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Nouveau bac : la diversité des profils sera "une plus-value" pour l’enseignement supérieur (AEF info Live)

Les bacheliers 2021, première génération du "nouveau lycée", entreront dans l’enseignement du supérieur en septembre prochain. Comment vont-ils être sélectionnés et accueillis dans les formations ? Cette question, amplifiée par la crise sanitaire, a fait l’objet d’un webinaire organisé par AEF info le 21 janvier 2021. "Ces lycéens seront mieux préparés à leur entrée dans le supérieur", estime Pascal Charpentier (APLCPGE). Pour Thierry Boutry (université de Rouen), la diversité des profils sera "une plus-value" d’autant que le supérieur sait gérer la diversité, souligne Laurent Gadessaud (Adiut).

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Alors que la procédure 2021 de Parcoursup vient de démarrer, comment les lycéens issus de la réforme du baccalauréat vont être sélectionnés et accueillis dans les formations du supérieur après une scolarité touchée par la crise sanitaire ? Tel est l’objet des Rendez-vous de l’éducation, organisés par AEF info, cette année en format webinaire, dans le cadre du Salon Postbac, lui aussi 100 % digital (www.reussirpostbac.fr) (1).

L’exploitation des données de la Depp par AEF Data Sup-Recherche (lire sur AEF ici et ici) fournit des informations quant aux profils des futurs néobacheliers via les spécialités qu’ils ont choisies : 40 % des élèves de terminale ont choisi mathématiques en spécialité (quand 50 % des terminales étaient en série S avant la réforme). Plus de 40 % suivent des spécialités des sciences dures, tandis qu’un tiers a privilégié les SHS, et 12 % ont opté pour un mix. Il ressort aussi que les maths sont la spécialité la plus abandonnée entre la première et la terminale (40 % des élèves) alors que la spécialité SES ne perd que 16 % de ses effectifs (lire sur AEF info).

À la suite de cette réforme et de l’abandon des filières S, ES et L, les lycéens sont-ils mieux préparés à leur entrée dans le supérieur ?

Pour Pascal Charpentier, proviseur et président de l’APLCPGE, il n’est pas complètement pertinent de comparer ces nouveaux profils aux anciennes filières. "Comparer ce présent au passé, c’est déjà considérer que le passé n’est pas derrière nous, ce qui n’est pas l’esprit de la réforme." Il estime que les futurs bacheliers seront mieux préparés aux formations du supérieur "car ils auront réfléchi et construit leur parcours en amont, en étant acteurs de leur orientation et ce, dès la seconde".

"C’est l’idée même de cette réforme que de rendre les lycéens acteurs de leur orientation, abonde Thierry Boutry, chargé de mission sur le continuum bac-3/bac+3 à l’université de Rouen. Cela implique qu’ils aient des choix à faire sur leur parcours et on peut espérer qu’ils choisissent selon leurs goûts et leurs envies de poursuite d’études." D’autant que "dans le supérieur, on sait gérer la diversité", souligne Laurent Gadessaud, VP et porte-parole de l’Adiut.

Accompagner les lycéens dès la seconde

Le choix de spécialités peut parfois être mal vécu par les lycéens, notamment entre la première et la terminale où ils passent de 3 enseignements de spécialité à 2. "C’est un choix difficile", témoigne Pascal Charpentier en insistant sur l’accompagnement des jeunes. "Même si cette réforme tombe dans un moment particulier que nous connaissons actuellement avec le Covid-19, les équipes pédagogiques ont accompagné les lycéens, en répondant à leurs questions, en les conseillant… Sur cet accompagnement, on a progressé et l’on progressera encore."

Alors qu’il apparaît que les élèves issus des milieux favorisés ont davantage choisi des spécialités en reproduisant les anciennes filières (lire sur AEF info), "il est normal que ces élèves, baignés dans un environnement d’orientation où l’on réfléchissait par filière se comportent ainsi", explique Laurent Gadessaud. Il insiste sur le temps d’acculturation nécessaire à toute réforme et souligne le rôle des acteurs du supérieur pour changer les habitudes.

"Nous devons dédramatiser ce choix de spécialités, en insistant par exemple sur le tronc commun", poursuit-il. "On me demande comment traiter le dossier d’un candidat en IUT scientifique qui n’aura pas suivi la spécialité mathématiques. Mais faisons confiance aux élèves : lorsqu’un jeune se projette dans une formation scientifique, il gardera les spécialités scientifiques." D’autant que, selon lui, les doublettes "exotiques" montreront la curiosité de l’élève.

L’Orientation en distanciel

 

Selon une enquête de l’OVE publiée en 2019, la majorité des néobacheliers se sont rendus à l’université avant leur entrée dans le supérieur (lire sur AEF info). Dans un contexte de crise sanitaire où les salons et journées portes ouvertes se sont transformés en visioconférences, y a-t-il un risque de défaut d’information pour les futurs étudiants ?

"La crise a montré l’intérêt du présentiel et l’importance du contact", estime Pascal Charpentier. Si les établissements se sont adaptés au distanciel, "je pense qu’à terme, nous irons vers des événements hybrides" estime-t-il. Effectivement, le tout distanciel présente des limites, notamment pour l’interaction avec les étudiants, témoigne Laurent Gadessaud. "Même cela permet tout de même de transmettre de l’information notamment en réduisant les distances, ce qui est pertinent en Île-de-France !"

recrutement : L’enseignement supérieur doit "jouer le jeu"

Interrogé sur l’inégale offre des spécialités dans les lycées, Pascal Charpentier temporise. "Au niveau des académies, il y a des réflexions pour offrir un large choix de spécialités. Cela peut impliquer de changer d’établissement entre la seconde et la première." De leur côté, les formations du supérieur "sont conscientes des possibles inégalités d’accès aux spécialités". C’est le sens de la "charte pour une orientation progressive et accompagnée au service de la liberté de choix et de la réussite des lycéens" qui a été signée en janvier 2019 par les ministères et divers acteurs du supérieur (lire sur AEF info), rappelle Thierry Boutry.

"Sauf à vouloir saboter la réforme, tout le monde a intérêt à examiner les dossiers et à mettre de la diversité dans son recrutement", estime Pascal Charpentier. Estimant que l’enseignement supérieur doit "jouer le jeu", le président de l’APLCPGE insiste : "Il ne faut pas retomber dans les travers de la sélection des anciennes filières". "Pour les CPGE scientifiques, cela implique de ne pas prendre seulement les lycéens qui ont pris la doublette maths-physique/chimie. Il y a des lycées plus sélectifs que d’autres mais je souhaite que l’on ne renvoie pas l’idée que pour faire telle ou telle filière, il faut faire telle ou telle spécialité."

Quelle place pour la spécialité mathématiques ?

En réponse aux questions des participants sur la place de la spécialité "mathématiques", là encore, les participants disent avoir "confiance" dans les lycéens qui feront des choix de spécialités cohérents avec leur envie d’études. "Si le jeune a envie de faire une licence de maths, il aura tout intérêt à garder cet enseignement de spécialité", indique Thierry Boutry. Si cette matière s’est imposée comme le marqueur discriminant pour l’accès au supérieur, "dans de nombreuses filières, la réussite ne dépend pas du niveau de maths en amont", souligne le chargé de mission de l’université de Rouen.

"D’autant, que les maths ce n’est pas du 'on' ou du 'off'", signale Laurent Gadessaud. Entre le lycéen qui abandonne définitivement cette spécialité en terminale, celui qui opte pour l’option 'mathématiques complémentaires' et celui qui continue la spécialité en plus de l’option 'mathématiques expertes', "le panel est très large".

La diversité des profils sera "une plus-value" pour le supérieur

Parce que 2021 est l’année où la réforme du bac et celle du 1er cycle entrent en cohérence (lire sur AEF info), se pose la question de la sélection des futurs étudiants, notamment dans le cadre de la procédure Parcoursup. "Si cette réforme amène certains changements, nous gardons l’habitude d’examiner les profils des candidats dans leur globalité, en prenant en compte les appréciations des enseignants, le projet de formation motivé et pas seulement les notes des spécialités", précise Laurent Gadessaud. Pour le porte-parole de l’Adiut, cet équilibre sera trouvé au fil du temps "et les difficultés temporaires seront balayées par l’apport des profils divers et variés dans les formations".

Covid : Prendre en compte le contrôle continu

 

Le contrôle continu, renforcé par la crise sanitaire, devient un élément plus important dans l’appréhension des dossiers de Parcoursup. Cela pose également la question des différences de notation entre lycée et celle de la prise en compte du lycée d’origine, sur laquelle le Défenseur des droits et la Cour des comptes se sont déjà prononcés (lire sur AEF ici et ici).

"Pour les IUT, qui sont des formations sélectives, le contrôle continu ne change pas grand-chose, répond Laurent Gadessaud. Nous nous appuyons déjà sur les bulletins de notes en regardant notamment la position de l’élève dans la classe. L’éclatement du groupe de classe va peut-être compliquer un peu les choses mais, encore une fois, nous ne nous polarisons pas uniquement sur les notes."

En licence, cette diversité des profils sera aussi une plus-value, abonde Thierry Boutry, en citant notamment les sciences de l’éducation ou la psychologie. "Pour les formations de sciences, en revanche, il sera plus difficile pour les lycéens n’ayant pas pris les spécialités scientifiques de poursuivre dans ces filières." Là est l’enjeu d’information, notamment sur Parcoursup où les attendus sont visibles par les candidats.

L’enseignement supérieur a également mis en place des outils pour accompagner les étudiants vers la réussite, notamment les "oui si", prévus dans la loi ORE (lire sur AEF info). Ces dispositifs visent-ils à compenser l’absence d’un enseignement de spécialité ou à consolider des connaissances déjà appréhendées au lycée ? "Les 'oui si' ont pour objectif de compenser des manques qu’il peut y avoir dans le parcours de scolarité", répond Thierry Boutry. D’autant que les établissements se sont familiarisés avec ces outils, qu’ils proposent dès la procédure Parcoursup ou à la rentrée, sur la base de tests de positionnement.

"Il s’agit de réformes de l’orientation" (Christophe Kerrero)

Clôturant ces Rendez-vous de l’éducation, le recteur de l’académie de Paris et de la région académique d’Île-de-France souligne les effets transformants des réformes du premier cycle et du baccalauréat : "Rien ne sera plus comme avant", estime en effet Christophe Kerrero. "Il s’agit de réformes de l’orientation, qui était jusque-là le grand manque de la massification de l’enseignement supérieur", souligne-t-il.

Interrogé sur la place des mathématiques, il assure que cet enseignement est sorti "conforté" de la réforme du bac : "Nous étions arrivés à la situation paradoxale où de plus en plus de lycéens allaient en S sans envie de faire de maths. La preuve : le nombre de matheux dans le supérieur diminuait".

L’enseignement supérieur constate qu’il n’est plus pertinent de sélectionner via cette seule discipline, estime le recteur. "On voit qu’il y a des réflexions actuellement sur des parcours interdisciplinaires. Cela vient des réformes en cours mais c’est également une demande du monde économique et des étudiants eux-mêmes. Il faudra quelques années pour voir les transformations profondes que vont créer ces réformes."

(1) Depuis sa création en 2009, le Salon Postbac est conçu et coproduit avec les acteurs publics directement concernés par l’orientation postbac : les deux ministères - MENJS et MESRI - l’Onisep, les trois académies d’Île-de-France et la région académique, les Scuio de la région, les associations de classes préparatoires, la CPU, la Cdefi et la CGE et, depuis l’an dernier la Région Île-de-France.

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