot (IEP Lille) et Dominique Marchand (Cnous) lors d'une table ronde organisée par l'IH2EF "Décrochage et mal-être étudiant en temps de Covid, quels leviers pour agir ?", mardi 2 mars 2021. AEF

Après le mois de janvier, marqué par la médiatisation du mal-être et de la détresse des étudiants, quelle est la situation aujourd’hui ? Plusieurs acteurs du supérieur témoignent lors d’une table ronde organisée par l’IH2EF le 2 mars et intitulée "Décrochage et mal-être étudiant en temps de Covid, quels leviers pour agir ?".

"La situation, aujourd’hui, elle n’empire pas", affirme Aurélien Brossard, VP étudiant à l’université de Potiers. La première raison citée pour cette relative amélioration est celle du retour en présentiel, mise en place depuis le mois de février. Devant l’Assemblée nationale, Frédérique Vidal a indiqué que "plus de 90 % des étudiants pourront être accueillis dans les établissements ou le sont déjà" (lire sur AEF info).

"Tout ce qui renforce les interactions va en faveur de la santé étudiante"

Pour Laurent Gerbaud, médecin et directeur du pôle santé handicap de l’université Clermont-Auvergne, président de l’ADSSU, "la vie universitaire est une succession de relations et d’interactions sociales, avec les enseignants ou les autres étudiants". Ainsi, la reprise des cours en présentiel et, de manière générale, "tout ce qui renforce ces interactions va en faveur de la santé étudiante". Toutefois, il nuance : cette reprise n’est pas la solution pour tous, notamment en raison des problèmes de logement qui peuvent se poser.

À Sciences Po Lille, la moitié des cours ont repris, pour tous les élèves depuis 4 semaines. "Si ça va mieux, je ressens beaucoup de frustration, témoigne Pierre Mathiot, directeur de l’IEP. Les étudiants ont le sentiment de suivre un cursus dégradé, que ce soit par rapport au cours en amphi ou à la vie associative." Et c’est notamment le cas pour les stages et les expériences à l’international. "Alors que, en 3e année, l’ensemble des étudiants partent à l’étranger, cette année, seul 1/3 d’entre eux ont pu effectuer cette mobilité. Pour les autres, cela a été remplacé par des cours sur des campus virtuels (lire sur AEF info) ou des stages en France."

Examens : des taux de présence similaires aux années précédentes

Virginie Dupont, présidente de l’UBS et vice-présidente de la CPU, esquisse un premier retour des examens du 1er semestre (lire sur AEF info). "On imaginait un important décrochage mais au final ce n’est pas le cas. Il n’y a pas eu plus d’absents que les années précédentes. Quant aux résultats, ils sont parfois meilleurs, parfois moins bons, selon les filières et les niveaux. Lorsque le taux de réussite est meilleur, on peut imaginer qu’il y a eu de la bienveillance dans la notation, ou que les épreuves à distance ont pu changer la donne."

"Pas de décrochage massif" (F. Vidal sur France Culture)

 

Pour ce qui est de la présence aux examens, "on ne note pas de décrochage massif", indique Frédérique Vidal, ministre de l’ESRI sur France Culture le 4 mars. "Le taux de présence à ces examens est quasiment équivalent à celui de l’en dernier : il est de 3 points en dessous seulement."

En termes de résultats, "dans l’immense majorité des cas, ils sont comparables à ceux de l’année dernière, ce qui montre que le système a tenu. Mis à part sur certains endroits particuliers où l’on peut observer 5 à 10 % de résultats plus faibles. En Staps, c’est totalement comparable", ajoute-t-elle.

Pour Pierre Mathiot, si les taux de réussite sont comparables aux années précédentes, "il faut assumer le fait que ces taux s’accompagneront d’une problématique de 'niveau' qu’il faudra regarder attentivement". Le directeur de Science Po Lille évoque un travail pour accompagner les étudiants actuellement en première année qui, après un baccalauréat en contrôle continu et une L1 chamboulée, pourraient bénéficier d' "un accompagnement et une remédiation" spécifique.

Une réflexion à mener sur les situations des étudiants

Quelles sont les attentes des étudiants ? Pour Aurélien Brossart, la réponse est simple : "des moyens". "Les mesures d’aides exceptionnelles vont-elles être pérennisées afin de continuer à soutenir les étudiants précaires qui demeurent touchés par la crise ?", demande l’élu étudiant de Poitiers.

En 2021, il y aura un doublement des crédits dédiés aux aides spécifiques, répond Dominique Marchand du Cnous. "Rien que sur le mois de janvier, il y a eu une augmentation de 50 % des dépenses d’aides supplémentaires par rapport à décembre 2020", illustre la présidente du Cnous. La mise en lumière des questions liées à la précarité étudiante doit permettre de poursuivre ces actions de soutien, ajoute-t-elle.

Pour Virginie Dupont, un des leviers serait de réfléchir plus globalement sur ces aides financières. "Il s’agit d’aider peut-être pas tous les étudiants mais ceux qui en ont besoin afin qu’ils puissent se consacrer à leurs études sans avoir à se soucier de s’ils ont à manger le soir." "La difficulté est d’articuler des profils d’étudiants très différents avec cette question de l’universalité de l’accompagnement que l’on peut leur proposer", abonde Pierre Mathiot qui évoque l’élargissement du système des bourses. "Cette crise peut permettre de remettre à plat ces sujets et pourquoi pas, donner lieu à un 'grenelle' de la situation des étudiants."

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Malika Butzbach, journaliste