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Home| Social / RH| Formation professionnelle| Dépêche n°644778

Le GES lance un "plan national" pour favoriser le recrutement de 20 000 alternants dans la sécurité privée d'ici 2024

Le GES (Groupement des entreprises de sécurité) lance, mardi 2 février 2021, un "plan national" visant à "accompagner et favoriser l’embauche de 20 000 alternantes et alternants dans le secteur de la sécurité privée pour les quatre années à venir". Alors que le gouvernement encourage le développement de l’apprentissage, l’organisation patronale de surveillance humaine souhaite que le secteur puisse prendre ce virage. Or, actuellement, la réglementation propre à la sécurité privée complexifie le recours à cette modalité de formation. Le GES demande donc une évolution réglementaire préalable.

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Le GES propose donc de profiter de l’examen de la proposition de loi relative à la sécurité globale au Parlement pour introduire "une disposition spécifique d’obtention d’une carte professionnelle pour un alternant" © Fotolia

En ouvrant "une nouvelle voie d'accès aux métiers de la sécurité privée ainsi qu’aux métiers administratifs des entreprises de sécurité privée", le GES souhaite "utiliser pleinement les possibilités offertes par la réforme de la formation professionnelle, notamment en aidant ses adhérents à retrouver des financements en matière de formation". C’est ce qu’écrit l’organisation patronale de surveillance humaine, majoritaire dans la branche des entreprises de prévention et de sécurité (lire sur AEF info), en préambule du document de présentation de son plan "20 000 alternantes et alternants en sécurité privée", publié mardi 2 février 2021.

Ce plan entend ainsi répondre aux évolutions du financement de la formation professionnelle prévues par la loi du 5 septembre 2018 "Pour la liberté de choisir son avenir professionnel". Cette réforme a en effet fortement mis l'accent sur le développement de l'apprentissage, en limitant parallèlement le recours aux financements mutualisés par les Opco (opérateurs de compétences) pour les autres dispositifs de formation.

un cadre réglementaire contraignant

Autre enjeu pour les entreprises du secteur, en raison de la réglementation spécifique à certains métiers de la sécurité privée, le recrutement d’un alternant n’est actuellement possible qu’au prix de "contorsions illogiques", pointe le GES (lire sur AEF info). Pour exercer, même en alternance, un agent doit détenir une carte professionnelle et donc justifier au préalable de son "aptitude professionnelle" via l’obtention d’un titre professionnel enregistré au RNCP ou d’un CQP de branche. En plus d’être contraire au principe même de l’alternance, ce fonctionnement décourage certains candidats à poursuivre leur formation en apprentissage, puisqu’ils peuvent déjà exercer, observe Cédric Paulin, secrétaire général du syndicat. Voilà pourquoi le secteur compte "moins de 1 000 alternantes et alternants" en 2020, sur près de 40 000 personnes formées aux métiers de la sécurité privée.

Paradoxalement, le secteur de la sécurité privée "se prive de jeunes", alors qu’il connaît "une pénurie de main-d’œuvre de près de 20 000 agents", pointe le GES (lire sur AEF info). L’organisation relève aussi que ces jeunes, "épris de technologies et d’outils numériques, constituent, en eux-mêmes, un vecteur de transformation et d’adaptation de nos entreprises". "D’autre part, cette absence d’utilisation des dispositifs d’alternance a habitué une grande majorité de nos entreprises, celles d’au moins 250 salariés, à s’acquitter chaque année de la contribution supplémentaire à l’apprentissage, plutôt que de trouver les moyens de la réduire", note-t-elle, en référence à la réglementation qui impose le versement de cette contribution aux entreprises d’au moins 250 salariés qui emploient moins de 5 % d’alternants ou de jeunes en VIE ou en Cifre dans son effectif. "Or, les possibilités existent, dès lors que l’entreprise recrute plus de 5 % d’alternants ou, sous conditions, plus de 3 %."

Une "appétence" de la part des candidats

 

"Le lancement en septembre 2020 du BTS 'management opérationnel de la sécurité' (lire sur AEF info) a montré l’appétence des candidats pour la voie de l’alternance puisqu’un tiers d’entre eux, sur les 250 candidats à ce jour, ont choisi cette voie", relève le GES dans son document de présentation. Certains d’entre eux travaillent dans les fonctions support des entreprises de sécurité privée. Les autres, sur la partie opérationnelle, doivent également disposer de leur carte professionnelle, ce qui est le cas lorsqu’ils sont titulaires d’un bac pro "métiers de la sécurité", précise Cédric Paulin.

Montée en puissance progressive

Un premier frein au développement de l’apprentissage a été levé par la transformation de trois CQP de branche en titres à finalité professionnelle (lire sur AEF info) – les CQP n’étant pas éligibles à l’apprentissage. Mais il reste toujours le second frein, lié à l’impossibilité de passer un diplôme en alternance sans être déjà titulaire d’une carte professionnelle ou sans exercer certaines tâches de sécurité privée. Le GES propose donc de profiter de l’examen de la proposition de loi relative à la sécurité globale au Parlement (lire sur AEF info) pour introduire "une disposition spécifique d’obtention d’une carte professionnelle pour un alternant" dans le code de la sécurité intérieure. "Cette carte professionnelle ne sera valable que pour la durée du contrat d’alternance et ne permettra d’être affecté qu’à des postes relevant du parcours d’alternance." Le syndicat propose également "qu’un responsable soit désigné responsable de l’alternant, et que celui-ci soit majeur".

En attendant l’aboutissement du processus législatif et la publication d’un éventuel arrêté du ministère de l'Intérieur, le GES propose d’amorcer le recrutement d’alternants dès 2021. Le plan montera ensuite "progressivement en puissance", prenant en compte la filière des "métiers opérationnels" et celle "des métiers administratifs". Dans la filière opérationnelle, le plan prévoit "un passage de 6 % à 16 % de recrutement par la voie de l’alternance de 2021 à 2024".

Voici les objectifs de recrutement définis par le GES :

un comité de suivi et de pilotage

Estimant qu’un tel "changement de paradigme" nécessite "un véritable accompagnement", le GES compte mettre en place un comité de suivi et de pilotage du plan réunissant certains de ses administrateurs, des représentants des organismes de formation et "toutes personnes ou organisations utiles". "Parallèlement, une information régulière sera faite auprès des partenaires sociaux, notamment à travers les instances paritaires de branche", assure l’organisation patronale. Le GES demandera également à la section paritaire professionnelle de branche et à l’opérateur de compétences Akto l’accès aux données permettant "d’assurer un suivi statistique" du développement de ce plan.

Le GES entend en outre "s’appuyer sur les données susceptibles d’être fournies par des prescripteurs tels que Pôle emploi et les missions locales, notamment en vue de favoriser le sourcing et la mobilisation des candidats". "Un maillage territorial fin doit être recherché afin de permettre la rencontre la plus optimale possible entre les entreprises, les CFA, les organismes de formation et les jeunes", souligne le syndicat. Des actions de communication à destination des jeunes seront également mises en place.

vers "une plus grande mixité"

Outre le fait de bénéficier de l’opportunité ouverte par la réforme de l’apprentissage, le projet développé par le GES vise également à s’inscrire dans le cadre du plan de relance mis en place par le gouvernement en réponse à la crise sanitaire. En particulier, le plan "1 jeune, 1 solution" prévoit le versement d’une aide exceptionnelle aux employeurs d’alternants pour les contrats signés entre le 1er juillet 2020 et le 28 février 2021 (lire sur AEF info). La ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, Élisabeth Borne, a annoncé la poursuite de cette aide jusqu’au 31 mars 2021 et une réflexion est en cours pour un prolongement au-delà de cette date.

Le "plan national" du GES s’inscrit par ailleurs "dans une démarche d’une plus grande mixité femmes/hommes et dans une volonté d’augmentation de la féminisation des effectifs en vue des Jeux olympiques et paralympiques de 2024". Cet enjeu a notamment été soulevé par le préfet Pierre Lieutaud, coordinateur national pour la sécurité des JOP et des grands évènements, lors d’une audition à l’Assemblée nationale (lire sur AEF info). Selon le rapport annuel de branche, les hommes représentaient 86 % des salariés présents dans les entreprises au 31 décembre 2019 (lire sur AEF info).

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