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Home| Social / RH| Ressources humaines| Dépêche n°646920

"La crise a révélé et creusé davantage l’écart entre hommes et femmes dans la vie professionnelle", confirme le BCG

"La crise impacte l’ensemble des salariés, mais affecte plus durement les femmes." C’est ce que confirme l’enquête réalisée par le Boston Consulting Group avec l’Institut Ipsos, dont les résultats sont rendus publics vendredi 19 février 2021. Ainsi, les femmes ont sensiblement moins confiance en leur avenir professionnel, elles se sentent davantage isolées, et disposent moins souvent d’un espace dédié pour travailler. Elles disent aussi plus souvent souffrir de problèmes de sommeil, "être sur le point de craquer", ou ressentir de l’anxiété.

L'anxiété et le sentiment d'isolement touchent plus particulièrement les femmes, ainsi que l'inquiétude pour leur avenir professionnel Pexels

"Le modèle 100 % à distance a ses limites et l’évolution des modes de travail post-crise doit tenir compte de l’impact sur la diversité et les talents féminins", alerte le Boston Consulting Group, qui publie vendredi 19 février 2021 les résultats d’une étude menée avec Ipsos en début d’année 2021 auprès d’environ 2 000 salariés (1). En effet, "la crise a révélé et creusé davantage l’écart entre hommes et femmes dans la vie professionnelle". Aussi les entreprises doivent veiller à ce "que les femmes cadres entre 25 et 40 ans ne soient pas une génération perdue" et prêter une attention particulière à leur carrière.

La crise sanitaire a affecté tous les salariés français : le télétravail généralisé "a affaibli les frontières entre leur vie professionnelle et personnelle, alors même que la situation leur impose davantage d’efforts sur le plan domestique au détriment de leur temps libre" ; "les efforts des managers pour entretenir le lien avec leurs équipes" n’ont pas empêché l’apparition d’un "sentiment d’isolement voire de mal-être" ; et même s’ils restent globalement confiants dans leur avenir professionnel, un tiers des salariés s’inquiètent de "conséquences négatives" sur leur emploi. 70 % des salariés déclarent avoir ressenti de la nervosité, voire de l’anxiété, plusieurs jours au cours des deux semaines précédant l’enquête. Et un sur deux envisage à l’avenir de réduire son investissement professionnel au profit de sa vie personnelle.

Les femmes plus durement touchées

Mais si tous les salariés sont touchés, ils ne le sont pas avec la même ampleur. Les femmes subissent plus durement les conséquences de la crise que les hommes. Elles sont moins sereines pour leur avenir professionnel (60 % contre 70 %), se sentent plus isolées (51 % contre 48 %), disposent moins souvent d’un espace dédié pour travailler chez elles (29 % contre 38 %), et déclarent plus fréquemment avoir des problèmes de sommeil, être sur le point de craquer ou être anxieuses. Enfin, elles s’inquiètent davantage d’un éventuel retour à la normale en matière d’horaires.

"Le constat appelle à une prise de conscience de la part des entreprises du niveau de fragilité psychologique des salariés, et tout particulièrement des femmes", conclut le BCG. "Des mesures d’accompagnement individuelles et collectives doivent être mises en place (soutien psychologique, horaires flexibles, coaching, dispositifs d’accompagnement des parents…)" et des actions spécifiques doivent être mises en œuvre au profit des "talents féminins" pour tenir compte de "l’impact différencié des modes de travail, notamment le télétravail".

Encore beaucoup de questions
sur le futur du travail

 

Selon plusieurs études menées par le BCG, une majorité de salariés sont en demande de plus de flexibilité, tant en matière d’horaires que de lieu de travail. Mais 40 % n’expriment pas ce souhait, probablement parce qu’ils apprécient de pouvoir circonscrire leur vie professionnelle. Les entreprises ont pris la mesure de cette "nouvelle réalité", et commencent à mettre en place des mesures. Le télétravail s’est fortement développé, et perdurera, de manière hybride, à terme. Mais la crise a aussi été l’occasion de tester d’autres modèles d’organisation (agile, lean…), dont certains s’implanteront dans la durée. 93 % des DRH estiment également que les méthodes managériales vont profondément se transformer.

Mais les entreprises sont au milieu du gué : elles ont répondu à la crise dans l’urgence, et doivent désormais construire un modèle pérenne. La réflexion reste à mener sur ce qui doit être conservé et ce qui doit être ajusté. De nombreuses questions restent en suspens : comment travailler ? Quelle part du travail maintenir à distance ? Comment stimuler la productivité en toutes circonstances ? Quelle organisation mettre en place ? Quel modèle de leadership ? Comment mieux anticiper le développement des compétences ?

À ce stade, les entreprises se sentent armées pour organiser le nouvel environnement de travail, trouver une organisation plus souple, ou encore déployer une culture au service de la raison d’être. En revanche, elles se disent moins préparées pour le "passage à l’échelle" des nouveaux modes de travail, qui fonctionnent bien au niveau de l’équipe, moins à celui de l’entreprise. Elles peinent aussi à maintenir la productivité pour tout type de tâches et à définir un nouveau modèle d’attraction et de rétention des talents.

(1) Enquête réalisée auprès de 2 002 salariés français travaillant habituellement en bureau, dont 1 001 hommes et 1 001 femmes, appartenant au secteur public comme privé

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Lucie Prusak, journaliste