Continuer sans accepter

Bonjour et bienvenue sur le site d’AEF info
Vos préférences en matière de cookies

En plus des cookies strictement nécessaires au fonctionnement du site, le groupe AEF info et ses partenaires utilisent des cookies ou des technologies similaires nécessitant votre consentement.

Avant de continuer votre navigation sur ce site, nous vous proposons de choisir les fonctionnalités dont vous souhaitez bénéficier ou non :

  • Mesurer et améliorer la performance du site
  • Adapter la publicité du site à vos centres d'intérêt
  • Partager sur les réseaux sociaux
En savoir plus sur notre politique de protection des données personnelles

Vous pourrez retirer votre consentement à tout moment dans votre espace « Gérer mes cookies ».
Revenir en haut de la page

Gouvernance : plus de pouvoir aux chefs d’établissement, des instances simplifiées… les pistes de l’atelier Grenelle

Les propositions de l’atelier "gouvernance" du Grenelle de l’éducation, remises le 25 janvier 2021, visent à améliorer "l’action collective" des acteurs éducatifs. Au titre de "la gouvernance interne" aux établissements, il est notamment proposé de permettre aux enseignants d’avoir des décharges ou IMP incluses dans le service pour participation à la gouvernance. Les directeurs d’école devraient avoir "un véritable statut" et les chefs d’établissement, plus de pouvoir. L’atelier suggère aussi de revoir le PPCR et de "renouveler la formation des enseignants et des pilotes".

   Merci de découvrir AEF info !

Cette dépêche est en accès libre.

Retrouvez tous nos contenus sur la même thématique.

Tester AEF info pendant 1 mois
Test gratuit et sans engagement
  • Thématiques
  • Coordonnées
  • Création du compte

Thématiques

Vous demandez à tester la ou les thématiques suivantes*

sur5 thématiques maximum

1 choix minimum obligatoire
  • Enseignement / Recherche
  • 👁 voir plus
    ✖ voir moins

Fréquence de réception des emails*

Un choix minimum et plusieurs sélections possibles. Vous pourrez modifier ce paramétrage une fois votre compte créé

Un choix minimum obligatoire

* Champs obligatoires

Coordonnées

Renseignez vos coordonnées*

Veuillez remplir tous les champs
Votre numéro de téléphone n'est pas valide

* Champs obligatoires

Création de compte

Tous les champs sont obligatoires
Votre adresse e-mail n'est pas valide
Seulement les adresses e-mails professionnelles sont acceptées

Cette adresse vous servira de login pour vous connecter à votre compte AEF info

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont au moins 1 chiffre
Ces mots de passe ne correspondent pas. Veuillez réessayer

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont 1 chiffre

En validant votre inscription, vous confirmez avoir lu et vous acceptez nos Conditions d’utilisation, la Licence utilisateur et notre Politique de confidentialité

* Champs obligatoires

Valider

Merci !

Nous vous remercions pour cette demande de test.

Votre demande a été enregistrée avec l’adresse mail :

Nous allons rapidement revenir vers vous pour vous prévenir de l’activation de votre nouvel accès.

L’équipe AEF info


Une erreur est survenue !

Une erreur est survenue lors de l'envoie du formulaire. Toutes nos excuses. Si le problème persiste, vous pouvez nous contacter par téléphone ou par email :
 service.clients@aefinfo.fr  01 83 97 46 50 Se connecter

L'atelier "gouvernance" liste plusieurs recommandations pour reconnaitre les compétences des enseignants impliqués dans les missions de gouvernance. Unsplash

Les propositions de l’atelier "gouvernance" du Grenelle de l’éducation, remises le 25 janvier 2021, partent de l’hypothèse selon laquelle l’action collective "est le fondement d’une gouvernance au service de la réussite des élèves". En ce sens, les membres de l’atelier ont recherché le "bon équilibre entre un collectif enseignant partie prenante de la gouvernance" et "un pilotage assumé par le directeur ou le chef d’établissement", selon le bilan du groupe de travail produit par sa secrétaire générale, l’IGÉSR Nadette Fauvin (lire sur AEF info).

L’atelier, à l’instar des neuf autres constituant "l’incubateur" du Grenelle, s’est déroulé fin 2020 (1). Plusieurs de ses propositions recoupent celles évoquées par d’autres ateliers, notamment celui sur "l’autonomie" (lire sur AEF info). Le ministre, qui devait initialement présenter la semaine prochaine ce qu’il retient de ces différents travaux, devrait repousser sa prise de parole.

Les contours d’un statut spécifique pour les directeurs d’école

Trois aspects de la gouvernance structurent les préconisations de l’atelier : celle interne, celle partagée et celle au sein du système éducatif. La réflexion a notamment été alimentée par les interventions de Béatrice Gille, présidente du conseil d’évaluation de l’école, Christine Musselin, sociologue spécialiste des organisations, et d’Anne Barrère, professeure d’université en sciences de l’éducation à Paris-Descartes (lire sur AEF info).

Les propositions relatives à la "gouvernance interne" poursuivent un double objectif : favoriser les conditions du collectif et du dialogue, d’une part, clarifier les compétences respectives et le périmètre d’intervention de chacun, d’autre part. Elles font émerger "une exigence de connaissance, de reconnaissance et de valorisation des missions".

Pour les membres de l’atelier, "la construction d’un collectif efficace", associant les enseignants à la gouvernance de l’établissement, suppose une "nécessaire reconnaissance de tous les engagements enseignants" et pas seulement ceux les plus en rapport avec le projet commun.

L’atelier propose de donner aux directeurs d’école "un véritable statut leur conférant une autorité décisionnelle et fonctionnelle". Ce statut s’accompagnerait d’une "précision de leurs responsabilités et d’une lettre de mission" tandis que l’évaluation des collègues et adjoints, dans les domaines pédagogiques, resterait à l’inspecteur de circonscription.

Il est suggéré d’expérimenter, en premier lieu, ce statut spécifique "pour les grosses écoles", d’accompagner sa création d’une formation adaptée et de permettre aux directeurs de valoriser les compétences acquises au regard des responsabilités "importantes et spécifiques" qui sont les leurs "dans des contextes différents". La mise en place de ce statut n’entraînerait pas l’octroi d’un statut juridique à l’école, est-il précisé.

Parmi les autres mesures intéressant le 1er degré, il est proposé de :

  • renforcer le conseil d’école comme "levier de l’expression du pilotage par l’équipe", en donnant plus de pouvoir délibératif au conseil, renforçant celui décisionnel et organisationnel du directeur et accordant "plus d’autonomie au collectif de ce conseil" ;
  • "sortir de la simple délégation de compétence" et donner l’autonomie totale des 108 heures aux directeurs, en fonction du projet et des décisions du conseil d’école.

Prévoir des décharges pour la participation à la gouvernance

Les membres de l’atelier proposent, aussi bien pour le 1er que pour le 2nd degré, de permettre aux enseignants d’avoir des décharges et/ou IMP "incluses dans le service pour participation à la gouvernance". Les missions seraient définies "en fonction des besoins locaux par les chefs d’établissement ou directeurs et les équipes, avec une lettre de mission et délibération en conseil d’administration ou conseil d’école".

Il est précisé que la lettre de mission "donne lieu à évaluation et prise en compte dans la carrière de l’enseignant" et que "l’établissement reste maître de la répartition des moyens". Aussi, il conviendrait de supprimer la liste des IMP obligatoires.

Il est également proposé de :

  • étendre la possibilité de recrutement de postes à profils en "renforçant le pouvoir décisionnel des chefs d’établissement" ;
  • mettre à disposition des temps de partage et de travail collectif inclus dans le temps de travail.

Remplacer les différents conseils de l’établissement par un seul

La place des acteurs éducatifs, qu’il s’agisse des parents ou des collectivités de rattachement, interroge les membres de l’atelier qui ont souhaité la "clarifier et délimiter". "Un consensus fort est apparu sur l’exigence commune de clarté des messages respectifs, de simplifications des fonctionnements propres aux administrations parties prenantes, d’identification d’interlocuteurs opérationnels."

Il est ainsi proposé de "simplifier et réorganiser le fonctionnement des instances pour une approche plus systémique, plus englobante favorable à la régularité de leur tenue". Mis à part le conseil de l’école et le CA, il est suggéré de remplacer différents conseils de l’établissement par "un unique conseil, baptisé "conseil éducatif", qui serait doté d’une "structure pérenne comportant des membres permanents et des membres invités en fonction du sujet traité".

Aussi, il est proposé de désigner un référent unique, au sein de chaque collectivité, pour "chacun des pilotes de l’éducation nationale" (directeur d’école, chef d’établissement).

Un plan de formation plus systémique

Il ressort de l’atelier que l’articulation entre autonomie (des professionnels, des établissements) et cadre national ("à la fois prescriptif et contrôlant") génère "une tension permanente". Une piste de "relâchement" reposerait, notamment, sur la mise en place d’un "plan de formation plus systémique". En effet, il apparaît que "l’évolution de la gouvernance sera facilitée par la formation".

En ce sens, il est proposé de :

  • renouveler la formation des enseignants et des pilotes, en l’élaborant à partir des besoins individuels et collectifs en lien avec la gouvernance, les projets d’établissement/école et les besoins des élèves ;
  • former des professeurs et des pilotes aux métiers de la gouvernance, afin de permettre notamment la connaissance et reconnaissance mutuelle avec les collectivités.

Revoir la place des IA-IPR et Ien dans un PPCR révisé

Il est également suggéré d’institutionnaliser la reconnaissance des compétences des enseignants impliqués dans des missions de gouvernance. Dans la perspective d’une "préparation progressive aux métiers de l’encadrement", il pourrait ainsi s’agir d’un bonus ou une prise en compte dans les concours et/ou de valorisation de l’expérience pour les enseignants.

Enfin, la révision du PPCR est évoquée dans la mesure où il s’est "en partie transformé par rapport à l’objectif initial" et "ne valorise pas l’ensemble" de la carrière. Elle implique une réflexion sur la place des IA-IPR et des IEN dans ce parcours pour concilier évaluation – dans la perspective d’une promotion — et accompagnement.

(1) Le MEN a mis en place 10 groupes de réflexion à l’automne pour réfléchir à une "évolution profonde du système éducatif et des métiers", selon les termes du ministère. Le "Grenelle" comprend, outre ces ateliers, l’agenda social, les États généraux du numérique et la conférence de décembre sur le professeur du XXIe siècle.

à lire aussi
Fermer
Bonjour

Vous souhaitez contacter

Luce Burnod, journaliste