Politique de cookies
Le groupe AEF info utilise des cookies pour vous offrir une expérience utilisateur de qualité, mesurer l’audience, optimiser les fonctionnalités et vous proposer des contenus personnalisés. Avant de continuer votre navigation sur ce site, vous pouvez également choisir de modifier vos réglages en matière de cookies.
Politique de protection des données personnelles

Revenir en haut de la page

"Nous avons dépassé les 100 entreprises à mission en France" (Observatoire des sociétés à mission)

La communauté des entreprises à mission lance jeudi 21 janvier 2021 son Observatoire qui référence les entreprises (une centaine à ce jour) ayant inscrit dans leurs statuts leur "contribution au bien commun". Sur le site se trouve aussi un baromètre pour dresser leur profil type dont Anne Mollet, directrice générale de la communauté, dévoile les résultats de la première édition : en 2020, l’entreprise à mission est plutôt une petite entreprise de services, francilienne, jeune, avec un dirigeant à l’origine de la démarche.

   Merci de découvrir AEF info !

Cette dépêche est en accès libre.

Retrouvez tous nos contenus sur la même thématique.

Tester AEF info pendant 1 mois
Test gratuit et sans engagement
  • Thématiques
  • Coordonnées
  • Création du compte

Thématiques

Vous demandez à tester la ou les thématiques suivantes*

sur5 thématiques maximum

1 choix minimum obligatoire
  • Développement durable
  • 👁 voir plus
    ✖ voir moins

Fréquence de réception des emails*

Un choix minimum et plusieurs sélections possibles. Vous pourrez modifier ce paramétrage une fois votre compte créé

Un choix minimum obligatoire

* Champs obligatoires

Coordonnées

Renseignez vos coordonnées*

Veuillez remplir tous les champs
Votre numéro de téléphone n'est pas valide

* Champs obligatoires

Création de compte

Tous les champs sont obligatoires
Votre adresse e-mail n'est pas valide
Seulement les adresses e-mails professionnelles sont acceptées

Cette adresse vous servira de login pour vous connecter à votre compte AEF info

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont au moins 1 chiffre
Ces mots de passe ne correspondent pas. Veuillez réessayer

Votre mot de passe doit contenir 8 caractères minimum dont 1 chiffre

En validant votre inscription, vous confirmez avoir lu et vous acceptez nos Conditions d’utilisation, la Licence utilisateur et notre Politique de confidentialité

* Champs obligatoires

Valider

Merci !

Nous vous remercions pour cette demande de test.

Votre demande a été enregistrée avec l’adresse mail :

Nous allons rapidement revenir vers vous pour vous prévenir de l’activation de votre nouvel accès.

L’équipe AEF info


Une erreur est survenue !

Une erreur est survenue lors de l'envoie du formulaire. Toutes nos excuses. Si le problème persiste, vous pouvez nous contacter par téléphone ou par email :
 service.clients@aefinfo.fr  01 83 97 46 50 Se connecter

Unsplash

"Nous partîmes cent mais par un prompt renfort, nous nous vîmes, allez, trois mille à l’Observatoire des entreprises à mission, en arrivant au port." En revisitant cette tirade de Don Rodrigue, issue du Cid de Corneille, Emery Jacquillat, président de la Camif et de la communauté des entreprises à mission, encourage les entreprises à rejoindre son mouvement pour "devenir des acteurs de ce nouveau modèle qui doit se diffuser partout en France et en Europe". Il s’exprimait, ce jeudi 21 janvier, à l’occasion du lancement officiel de l’Observatoire des sociétés à mission, le site de recensement des entreprises inscrivant dans leurs statuts juridiques leur "contribution au bien commun".

Une mission, c’est quoi ?

 

Codifiée par la loi Pacte, la mission se compose d’une raison d’être (définissant le futur que l’entreprise veut contribuer à bâtir) et d’objectifs associés (engagements de l’entreprise envers elle-même et son écosystème). Elle s’accompagne de la mise en place d’un dispositif de gouvernance spécifique, le comité de mission, qui est composé d’au moins un salarié et de personnalités externes, ainsi que d’une évaluation par un organisme tiers indépendant.

Une centaine dE SOCIétés

"Les entreprises à mission sont des éclaireurs" pour Olivia Grégoire. Et l’Observatoire des sociétés à mission, un "référentiel qui a vocation à faire rayonner les entreprises inscrivant leur mission dans leurs statuts". Avec la divulgation de la première édition de son baromètre (1), l’Observatoire montre que ces entreprises sont "de plus en plus nombreuses à prendre le chemin", souligne la secrétaire d’État à l’Économie sociale, solidaire et responsable.

Grâce à ce baromètre, Anne Mollet, la nouvelle directrice générale de la Communauté des entreprises à mission arrivée en novembre dernier (lire sur AEF info), peut esquisser le "premier portrait des entreprises à mission". Ainsi, au 31 décembre 2020, 88 sociétés à mission avaient procédé à leur changement de statuts. La DG note une "forte augmentation au dernier trimestre", qui se poursuit "aujourd’hui car nous avons dépassé les 100 entreprises à mission". "Et encore, nous savons qu’il en manque", car un an après la publication des décrets d’application de la loi Pacte, chacun est encore en phase d’apprentissage : les entreprises, les chambres de commerce et d’industrie, les greffes.

Les doigts d’une main

Anne Mollet poursuit : "2020 aura été l’année d’expérimentation pour les entreprises pionnières, 2021 sera celle de l’amplification. Si les TPE-PME portent le mouvement actuellement, on sait que les ETI et les grands groupes travaillent dessus… Pour l’instant, on les compte sur les doigts d’une main…" Il y a Danone, Maif, le groupe Rocher, Sycomore et la Camif.

Deux tiers des entreprises à mission ont moins de 50 salariés, peut-être parce qu’elles sont "plus agiles et que c’est plus simple en termes de gouvernance", avance la DG. Le changement statutaire est le fruit d’une démarche exigeante, qui demande un temps de travail, de maturation et de validation généralement compris entre 6 et 18 mois selon la taille, l’actionnariat et le secteur d’activité des entreprises.

Une entreprise sur cinq est "née à mission"

Les entreprises représentent bien la "diversité du tissu français", met en avant Anne Mollet. 79 % des sociétés à mission en France relèvent des activités de services. Deux secteurs se détachent : le conseil (31 %) et celui de la finance et des assurances (18 %). Viennent ensuite le commerce (12 %) et l’industrie (9 %). Certains secteurs ne sont pas encore représentés, à l’instar des transports.

Autre enseignement : les entreprises à mission sont partout sur le territoire, avec une surreprésentation de l’Île-de-France (53 entreprises recensées). Par ailleurs, plus de la moitié des sociétés à mission ont été créées depuis moins de dix ans. Parmi elles, une sur cinq est "née à mission". "Elles incarnent un modèle d’avenir", estime Anne Mollet. "Ces sociétés sont assez représentatives de l’ensemble des sociétés à mission : elles ont toutes moins de 50 salariés, sont toutes des SAS/SASU et la moitié d’entre elles sont implantées en Île-de-France."

vision et impulsion du dirigeant

La plupart des sociétés à mission expliquent leur démarche par plusieurs enjeux. Le premier cité est aussi "le plus englobant : adresser des enjeux de transition (sociale, écologique, économique)", avec 36 % des réponses. Suivent en proportion similaire des enjeux plus précis : "préserver des écosystèmes naturels ou des biens communs", "consolider les relations avec l’écosystème" (chaîne de valeur, partenaires, clients, ONG…), "améliorer l’engagement des collaborateurs et la marque employeur" et "pérenniser des engagements" (face à des changements potentiels d’actionnaires / direction), énumère Anne Mollet.

Il ressort du baromètre que "la vision et l’impulsion du dirigeant sont quasiment toujours à l’origine de la démarche". L’équipe de direction générale est très majoritairement impliquée dans la formalisation de la mission. Les salariés et actionnaires ont, quant à eux, été consultés dans la majorité des cas. En revanche, les parties prenantes externes, dont les clients, sont "encore peu impliquées, dans deux cas sur cinq".

Composition du comité de mission

"Si la définition de la mission s’élabore essentiellement en interne, la composition du comité de mission fait la part belle à l’externe" : quatre entreprises sur cinq ont intégré au moins une partie prenante externe dans la gouvernance de la mission. On peut notamment remarquer la présence fréquente d’experts et chercheurs, ainsi que de clients et d’actionnaires.

La mission de l’entreprise, composée d’une raison d’être et d’objectifs statutaires, doit répondre à deux questions simultanées, résume la dirigeante, ce qu’est l’entreprise et sa contribution à la résolution des grands enjeux sociaux et environnementaux. "Deux catégories d’entreprises se distinguent alors." "Il y a celles ayant fait le choix d’une raison d’être aspirationnelle assortie d’objectifs factuels et celles ayant privilégié une raison d’être et des objectifs très orientés sur l’activité de l’entreprise. Rares sont les entreprises qui ont décliné des objectifs déconnectés de leur cœur d’activité, ce qui est plutôt positif."

"Suivre ce mouvement naissant"

Kevin Levillain, chercheur à la chaire théorie de l’entreprise des Mines ParisTech, dont les travaux ont en partie inspiré le rapport Notat-Sénard puis la loi Pacte, rappelle que la société à mission est "une nouveauté dans le droit". "Les pratiques vont inventer de nouvelles connaissances. C’est pourquoi il est intéressant pour moi, en tant que chercheur, de suivre ce mouvement naissant." Il faudra attendre notamment des comités de mission un "équilibre exigeant" ou que les entreprises quantifient leurs impacts.

Car effectivement, "les objectifs statutaires sont des engagements qui devront être déclinés en objectifs opérationnels, comme l’impose la loi, avec l’établissement d’indicateurs de suivi et de ressources dédiées", rappelle Anne Mollet. "Notre enquête ne nous permet pas d’évaluer la réalité des plans d’action mis en œuvre par les sociétés à mission", reconnaît la CEM. "Il est toutefois certain que ces éléments seront nécessaires au travail efficace des organismes tiers indépendants et à l’évaluation des objectifs fixés. En leur absence, il paraît délicat d’anticiper sur quelles bases les OTI pourront s’appuyer pour établir leurs conclusions."

(1) Méthodologie : Pour ce premier baromètre, les sociétés ont été identifiées "sur la base d'une veille quotidienne, de la remontée d'informations des membres de la Communauté des entreprises à mission et de Mines ParisTech". Un questionnaire auto-administré leur a été envoyé le 27 octobre et le 15 décembre 2020 et a permis de recueillir des données sur le profil des entreprises, ainsi que des informations qualitatives sur leurs démarches. "Seules les sociétés ayant effectivement voté leur changement statutaire ont été prises en compte dans l’Observatoire", assure la CEM.

à lire aussi
Fermer
Bonjour

Vous souhaitez contacter

Ioana Doklean, journaliste