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Home| Social / RH| Formation professionnelle| Dépêche n°644530

"Face à la crise, il faut réinventer la VAE pour une société plus inclusive et plus apprenante" (Auteurs multiples)

Alors que "la crise accélère la transition numérique et plus largement la transition vers une économie de la connaissance, qui risque de laisser sur le côté ceux qui n’en font pas partie", la "réinvention de la VAE est une obligation". AEF info publie une tribune de 14 acteurs du champ de la formation et de la pédagogie proposant des pistes en ce sens. Signé par les membres du think tank #Leplusimportant et de l’association Reconnaître-Open Recognition, ce texte recommande "cinq inflexions majeures" pour aller vers "un portfolio numérique de compétences et de pratiques professionnelles" qui serait "au service à la fois de la construction des parcours des travailleurs et de la GPEC des entreprises". Une évolution qui devrait s’appuyer sur les "open badges" pour alimenter ce portfolio et rendre "visibles les pratiques professionnelles et les compétences acquises et reconnues".

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© Fotolia / denisismagilov

"Pour faire face à la crise, la réinvention de la VAE répond au double défi d’une société plus apprenante et plus inclusive

Quel avenir pour les agents de production des ateliers de sous-traitance de l’aéronautique et de l’automobile dans des bassins d’emploi comme celui de Montluçon, au cœur de la fameuse 'diagonale du vide' ? Travaillant dans des secteurs très touchés par la crise, officiellement 'peu qualifiés', leurs perspectives semblent a priori sombres. Ils ont pourtant développé depuis 10, 20, 30 ans, des compétences techniques, numériques, informelles, qui ne sont pas visibles. Rendre visibles leurs savoirs et leurs compétences serait pourtant clé pour identifier des passerelles, leur permettre de monter en gamme dans leur filière ou aller vers des métiers industriels émergents ou en tension (déploiement de fibre optique…) ou vers des filières plus porteuses, comme la rénovation thermique des bâtiments.

Comme l’illustre leur situation, parmi tant d’autres, il est plus crucial que jamais de reconnaître et valoriser les acquis de l’expérience tout au long de la vie. La crise accélère la transition numérique et plus largement la transition vers une économie de la connaissance, qui risque de laisser sur le côté ceux qui n’en font pas partie. La capacité de rebond de notre économie et l’ampleur de l’impact social de la crise vont pour une large part dépendre de l’adaptation des compétences de millions de travailleurs et du soutien à leur employabilité. C’est le cas en particulier pour ces populations dites “peu qualifiées”, les plus touchées par la crise, dont la réalité des expériences et compétences doit être mieux révélée et valorisée.

La France a longtemps fait figure de précurseur en la matière, avec notamment la mise en place de la “validation des acquis de l’expérience” (VAE) en 2002. Mais la VAE ne fonctionne qu’à une trop petite échelle. Avec environ 26 000 personnes certifiées chaque année, c’est moins d’un actif pour mille qui en bénéficie. Nous sommes donc très loin du dispositif de reconnaissance à large échelle dont nous avons impérativement besoin aujourd’hui.

Au-delà de la relance à court terme, le rebond durable passe par une société plus apprenante et plus inclusive. Réinventer la VAE répond à ce double défi.

Réinventer la VAE, c’est en faire un dispositif simplifié, qui s’inscrit dans le parcours professionnel tout au long de la vie et qui sert effectivement au plus grand nombre, y compris aux entreprises. Cinq inflexions majeures nous semblent possibles et souhaitables par rapport au dispositif actuel :

  • Passer d’un dispositif centré sur des diplômes à la reconnaissance plus large de pratiques professionnelles et de compétences, ainsi accessible à un public beaucoup plus vaste, notamment pour les travailleurs peu qualifiés ;

  • Passer d’une démarche ponctuelle de certification à une posture permanente de reconnaissance continue ;

  • Passer d’un système de reconnaissance très formel, par des jurys d’experts et sur des référentiels 'figés', à une reconnaissance plus collective et plus ouverte, fondée notamment sur l’endossement par les pairs et sur des référentiels mis à jour en temps réel ;

  • Passer d’un outil centré sur la validation d’acquis à une logique de service notamment pour l’accompagnement des parcours professionnels, en simplifiant l’ensemble du dispositif ;

  • Passer d’un outil que seuls les travailleurs se sont approprié à un outil qui soit aussi au service des entreprises et de leur gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC).

Cette 'VAE réinventée' se fonde ainsi sur un portfolio numérique de compétences et de pratiques professionnelles, reconnues par les pairs ou validées par des jurys d’experts en compétences, qui évolue et s’enrichit simplement tout au long du parcours, au service à la fois de la construction des parcours des travailleurs et de la GPEC des entreprises.

Au cœur de cette 'VAE réinventée' figurent les open badges, outil phare de reconnaissance de la prochaine décennie

Dispositif numérique présenté sous forme d’icône, l’open badge est une représentation vérifiable de l’expérience d’une personne, de ses réalisations et de ses engagements. Collectés dans le parcours professionnel et dans les engagements associatifs, les open badges rendent visibles les pratiques professionnelles et les compétences acquises et reconnues par les pairs. Ils alimentent le portfolio numérique.

Ils présentent de très nombreux avantages : ils sont faciles d’utilisation, intuitifs, portables et permettent surtout une reconnaissance plus fine et plus large des pratiques professionnelles, connaissances et compétences par comparaison aux diplômes et à la VAE traditionnels.

En particulier, les open badges permettent de valoriser la Formation en situation de travail (Fest) en continu, au service d’une 'Reconnaissance en situation de travail' (Rest), favorable à l’inclusion professionnelle des travailleurs peu qualifiés.

Les open badges offrent une cartographie en temps réel des compétences et de leurs évolutions. À ce titre, à l’ère d’une mutation de plus en plus rapide des métiers, ils apportent aussi une réponse au risque d’obsolescence accélérée des référentiels de compétences.

C’est d’ailleurs cette adéquation à la réalité des pratiques et des compétences des travailleurs, en temps réel, qui font des open badges une source d’information unique pour les systèmes d’information RH et qui explique que la VAE réinventée puisse avoir une réelle valeur non plus seulement pour les travailleurs mais aussi pour les entreprises. À l’heure où les Opco, avec les branches professionnelles, proposent des services aux entreprises pour faciliter la GPEC, l’usage généralisé des open badges permettrait de mieux identifier les compétences communes à des métiers en tension ou en déclin par territoire/branche et faciliter la mobilité interprofessionnelle.

Face aux enjeux de l’économie de la connaissance, société apprenante et société de la reconnaissance doivent aller de pair. Solution opérationnelle pour faciliter la généralisation de l’apprentissage tout au long de la vie et la reconnaissance et de valorisation en continu de ces apprentissages, la réinvention de la VAE est une ardente obligation !"

Signataires de la tribune

 

Sylvie Teynier, Paquita Frances, Nicole Lacore et Mathias Dufour, membres de #Leplusimportant, Serge Ravet et Philippe Petitqueux, membres de Reconnaître-Open Recognition, Alliance, ainsi que François Taddéi, directeur du CRI, Alexandre Ginoyer, président du Comité mondial pour les apprentissages tout au long de la vie, Stéphane Pomares, CEO de Hello Elton, Tina Steltzlen, administratrice, FORESCO, Pierrot Amoureux, Reconnaissance et Pratique, Pierre Landry, membre du Groupe de recherche sur l’autoformation, Patrice Léguy, Reconnaissance et pratique, Claire Hébert-Suffrin, présidente du Réseau d’échanges réciproques de savoirs.

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