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L’international à la maison (3/5). Pour ses étudiants bloqués en France, Purpan crée en trois mois un "global semester"

Concevoir au mois d’octobre un semestre entier, prêt pour janvier, qui fasse la part belle à l’international alors que les départs à l’étranger sont quasi impossibles : c’est le pari qu’a relevé l’école d’ingénieurs de Purpan, à Toulouse. Son "Purpan global semester" vise à apporter à ses élèves, formés aux sciences du vivant, à l’agriculture, à l’agroalimentaire ou au management, la "vision globale" qu’un séjour à l’étranger leur aurait donnée. L’école mise pour ce faire sur l’innovation pédagogique, avec notamment la mise en autonomie des étudiants sur des journées entières, ainsi que sur l’échange virtuel avec des partenaires à l’autre bout du monde. Voici le troisième volet de la nouvelle série d’AEF info qui observe les moyens déployés par les établissements pour maintenir une expérience de l’international tout en restant chez soi.

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L'école Purpan Droits réservés - DR - L'école Purpan

Camille, présidente de promotion à l’école d’ingénieurs de Purpan, avait ce rêve d’étudiante : partir aux Pays-Bas pour apprendre l’horticulture. "Dès le premier confinement, j’ai compris que mon projet, qui aurait dû se réaliser au semestre d’automne, risquait de tomber à l’eau. Je me suis mise tout de suite à chercher un autre objectif", explique-t-elle. Ce sera un stage cet été chez un grossiste de fleurs. En attendant, pour son expérience à l’international, elle doit compter sur le tout nouveau "Purpan global semester", conçu pour les étudiants qui, comme elle, sont bloqués en France par la pandémie.

une solution de remplacement qui s’est avérée payante

 

"Au milieu du mois d’octobre, on s’est rendu compte que plus de la moitié de nos étudiants seraient bloqués en France."

Eléonore Verfaillie, enseignante-chercheuse et instigatrice du "global semester"

 

Ce n’était pourtant pas la solution que l’école avait privilégiée dans un premier temps : elle avait d’abord fait le pari d’inverser les semestres dans sa maquette pédagogique. Au lieu de partir à l’automne, comme d’habitude, les élèves de quatrième année étaient invités à faire leurs valises au semestre de printemps.

"Et puis, dès la rentrée, nous nous sommes mis à faire tous les jours le décompte des étudiants qui pourraient partir, en fonction des restrictions de déplacement, et alors que les universités annonçaient les unes après les autres qu’elles ne rouvriraient pas en janvier", raconte Eléonore Verfaillie, enseignante-chercheuse à Purpan et consultante en marketing. "Un jour, au milieu du mois d’octobre, on s’est rendu compte que plus de la moitié de nos étudiants seraient bloqués en France." C’est alors que germe l’idée d’inventer une manière de faire de l’international "à la maison".

inventer une nouvelle façon d’expérimenter l’interculturel

Pour cela, il a d’abord fallu cerner très exactement ce qu’apporte à un étudiant de Purpan un séjour à l’étranger. "La mobilité internationale, ce n’est pas faire du tourisme, c’est important à souligner !", affirme Amélie Jouault, responsable de la formation internationale. Elle et Eléonore Verfaillie – les "global girls", comme elles se surnomment – ont listé les éléments fondamentaux d’un séjour : "l’ouverture internationale, la compréhension des pratiques du business à l’international, la communication interculturelle, la richesse de l’expérience qui accompagne les étudiants à grandir en tant qu’humains". 

Après ce travail préliminaire, Amélie Jouault et Eléonore Verfaillie construisent des cours "en s’assurant que ceux-ci n’empiètent pas sur ce qui est vu d’ordinaire pendant l’année". "Chaque cours doit être complètement nouveau, mais pas trop technique non plus, car le global semester est aussi à destination des étudiants internationaux qui sont issus de parcours très divers (véto, production animale, production végétale…)", explique Eléonore Verfaillie.

"Par contre, on a capitalisé sur ce qu’avaient envie de faire les collègues, qui ont profité de cette opportunité pour mettre au programme des choses qui leur tenaient à cœur." Le "global semester", dont le chantier n’a donc été entamé qu’en octobre, a été accepté à l’assemblée générale du personnel juste avant les vacances de Noël, pour une mise en œuvre au 18 janvier 2021. Il durera jusqu’au 24 mai prochain.

Un programme agile pour parer aux incertitudes de la période

Reste que le séjour à l’international demeure une étape importante du cursus à l’EI Purpan. Les étudiants le préparent souvent longtemps en avance, et certains ont plus de mal à y renoncer que Camille, la présidente de promotion… "Certains s’entraînent pour avoir un très bon TOEIC afin de partir dans des universités anglophones réputées, d’autres font le choix d’intégrer Purpan précisément parce qu’il y a ce semestre à l’étranger", confie Amélie Jouault.

L’école leur donne donc la possibilité de commencer à suivre le semestre global, quitte à partir en échange au milieu du gué si les conditions sont réunies. C’est le cas de Garance, étudiante en quatrième année, qui garde les yeux rivés sur son départ prochain en Pologne, tout en suivant les cours du semestre global en attendant. Ainsi, elle pourra valider son année même si la Pologne devait lui échapper. "Tous les jours, la liste d’étudiants inscrits au global semester varie. C’est une grosse logistique", convient Amélie Jouault. Actuellement, 120 à 130 étudiants sont inscrits, sur une promotion de 200, car certains départs sont maintenus et qu’une vingtaine d’étudiants a préféré le stage de recherche à la mobilité.

peu de cours magistraux et de nombreux travaux dirigés

Pour construire ce semestre inédit, l’équipe pédagogique de l’EI Purpan a choisi de "dézoomer, de décentrer le regard" de l’étudiant, indique Eléonore Verfaillie, pour leur permettre de comprendre "les enjeux mondiaux actuels". Des cours comme "Global gender issues dans l’agroalimentaire", "Global business" ou encore "Géopolitique des marchés" ont été inscrits au programme, le tout très majoritairement en anglais.

 

"L’idée, c’est une mise en autonomie des étudiants, avec pas ou peu de  cours magistraux et de nombreux travaux dirigés."

Éléonore Verfaillie, enseigante-chercheuse

 

En termes de pédagogie, il a aussi fallu innover, et c’est sans doute ce qui fait la réussite du programme pour les étudiants : "Ce sont des journées très animées. J’ai été agréablement surprise, surtout après un semestre de cours en distanciel", témoigne Camille.

"L’idée, c’est une mise en autonomie des étudiants, avec pas ou peu de cours magistraux et de nombreux travaux dirigés", explique Eléonore Verfaillie. "Oui, il y a beaucoup de place pour du travail autonome, ce qui est vraiment bien en distanciel", confirme Garance. "Cela n’a l’air de rien mais moi, j’habite avec mes parents et on mange à midi pile ! Quand j’ai un cours qui se termine à 13h, ils ne sont pas toujours très compréhensifs", explique-t-elle.

Et selon les deux étudiantes, cette souplesse s’est révélée fructueuse pour l’assimilation des connaissances et des compétences lors de la première semaine du semestre global. Les étudiants ont ainsi dû réaliser, par petits groupes, une "fresque du climat", entreprendre un exercice de "vérification de faits" (ou "fact-checking") sur le modèle de l’émission "Désintox" d’Arte, ou encore simuler une  COP 2024 par équipes, précédée d’une journée entière d’autonomie pour que les étudiants investiguent la position du pays qu’ils devaient incarner. Dans suite du programme, une UE consiste en un échange virtuel avec des étudiants de Kuala Luampur (Malaisie) autour de la "pratique protéine". "Ce sera deux fois deux heures, mais en amont, chaque groupe d’étudiants aura préparé l’entretien", explique Amélie Jouault.

une façon d’initier de nouvelles collaborations à l’étranger

 

"Habituellement, nous voyageons pour rencontrer nos partenaires et leurs étudiants. Mais aujourd’hui, on s’invite en ligne les uns les autres."

Amélie Jouault, responsable de la formation internationale

 

Les objectifs poursuivis par cet échange virtuel ne sont pas seulement pédagogiques. "Habituellement, nous voyageons pour rencontrer nos partenaires et leurs étudiants. Mais aujourd’hui, on s’invite en ligne les uns les autres, pour faire des visioconférences et des échanges", décrit Amélie Jouault. Une manière "d’entretenir les liens avec les partenaires", dont l’école a besoin si elle veut continuer d’envoyer ses étudiants à l’étranger après la Covid-19.

C’est aussi une façon d’en trouver de nouveaux, en écumant les webinaires et autres conférences en ligne. "Une partie de la tâche, pour ce global semester, et plus généralement pour faire de l’international à la maison, consiste à débusquer de nouveaux experts, pour transformer la crise en opportunité", dit Eléonore Verfaillie.

Satisfaite de pouvoir compter à court terme sur cette solution pour garantir à ses étudiants une forme d’international en temps de crise, l’EI Purpan envisage d’aller au-delà, puisqu’elle entend reconduire ce semestre : il deviendra désormais la 4e option du cursus pour tous les futurs étudiants ingénieurs de 4e année, à côté du semestre à l’étranger, de l’accompagnement d’une ONG dans un pays en développement et de la participation à un programme de recherche. "On a réussi à faire entrer davantage d’international dans le cursus de nos étudiants. Cela aurait fini par arriver, mais nous avons tout de même gagné deux ou trois ans", s’enthousiasme l’enseignante.

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