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Nouveau bac : la spécialité mathématiques abandonnée par près de 40 % des élèves entre la première et la terminale

Lorsque les élèves de la première promotion du nouveau bac ont dû abandonner l’une de leurs trois spécialités de première au profit des deux autres, en terminale, laquelle ont-ils abandonnée ? Le plus souvent, des sciences dures, et notamment les mathématiques qui perdent près de 40 % de leurs effectifs, contre 28 % et 37 % pour la physique-chimie et la SVT. Tout le contraire des SES qui ne perdent que 16 % des effectifs entre la première et la terminale, et qui attirent de plus en plus les élèves de première. Retrouvez l’analyse d’Alain Joyeux de l’APHEC, et de Benoît Guyon de l’Apses.


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méthodologie

 

Nous nous basons sur la note d’information 20.38 de la Depp de novembre 2020 qui analyse les choix d’enseignements de spécialité des élèves de première pour les années 2019 et 2020, et des élèves de terminale pour l’année 2020, soit les premières promotions du baccalauréat aménagé selon les modalités de la réforme initiée par Jean-Michel Blanquer.

Les enseignements de première sont en effet désormais composés d’un socle de cours de tronc commun de 16 heures auxquels s’ajoutent 12 heures de spécialité (trois enseignements de 4 heures chacun, les "triplettes"). En terminale, l’enseignement de tronc commun compte pour 15h30 de cours par semaine, auxquels s’ajoutent également 12 heures de spécialité (deux enseignements de 6 heures chacun, les "doublettes"). En première et terminale, des options facultatives peuvent être choisies. Nous nous concentrons exclusivement ici sur les 12 heures de spécialité, en première et terminale.

La part d’élèves abandonnant une spécialité entre la première et la terminale que nous avons calculée est globalement surestimée de 2 points, du fait que les 10 000 redoublants ou réorientés à l’issue de la première, dont le décompte par spécialité n’a pas été rendu public, n’ont pas pu être exclus du calcul. En effet, le taux d’abandon de spécialité vaut uniquement pour les élèves qui passent effectivement de première à terminale générale.

Parmi les lycéens de la première promotion du nouveau bac, qui seront diplômés en 2021, quelle est la spécialité la plus abandonnée entre la première et la terminale, lorsqu’ils ont dû passer de trois à deux spécialités ?

Quant aux élèves de la cohorte suivante, actuellement en première, ont-ils fait des choix différents de leurs prédécesseurs ? Les données publiées par la Depp nous permettent un état des lieux au niveau national.

Les sciences dures plus abandonnées que les shs-ARTS en terminale

Les sciences dures sont davantage abandonnées. Aux redoublants près, dont le décompte n’est pas rendu public dans la note, du fait du passage de trois à deux spécialités, une spécialité donnée perd en moyenne 35,2 % d’élèves entre la première et la terminale (1). Mais ce sont les 5 matières des sciences dures qui en perdent le plus : la chute est de 39 %, contre 30 % dans les matières des sciences humaines, sociales ou artistiques.

Sciences dures. Aux redoublants près toujours, près de 40 % des élèves de la promotion du "nouveau" baccalauréat qui étaient en spécialité mathématiques en première en 2019-2020 l’ont abandonnée une fois en terminale, l’année suivante. La spécialité perd ainsi près de 111 000 élèves, en passant de 265 397 à 154 444. Cette discipline, suivie par 69 % de l’ensemble des élèves lorsqu’ils étaient en première, l’est, l’année suivante, par 41 % des élèves de terminale en 2020-2021 : elle reste la plus prisée de toutes. Il est à noter par ailleurs qu’un lycéen délaissant la spécialité math en terminale peut suivre, parmi les options facultatives, l’enseignement de 3 heures hebdomadaires "mathématiques complémentaires".

Si l’on se penche sur les deux autres principales matières scientifiques que sont la physique-chimie et la SVT, le taux d’abandon à l’issue de la première est respectivement de 28 % et 37 %. Elles sont suivies en tant que spécialité par, respectivement, un tiers et un quart des élèves de terminale cette année.

En informatique et sciences de l’ingénieur, le taux d’abandon est plus important, respectivement de 54 % et 65 %. Mais il porte sur des effectifs bien plus réduits puisque moins de 4 % de l’ensemble des inscrits de terminale suivent ces spécialités.

SHS-arts. Les SES, qui constituent la troisième spécialité parmi toutes en nombre d’élèves en terminale (un tiers des élèves la suivent), font figure d’exception avec un taux d’abandon extrêmement bas à l’issue de la première, de 16 %. La plupart des élèves qui ont opté pour cette matière la conservent jusqu’au diplôme.

L’histoire-géographie a, pour sa part, été abandonnée par 24 % des élèves qui la suivaient en première, désormais enseignée à un quart des élèves de terminale. Quant aux langues vivantes, elles perdent 36 % de leurs participants, et sont aujourd’hui suivies par 18 % des élèves de terminale. En humanités-littérature-philosophie, la chute d’inscrits entre la première et la terminale est de 49 %, soit l’un des taux les plus importants : la matière n’est plus enseignée qu’à 9 % des élèves de terminale.

Bien plus réduits en termes d’effectifs puisque suivis par moins de 3 % des élèves, les arts plastiques, le cinéma ou le théâtre perdent peu d’élèves (14 % à 18 % d’abandon), tandis que la musique en perd 20 % et l’histoire des arts, 29 %. Le maintien de ces spécialités est d’autant plus à souligner que les élèves délaissant ces matières ont la possibilité de les suivre en option facultative, pour un volume horaire plus réduit.


Nouveau bac, crise Covid : comment le supérieur va sélectionner et accueillir les bacheliers 2021 ? (AEF info Live, 21 janv 11h)

 

Les bacheliers 2021 seront la première génération d’élèves formés par le "nouveau lycée". Quel est le profil de ces lycéens actuellement en terminale ? Quelles spécialités ont-ils choisies ? Comment les formations du supérieur vont-elles s’adapter à cette diversité de profils ? Comment vont-elles les sélectionner et les accompagner ? Quel est l’impact de la crise sanitaire sur leur orientation ? Dans le cadre du Salon Postbac, 100 % digital cette année, la rédaction d’AEF info organise les "Rendez-vous de l’éducation" à distance, à travers un webinaire avec Pascal Charpentier, proviseur et président de l’ APLCPGE, Laurent Gadessaud, VP et porte-parole de l’ Adiut, Thierry Boutry, chargé du -3/+3 à l’université de Rouen. Christophe Kerrero, recteur de la région académique d’Île-de-France, clôturera le débat. Rendez-vous jeudi 21 janvier à 11h. Cliquez ici pour vous inscrire.

Entre 2019 et 2020, les premières ont davantage plébiscité les SES

Qu’en est-il de la cohorte suivante, aujourd’hui en première et qui devrait être diplômée pour une bonne partie en 2022 ? Les choix de triplettes de spécialités diffèrent-ils de ceux de leurs aînés ? Les données de la Depp nous permettent déjà de voir des ajustements, en classe de première, entre la promotion du bac 2021 et la promotion du bac 2022. Il est à noter que l’effectif total en première reste sensiblement le même, soit un peu plus de 386 000 élèves, la variation de volume étant seulement de 438 élèves d’une année sur l’autre.

Sciences dures : jusqu’à -5 points. Les mathématiques restent la matière la plus plébiscitée d’une année à l’autre, mais lorsqu’elle était choisie par près de 69 % des lycéens en 2019, ils ne sont plus que 64 % à décider de la prendre comme spécialité de première en 2020. Soit une baisse de 5 points, ce qui correspond à environ 19 500 élèves de moins dans les rangs.

Même constat pour la physique-chimie et les SVT qui perdent en effectifs d’une cohorte à l’autre : en 2020, elles ont attiré respectivement 43,4 % et 39,1 % des premières, soit une baisse de 3,3 et 3,8 points en comparaison avec 2019.

L’informatique est la seule matière scientifique à avoir été davantage demandée, bien que sur des effectifs plus réduits : +0,9 point, contre -0,3 point en sciences de l’ingénieur.

SHS-arts : jusqu’à +5 points. Au contraire, les enseignements de sciences humaines et sociales ont davantage été choisis par les élèves : +5 points en SES, +2,5 points en histoire-géographie (HGGSP), +1,7 point en LLCER et +2 points en humanités, littérature et philosophie.

Dans les spécialités moins fournies en termes d’effectifs, les arts plastiques et le cinéma attirent quelques dixièmes de points de plus, tandis qu’histoire des arts, théâtre ou encore musique, restent quant à elles stables.


LE CAS PARTICULIER DES SES, "choix de la nouveauté", et l’impact sur les prépas

L’ascension des SES parmi les triplettes choisies en première est fulgurante : la spécialité est venue se placer en deuxième choix privilégié des lycéens cette année, alors qu’elle était quatrième à la rentrée 2019.

Pour Alain Joyeux, président de l’ APHEC, "les SES bénéficient du fait de ne pas être dans le tronc commun de première, contrairement à l’histoire-géographie qui peut y être étudiée mais aussi pris en spécialité". D’une certaine manière, selon le professeur de CPGE, les SES correspondent à un "choix de la nouveauté" puisque son enseignement en seconde ne pèse que pour 1h30 de cours chaque semaine.

Une analyse que partage le coprésident du bureau national de l’ Apses, Benoît Guyon : "Cela permet aux élèves d’ajouter une corde à leur arc avec une spécialité qui est pluridisciplinaire, car elle mélange les sciences politiques, l’économie ou la sociologie, et qui, par les objets d’études abordés, permet de comprendre le monde." Selon lui, les lycéens ont également choisi les SES car "la réforme du lycée impose un choix d’orientation précoce et les élèves cherchent à s’armer pour avoir le plus de choix possibles dans les études supérieures."

Réforme des CPGE éco. Mais l’impact de cet engouement sera relatif pour les écoles de commerce en raison de la prochaine réforme des CPGE économiques qui doit s’appliquer dès la rentrée prochaine, selon Alain Joyeux (lire sur AEF info). La nouvelle voie créée sera composée d’un tronc commun auxquels viendront s’ajouter deux types d’enseignements de mathématiques (approfondies et appliquées) mais également deux enseignements généraux, "économie, sociologie et histoire du monde contemporain" (ESH) et "histoire, géographie et géopolitique du monde contemporain" (HGG). "La fusion des ECE et ECS en ECG [économique et commerciale voie générale] va conduire à un concours en 2023 où il n’y aura pas d’interclassement, pas de différenciation entre les spécialités, explique Alain Joyeux. Chaque élève pourra donc choisir la dominante qu’il préfère selon ses centres d’intérêt car les écoles recherchent de plus en plus de profils variés".

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première, la triplette "maths - physique chimie - SVT" perd du terrain

Ces tendances par spécialité se retrouvent sans surprise dans le choix des triplettes d’une année à l’autre. Quand plus de 28 % des élèves de la promotion du bac 2021 avaient choisi le trio "mathématiques - physique chimie - SVT" en première en 2019, ils ne sont plus que 23,8 % à l’avoir gardé en première en 2020 (-4 pts). En termes d’effectifs, cela correspond à un recul d’environ 17 500 élèves dans la triplette la plus choisie et qui reproduit le mieux l’ancienne série scientifique.

Les premières semblent avoir privilégié d’autres triplettes de SHS comme "histoire-géo - langues - SES" (+0,9 pt) et "histoire-géo - humanités - SES" (+1,5 pt), ou encore mêlant des matières scientifiques aux SES.


La part de filles recule en mathématiques, en première

Si la réforme du lycée avait plusieurs objectifs, l’un d’entre eux était de réduire les écarts de genre d’une spécialité à l’autre. Force est de constater que sur la première promotion du baccalauréat, les écarts demeurent (lire également sur AEF Info). Mais d’une promotion de première à l’autre - dont la part de filles est similaire puisqu’elles représentent 55,9 % des élèves en 2019 comme en 2020 , une évolution s’observe déjà.

-1,6 point en mathématiques. Ainsi, les mathématiques voient leurs effectifs féminins de première diminuer (-1,6 pt) entre 2019 et 2020, ce qui signifie 13 545 filles de moins. Quatre autres disciplines perdent également des filles : physique-chimie (-1,1 pt) et LLCER (-1,1 pt), histoire-géo (-0,4 pt) et dans une moindre mesure compte tenu de la faiblesse des effectifs, musique (-2,4 pts).

+0,7 point en SVT. Au contraire, six disciplines "gagnent" des filles en 2020. C’est le cas des SVT (+0,7 pt) : reste que la matière ayant perdu 15 000 élèves d’une année sur l’autre, cette augmentation en proportion se traduit par une diminution du nombre de filles en valeur absolue. L'augmentation, en nombre et en proportion cette fois-ci, est de mise pour les SES (+0,2 pt), humanités-littérature-philosophie (+0,4 pt), puis avec des effectifs moindres, l’informatique (+0,5 pt). Et sur un plan plus anecdotique compte tenu de leurs volumes faibles, cinéma et sciences de l’ingénieur (+0,1 pt).


(1) Ce taux d'abandon, qui devrait logiquement être de 33,3%, est surestimé de 2 points du fait que la ventilation du nombre de redoublants ou de réorientés à l'issue de la première, dans les spécialités, n'est pas rendu public dans la note.

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