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Revalorisation générale, logement, accès à la culture… Les propositions de l’atelier "revalorisation" du Grenelle

L’atelier "revalorisation" du Grenelle de l’Éducation a rendu ses conclusions le lundi 25 janvier 2021. Parmi les propositions finales issues du bilan du secrétaire général de l’atelier, Guy Waïss, se trouve la mise en œuvre d’une "revalorisation salariale durable de tous les personnels enseignants sans condition préalable". L’alignement des primes entre 1er et 2nd degré, des indemnités de résidence et pour certaines fonctions, des accords pour le logement et un meilleur accès à la culture sont aussi recommandées. De leur côté, des syndicats sont sceptiques sur l’utilité de cet atelier.

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Une loi de programmation doit acter la revalorisation des personnels Pixabay - © kschneider2991

C’est l’atelier phare du Grenelle de l’Éducation. L’atelier "revalorisation", présidé par Marie-Pierre Luigi, IGÉSR honoraire, et dont le secrétaire général est Guy Waïss, IGÉSR, a rendu ses conclusions, lundi 25 janvier 2021. "Phare" car, bien que le Grenelle comporte dix ateliers thématiques différents (1), dont les synthèses sont en ligne, c’est bien avec l’objectif de revaloriser les personnels de l’Éducation qu’il a été institué par Jean-Michel Blanquer, en novembre dernier (lire sur AEF info).

Le Grenelle doit en effet aboutir à une loi de programmation pluriannuelle de revalorisation des rémunérations des personnels de l’éducation, après une "première marche" gravie au PLF 2021 (lire sur AEF info ici et ).

Pour une "revalorisation durable sans condition préalable"

L’atelier "revalorisation" devait répondre à cette question : "Comment contribuer à attirer et conserver les talents à travers une revalorisation financière durable des professeurs, tenant compte des spécificités de leur activité, et une meilleure reconnaissance de leur statut dans la société ?"

Les thèmes des 5 séances

 

Cet atelier s’est tenu en 5 séances, la dernière, qui n’était pas prévue initialement, s’étant déroulée le 13 janvier :

  • La revalorisation des rémunérations : quelles populations visées ?
  • La revalorisation des rémunérations : sur quels éléments ? (Le territoire d’exercice ? Les fonctions exercées ? L’investissement quantitatif ? Le mérite individuel ou collectif ? L’investissement dans la formation ? L’innovation ?)
  • Les conditions d’exercice du métier
  • La place de l’enseignant dans la société
  • Le temps de travail des enseignants.

Trois axes sont ressortis des débats, selon le bilan de l’atelier tiré par le secrétaire général. Le premier aborde la question de "l’attractivité par la revalorisation des rémunérations".

Il est ainsi noté que "les participants sont largement favorables à une revalorisation salariale durable de tous les personnels enseignants sans condition préalable". L’importance d’un salaire de début de carrière correspondant au niveau de formation a notamment été mise en avant.

Aligner les primes entre les degrés

S’il s’agit ici d’une volonté d’augmenter les salaires de tous, l’atelier a convenu qu’il pouvait, en sus, y avoir des priorités accordées à certains personnels. Ainsi, l’atelier a retenu la proposition d’aligner les "primes" ou "rémunérations complémentaires" du premier degré sur le second.

En outre, le groupe de travail propose une "meilleure prise en compte de l’expérience professionnelle passée pour les 'troisième concours'" et de "regarder finement la situation des contractuels".

Aussi, des formations hors temps scolaire et des heures de travail supplémentaires pourraient, selon une proposition de l’atelier, "donner lieu à ouverture de 'compte épargne temps' cumulable, à utiliser en cours ou en fin de carrière". Ce point a également été abordé par l’atelier "Formation" (lire sur AEF info).

Pour des parts "variables"

Alors que ces propositions traitent de parts "fixes" de la rémunération, la question des parts "variables" a également été sur la table. Les participants de l’atelier ne sont pas défavorables à des primes qui diffèrent selon les conditions d’exercice, à l’instar des primes REP.

En outre, la proposition d’une "révision ou d’un redéploiement de l’indemnité de résidence, qui devrait être différenciée avec une granularité beaucoup plus fine qu’aujourd’hui (région parisienne, centres urbains, zones frontalières, rural isolé, etc.)" a été retenue.

Également, l’atelier a conclu que des indemnités, de type IMP, versées pour des fonctions "objectivées", devraient être "plus élevées, plus larges dans le champ des possibles, et généralisées dans le premier degré". Des projets innovants et des expérimentations pourraient aussi être "récompensés".

La question du mérite suscite des tensions

De l’aveu même du bilan du secrétaire général, "le point le plus délicat" abordé lors de cet atelier a été "le lien entre rémunération complémentaire et mérite". Sur ce vieux sujet de l’Éducation nationale, "il n’y a pas consensus", souligne le bilan.

Deux visions s’opposent : "certains estiment que le mérite n’est pas objectivable et qu’il ne peut être lié aux progrès des élèves, ce progrès dépendant en partie de facteurs extérieurs à l’enseignant ; d’autres estiment qu’il faut trouver des critères objectifs d’appréciation permettant une différenciation et qu’il faut ouvrir la possibilité de récompenser des réussites collectives".

Améliorer les questions de logement, culture, santé…

Le deuxième axe des conclusions de l’atelier s’intitule "l’attractivité par la revalorisation des prestations sociales et culturelles". La question du logement a longuement été abordée et une proposition consiste à "multiplier les accords avec les bailleurs sociaux mais aussi, département par département, engager des discussions avec les élus locaux pour que cette question devienne un enjeu collectif".

La création d’une "carte professionnelle", permettant un accès facilité à des activités culturelles et sportives, et la "relance d’une véritable politique de prévention en matière de santé, adaptée à l’exercice du métier de professeur" sont aussi recommandées, de même que "l'’augmentation sensible des crédits d’action sociale". Ces mesures pourraient s’appuyer sur une structure de type "comité d’entreprise" qui serait alors créée.

Solenniser l’entrée dans le métier ?

Le dernier axe concerne "l’attractivité par la considération due à l’enseignant par la société tout entière". Plusieurs propositions ont émergé :

  • la création systématique d’espaces pour les enseignants pour toute construction nouvelle d’écoles ou d’EPLE
  • mieux faire connaître au grand public les métiers de l’enseignement
  • mieux présenter aux parents d’élèves les écoles, les établissements du second degré, et la manière dont les enseignants y travaillent
  • solenniser l’entrée dans le métier, au moment de la titularisation, par une cérémonie.

C’est le 3 février que le ministre Jean-Michel Blanquer doit annoncer ses conclusions sur le Grenelle de l’éducation.

Des syndicats sceptiques sur l’utilité de l’atelier

 

Alors que la FSU (lire sur AEF info) et la CGT (lire sur AEF info) ont quitté en cours de route le Grenelle de l’éducation, d’autres syndicats ont participé jusqu’au bout à cet atelier revalorisation. Et ils se montrent sceptiques.

Gilles Langlois, représentant du SE-Unsa, a noté "parfois des crispations, comme lorsqu’il a été évoqué la revalorisation au mérite". Globalement, il regrette des "modalités de travail peu dynamiques du fait que nous étions très nombreux. Cela prend beaucoup de temps, pour une productivité relative". En outre, Gilles Langlois estime que les discussions étant "peu techniques, les échanges n’ont pas été très constructifs. Les problèmes sont identifiés depuis longtemps : on n’a pas réinventé le monde".

De son côté, Anne Mugnier, qui représentait le Snalc, reconnaît que les acteurs de l’atelier étaient "pleins de bonne volonté" mais a "des doutes en termes d’efficacité". Elle déplore le manque "d’originalité" des propositions. "Nous n’avions pas besoin de mobiliser autant de personnes et de corps de métier pour trouver des idées qui coulent de source." Aussi, "ce n’étaient que des réflexions, nous ne savions pas quelles possibilités le budget de l’État nous laissaient".

(1) Ces dix groupes de réflexion ont été mis en place à l’automne par le MEN pour réfléchir à une "évolution profonde du système éducatif et des métiers", selon les termes du ministère. Le "Grenelle" comprend, outre ces ateliers, l’agenda social, les États généraux du numérique et la conférence de décembre sur le professeur du XXIe siècle.

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