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CPU : les priorités de Sylvie Retailleau, nouvelle présidente de la commission de la recherche et de l’innovation

La présidente de l'université Paris-Saclay, Sylvie Retailleau, est élue à la présidence de la commission de la recherche et de l’innovation de la CPU, jeudi 21 janvier 2021. Elle succède à Pierre Mutzenhardt, président de l’université de Lorraine, qui occupait cette fonction depuis 2014 et qui devient président de la commission des moyens et des personnels (lire sur AEF info). Entourée de deux vice-présidents, Catherine Xuereb (Toulouse INP) et Lionel Larré (université Bordeaux Montaigne), Sylvie Retailleau entend "inscrire l’université au centre des stratégies de recherche et d’innovation".

Sylvie Retailleau, présidente de l'université Paris-Saclay et présidente de la commission de la recherche et de l'innovation de la CPU. Université Paris-Saclay

À partir du moment où les établissements d’enseignement supérieur sont des opérateurs de recherche "pleins et entiers", et "seuls à pouvoir piloter le lien formation-recherche indispensable au renouvellement de la recherche", "l’élaboration des grandes orientations nationales de la recherche ne saurait se faire sans la participation active de la CPU, en coordination avec les organismes de recherche". C’est dans ce cadre que Sylvie Retailleau, nouvelle présidente de la commission de la recherche et de l’innovation de la CPU, entend inscrire son mandat de deux ans, indique-t-elle à AEF info.

LPR, GRANDS PROGRAMMES ET GRANDS ÉQUIPEMENTS

À cet égard, la mise en œuvre de la LPR (loi de programmation de la recherche), à travers notamment ses décrets d’application, fait partie des grands dossiers qui attendent la présidente, avec les CPER, le plan de relance et le PIA 4, en particulier pour la "définition des programmes et équipements prioritaires de recherche et leur gouvernance".

Les universités ont aussi "toute leur place" pour "contribuer aux réflexions et au pilotage" des grands équipements et des infrastructures de recherche, en lien avec les organismes nationaux. Sur ce dossier, la présidente compte "poursuivre le travail sur les coûts complets" de ces infrastructures, sur la question des données et de la promotion des principes FAIR, en lien avec l’alliance Allistene.

RESTAURER UN ÉQUILIBRE ENTRE FINANCEMENTS DE BASE ET COMPÉTITIFS

Sylvie Retailleau entend "défendre un financement ambitieux de la recherche", de concert avec son collègue Pierre Mutzenhardt, élu à la présidence de la commission des moyens et des personnels. Cet objectif passe selon elle par la "restauration d’un équilibre entre le financement de base et le financement compétitif", afin de pouvoir "répondre aux besoins de la recherche fondamentale, finalisée et translationnelle".

Le financement de la recherche passe aussi par l’Europe, et la présidente de la commission de la recherche et de l’innovation prévoit d’œuvrer à ce niveau, en lien avec le bureau bruxellois et le comité Europe de la CPU, alors que le nouveau programme-cadre Horizon Europe se met en place. La commission de la recherche et de l’innovation travaillera aussi avec la commission des relations internationales pour "promouvoir les échanges et les coopérations internationales".

SOUTIEN AUX SHS

Le soutien et la promotion des SHS mériteraient un "groupe de travail spécifique, en lien avec l’alliance Athéna", estime Sylvie Retailleau, de manière à approfondir des sujets comme les MSH (maisons des sciences de l’homme) et la soumission de projets à l’ANR, au PIA et à l’Europe, ou encore le "développement des interfaces" et l’insertion professionnelle des docteurs de ces disciplines. Le travail déjà engagé par la CPU sur les disciplines rares, qui bénéficie du soutien du ministère et de l’alliance Athéna, sera poursuivi.

La présidente compte aussi "consolider et développer" les dispositifs de valorisation de la recherche et de transfert vers le monde socio-économique, dans le prolongement de la loi Pacte, de la loi de programmation de la recherche (pôles universitaires d’innovation) et du plan de relance (mesure de préservation de l’emploi en R&D). De même, "la valorisation du doctorat reste un sujet d’actualité, à mener avec le RNCD (Réseau national des collèges doctoraux) et l’ANRT (Association nationale de la recherche et de la technologie)" : la présidente veut "accompagner l’attractivité du doctorat et le faire reconnaître comme un atout pour les entreprises et les institutions publiques".

VERS UNE ÉVALUATION RECENTRÉE SUR LA STRATÉGIE DES ÉTABLISSEMENTS ?

Plus largement, il faut encore "amplifier l’ouverture de la science en facilitant l’accès aux publications et aux données", défend Sylvie Retailleau, qui souhaite "initier une réflexion" sur la culture scientifique et technique et sur les sciences participatives. Ce mouvement en faveur d’une science ouverte suppose aussi de "promouvoir l’intégrité scientifique et l’éthique".

Enfin, Sylvie Retailleau souligne la volonté de la CPU de "participer aux réflexions sur le système d’évaluation" de la recherche, en s’interrogeant notamment sur la manière de "recentrer les évaluations sur la stratégie des établissements".

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René-Luc Bénichou, journaliste